Préparation IEP (sciences-po)

Samedi 30 décembre 2006 6 30 /12 /Déc /2006 15:33
A qui confier les "magistratures", c'est-à-dire les responsabilités politiques?
En d'autres termes selon quel critère désigner les personnes qui sont  les plus aptes à gouverner? Mieux vaut ne pas  les choisir en fonction de leur bonne mine, en tout cas!


{,,.} Peut-être en effet, pourrait-il sembler qu'il faudrait partager inégalement les magistratures selon la supériorité des citoyens concernant un bien quelconque, si  dans tous les autres domaines ils ne se différenciaient  en  rien et se trouvaient être égaux. Car à des gens différents il est juste et mérité qu'il revienne quelque chose de différent. Mais, d'autre part, si cela est vrai, il arrivera que
carnation, la taille ou quelque autre bien de ce genre donnera à ceux qui les possèdent à un plus haut degré davantage de droits politiques. L'erreur ne saute-t-elle pas aux yeux? Elle est manifeste  concernant les autres sclences et facultés, car parmi les flûtistes égaux dans leur art il ne faut pas donner l'avantage en matière de flûtes aux gens de meilleure naissance, car ils ne jouent pas  mieux de la flûte, mais c'est à celui qui est supérieur dans l'accomplissement de sa tâche qu'il faut donner la supériorié touchant les instruments. {...}

Aristote, Les politiques , L. III, chapitre 12
Par laurence hansen-love - Publié dans : Préparation IEP (sciences-po)
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Samedi 30 décembre 2006 6 30 /12 /Déc /2006 15:32
                        
Les lois s'adressent ici à Socrate pour lui demander de leur obéir, quoiqu'il puisse lui en coûter.
L 'individu est en effet  toujours redevable à l'égard de la communauté,  et donc des lois,  qui lui ont assuré  le statut de citoyen libre:

    "Considère donc, Socrate, [les lois] pourraient-elles ajouter, si nous   n'avons pas raison de dire qu'il est injuste d'entreprendre de nous traiter   comme tu projettes de le faire'. Nous qui t'avons mis au monde, nourri, instruit, nous qui vous avons, toi et tous les autres citoyens, fait bénéficier
  de la bonne organisation que nous étions en mesure d'assurer, nous proclamons pourtant, qu'il est possible à tout Athénien qui le souhaite, après  qu'il a été mis en possession de ses droits civiques' et qu'il a fait l'expérience  de la vie publique et pris connaissance de nous, les Lois, de quitter la cité- à supposer que nous ne lui plaisons pas, en emportant ce qui est à lui, et
 aller là où il le souhaite. Aucune de nous, les Lois, n'y fait obstacle, aucune  non plus n'interdit à qui de vous le souhaite de se rendre dans une colonie,  si nous, les Lois et la cité, ne lui plaisons pas, ou même de partir pour  s'établir à l'étranger, là où il le souhaite, en emportant ce qu'il possède.
    Mais si quelqu'un de vous reste ici, expérience faite de la façon dont nous rendons la justice et dont nous administrons la cité, celui-là, nous  déclarons que désormais il est vraiment d'accord avec nous pour faire ce que  nous pourrions lui ordonner de faire. Et nous affirmons que, s'il n'obéit pas,  il est coupable à trois titres: parce qu'il se révolte contre nous qui l'avons  mis au monde, parce que nous l'avons élevé, et enfin parce que, ayant  convenu de nous obéir, il ne nous obéit pas sans même chercher à nous  faire changer d'avis, s'il arrive que nous ne nous conduisions pas comme il  faut, et donc que, même si nous lui proposons cette alternative au lieu de  prescrire brutalement de faire ce que nous prescrivons de faire, même si   nous lui laissons le choix entre les deux possibilités suivantes : nous convaincre  ou nous obéir, il ne se résout ni à l'une ni à l'autre".
                 Platon (vers 420-340 av. J.-C.), Criton, 51 c-52 a,             trad. L. Brisson,                            Flammarion, coll. «GF»,        2e éd. torr., 1997, p. 222-223.







