Samedi 7 novembre 2009
Voic le rapport de la Banque mondiale sur le vieillisement en Europe , daté de juin 2007: From red to gray
Par laurence hansen-love - Publié dans : Préparation IEP (sciences-po) - Communauté : Culture générale
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Samedi 7 novembre 2009

LA FIN DE L’HISTOIRE

 

 

[La question centrale  pour une problématique est  celle ci : quel sens faut-il donner à cette expression ? ]

 

Introduction

On sait que les plus grands philosophes (Kant, Hegel, A .Comte, Marx) ont développé des théories de la « fin » de l’histoire au  18 ième et 19 ième siècle. A la suite de Alexandre Kojève, le philosophe américain  Francis Fukuyama, en 1989, soutient que la fin de l’histoire se réalise aujourd’hui.

Qu’est-ce que cela signifie ?
La fin de l’histoire est-ce son but (ce vers quoi elle a toujours tendu, et qui se réalise sous nos yeux), est-ce un horizon, par définition hors d’atteinte, ou bien  est-ce un terme, en ce cas la fin d’un cycle et non pas, bien entendu la fin de toute évolution, de tout mouvement ?

 

I La fin (le but) de l’histoire

Cette conception est un héritage du christianisme. Avec le judéo-christianisme (en particulier  l’idée de « Jugement dernier), l’histoire devient linéaire,  la perspective étant désormais   « eschatologique » : une Providence conduit les hommes, vers la fin du monde, c’est-à-dire, dans le meilleur des cas, vers la Rédemption et le Salut.

 Evoquer  à ce sujet :

     1)   La théorie de la Rédemption (Genèse, Lévitique, Deutéronome)

     2)   Le « règne des fins » selon Kant  (Vers la paix perpétuelle)
3)  
La liberté est la fin de l’histoire, selon Hegel. C’est l’ « Etat »  (c’est-à-dire l’Etat moderne). Lire La raison dans l'histoire

     4)   Le texte de Cournot qui explique que le progrès est une idée religieuse.

Conclusion : la « fin de l’histoire », ce serait  la réconciliation de l’intérêt particulier et de l’intérêt général, sous l’égide de l’"Etat" (Hegel) , autrement dit  d’un super-Etat mondial (conçu, suivant aussi l’idée de Kant, comme une fédération de libres républiques).

 

II La fin de l’histoire : horizon  effectif ou  simple idéal régulateur ?

 On évoquera ici

1)   L’avènement de l’Etat universel et la paix selon Kant (Vers la paix perpétuelle).

2)   La fin de la lutte des classes selon Marx (communisme fictif,  totalitarisme réel)

3)   La  rationalité libérale et le triomphe du positivisme (Auguste Comte)

Conclusion : ces objectifs rationnels ne sont que des idéaux régulateurs. De fait, les hommes restés gouvernés par les passions identitaires et donc par la violence, comme l’a bien montré Hegel.

 

III La fin (achèvement, dernier stade) d’une histoire, de l’Histoire (traditionnelle)

De fait, nous vivons actuellement la fin d'un certaine "histoire", la fin d’un cycle. Nous avons atteint un palier, semble-t-il.

On assiste à l’internationalisation du marché, du droit et des conflits

1)   Le dépassement des nations,  dépassement  qui débute avec les guerres internationales, et se poursuit  aujourd’hui avec l’avènement des instances juridiques, économiques et sociales internationales

2)   La mondialisation
Globalisation du marché, internationalisation des échanges, mutualisation  et interdépendance des interêts (cf FMI, G20 sommet de Copenhague, décembre 2009 etc..)

3)   La fin de la « politique »

 Au sens de distribution  des hommes  entre amis et ennemis ( selon la définition du politique de Carl Schmidt).
Ce serait  le sens de
la chute du mur de Berlin. Triomphe d’un seul modèle : libéral, démocratique, individualiste et universaliste.  Mais on constate la reconstitution d’une bipartition, sur de nouvelles bases, notamment culturelles et religieuses : chrétiens et juifs  contre monde islamique  (cette approche, néanmoins très controversée, est celle de dans Le choc des civilisations).

 

Conclusion : la fin de la « politique », guerre virtuelle permanente  des nations  ou des communautés entre elles, cela signifie la fin des guerres traditionnelles et leur remplacement par une incertitude, une indétermination et des affrontements permanents diffus et généralisés (terrorisme?).

Conclusion

 La fin (dernier stade) de l’histoire c’est :

      -en Europe le remplacement de la guerre par le commerce et le triomphe du libéralisme et du modèle démocratique

-         Dans le monde : internationalisation des intérêts, mais aussi des conflits, des guerres (inter et intra-communautaires  et transnationales) et du terrorisme (rejet du modèle occidental).

-          Le triomphe de l’économique se solde une mutation  profonde du rapport à la violence. MAIS : le terrorisme tend à remplacer la guerre.

-         Caractère sinon exact, du moins stimulant des thèses de Fukuyama.

 

Par laurence hansen-love - Publié dans : Préparation IEP (sciences-po) - Communauté : Culture générale
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Vendredi 6 novembre 2009
Le problème est bien posé ici: pourquoi invite-t-on des people à s'exprimer sur des sujets graves auquels ils ne connaissent strictement rien, et  à propos desquels ils ne sont aucunement compétents?
 Bigard et Kassovitz chez Taddei Slate.fr
Par laurence hansen-love - Publié dans : Préparation IEP (sciences-po) - Communauté : Culture générale
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Vendredi 6 novembre 2009
Sur le webpédagogique.
 

Notez bien que ce n'est qu'un début.
Nous alimenterons le site au jour le jour...
Par laurence hansen-love - Publié dans : Préparation IEP (sciences-po) - Communauté : Culture générale
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Vendredi 6 novembre 2009

Devenir vieux

 

 

Ces choses futiles que la jeunesse prise,

Je les ai moi aussi bien longtemps vénérées,

 Les boucles, cravates, les casques et épées,

 Et puis surtout les petites femmes bien mises.

 

À présent seulement je comprends clairement,

Maintenant que pour moi, le vieux gamin chenu,

Toutes ces choses-là sont bel et bien perdues.

A présent seulement je comprends clairement

Combien étaient sages ces désirs d'antan.

 

Les rubans dans les cheveux, les bouclettes,

Et cet enchantement bientôt disparaîtront ;

Mais ce qu'au cours de l'existence j'ai acquis,

 La sagesse, la vertu, les bonnes chaussettes,

Sera pour mon malheur bien vite enfui ;

Alors les grands froids sur la terre régneront.

 

Comme il est merveilleux pour les vieilles gens

De goûter un bourgogne auprès du feu

 Et de partir enfin sans adieux douloureux –

 Mais pas encore, un peu plus tard, pas

 [maintenant !

Eloge de la vieillesse (p 19) Le livre de poche

Par laurence hansen-love - Publié dans : Préparation IEP (sciences-po) - Communauté : Culture générale
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