Par laurence hansen-love - Publié dans : Préparation IEP (sciences-po)
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Vendredi 15 décembre 2006 5 15 /12 /Déc /2006 09:39


Périclès ( -461- -399)  prononce en -431  une oraison funèbre  en l'honneur des guerriers morts au combat. Il fait également l'éloge  d'Athènes, de ses institutions et des ses héros ("ils ont la terre entière pour tombeaux"). Voici pourquoi, selon Périclès, Athènes est  un exemple à suivre pour  la Grèce et même pour l'humanité tout entière:





"Pour faire l'éloge des premières victimes, ce fut Périclès, fils de Xanthippos, qui fut
choisi. Le moment venu, il s'éloigna du sépulcre, prit place sur une estrade élevée à
dessein, pour que la foule pût l'entendre plus facilement, et prononça le discours suivant :

XXXV. - « La plupart de ceux qui avant moi ont pris ici la parole ont fait un mérite au
législateur d'avoir ajouté aux funérailles prévues par la loi l'oraison funèbre en l'honneur
des guerriers morts à la guerre. Pour moi, j'eusse volontiers pensé qu'à des hommes dont la
vaillance s'est manifestée par des faits, il suffisait que fussent rendus, par des faits
également, des honneurs tels que ceux que la république leur a accordés sous vos yeux; et
que les vertus de tant de guerriers ne dussent pas être exposées, par l'habileté plus ou
moins grande d'un orateur à trouver plus ou moins de créance. Il est difficile en effet de
parler comme il convient, dans une circonstance où la vérité est si difficile à établir dans
les esprits. L'auditeur informé et bienveillant est tenté de croire que l'éloge est
insuffisant[...]
XXXVI. - « Je commencerai donc par nos aïeux. Car il est juste et équitable, dans de telles
circonstances, de leur faire l'hommage d'un souvenir. Cette contrée, que sans interruption
ont habitée des gens de même race est passée de mains en mains jusqu'à ce jour, en
sauvegardant grâce à leur valeur sa liberté. Ils méritent des éloges; mais nos pères en
méritent davantage encore. A l'héritage qu'ils avaient reçu, ils ont ajouté et nous ont
légué, au prix de mille labeurs, la puissance que nous possédons. Nous l'avons accrue, nous
qui vivons encore et qui sommes parvenus à la pleine maturité. C'est nous qui avons mis la
cité en état de se suffire à elle-même en tout dans la guerre comme dans la paix[...]

XXXVII. - Notre constitution politique n'a rien à envier aux lois qui régissent nos voisins; loin d'imiter les autres, nous donnons l'exemple à suivre. Du fait que l'Etat, chez nous, est administré dans l'intérêt de la masse et non d'une minorité, notre régime a pris le nom de démocratie. En ce qui concerne les différends particuliers, l'égalité est assurée à tous par les lois; mais en ce qui concerne la participation à la vie publique, chacun obtient
la considération en raison de son mérite, et la classe à laquelle il appartient importe
moins que sa valeur personnelle; enfin nul n'est gêné par la pauvreté et par l'obscurité de
sa condition sociale, s'il peut rendre des services à la cité. La liberté est notre règle
dans le gouvernement de la république et dans nos relations quotidiennes la suspicion n'a
aucune place; nous ne nous irritons pas contre le voisin, s'il agit à sa tête; enfin nous
n'usons pas de ces humiliations qui, pour n'entraîner aucune perte matérielle, n'en sont pas
moins douloureuses par le spectacle qu'elles donnent. La contrainte n'intervient pas dans
nos relations particulières; une crainte salutaire nous retient de transgresser les lois de
la république; nous obéissons toujours aux magistrats et aux lois et, parmi celles-ci,
surtout à celles qui assurent la défense des opprimés et qui, tout en n'étant pas codifiées,
impriment à celui qui les viole un mépris universel [...]

XLI. - « En un mot, je l'affirme, notre cité dans son ensemble est l'école de la Grèce et, à considérer les individus, le même homme  sait plier son corps à toutes les circonstances avec une grâce et une souplesse extraordinaires. Et ce n'est pas là un vain étalage de paroles, commandées par les circonstances, mais la vérité même; la puissance que ces qualités nous ont permis d'acquérir vous l'indique. Athènes est la seule cité qui, à l'expérience, se montre supérieure à sa réputation; elle est la seule qui ne laisse pas de rancune à ses ennemis, pour les défaites qu'elle leur inflige, ni de mépris à ses sujets pour l'indignité de leurs maîtres.
« Cette puissance est affirmée par d'importants témoignages et d'une façon éclatante à nos
yeux et à ceux de nos descendants; ils nous vaudront l'admiration, sans que nous ayons
besoin des éloges d'un Homère ou d'un autre poète épique capable de séduire momentanément,
mais dont les fictions seront contredites par la réalité des faits. Nous avons forcé la terre et la mer entières à devenir accessibles à notre audace, partout nous avons laissé des monuments éternels des défaites infligées à nos ennemis et de nos victoires. Telle est la cité dont, avec raison, ces hommes n'ont pas voulu se laisser dépouiller et pour laquelle ils ont péri courageusement dans le combat; pour sa défense nos descendants consentiront à
tout souffrir[...]
XLIII. - «C'est ainsi qu'ils se sont montrés les dignes fils de la cité. Les survivants
peuvent bien faire des voeux pour obtenir un sort meilleur, mais ils doivent se montrer tout
aussi intrépides à l'égard de l'ennemi; qu'ils ne se bornent pas à assurer leur salut par
des paroles. Ce serait aussi s'attarder bien inutilement que d'énumCrer, devant des gens
parfaitement informés comme vous l'êtes, tous les biens attachés à la défense du pays. Mais
plutôt ayez chaque jour sous les yeux la puissance de la cité; servez-la avec passion et
quand vous serez bien convaincus de sa grandeur, dites-vous que c'est pour avoir pratiqué
l'audace, comme le sentiment du devoir, et observé l'honneur dans leur conduite que ces
guerriers la lui ont procurée. Quand ils échouaient, ils ne se croyaient pas en droit de
priver la cité de leur valeur et c'est ainsi qu'ils lui ont sacrifié leur vertu comme la
plus noble contribution. Faisant en commun le sacrifice de leur vie, ils ont acquis chacun
pour sa part une gloire immortelle et obtenu la plus honorable sépulture. C'est moins celle
où ils reposent maintenant que le souvenir immortel sans cesse renouvelé par les discours et
les commémorations. Les hommes éminents ont la terre entière pour tombeau. Ce qui les
signale à l'attention, ce n est - pas seulement dans leur patrie les inscriptions funéraires
gravées sur la pierre; même dans les pays les plus éloignés leur souvenir persiste,à défaut
d'épitaphe, conservé dans la pensée et non dans les monuments. Enviez donc leur sort,
dites-vous que la liberté se confond avec le bonheur et le courage avec la liberté et ne
regardez pas avec dédain les périls de la guerre. Ce ne sont pas les malheureux, privés de
l'espoir d'un sort meilleur, qui ont le plus de raisons de sacrifier leur vie, mais ceux qui
de leur vivant risquent de passer d'une bonne à une mauvaise fortune et qui en cas d'échec
verront leur sort complètement changé. Car pour un homme plein de fierté, l'amoindrissement
causé par la lâcheté est plus douloureux qu'une mort qu'on affronte avec courage, animé par
l'espérance commune et qu'on ne sent même pas. [...]
Thucydide,Guerre du Péloponnèse 2, chapitres 34-46, Editions GF, pp132-139
Par laurence hansen-love - Publié dans : Préparation IEP (sciences-po)
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Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /Déc /2006 14:56
Certains s'enthousiasment aujourd'hui du succès d' hommes politiques démocratiquement élus et , en outre,très généreux avec les plus démunis de leurs électeurs. On comprend bien cet engouement !

On peut  tout de même se souvenir de ces mises en garde du philosophe Kant:
 

"La liberté en tant qu'homme, j'en exprime le principe pour la constitution d'une communauté dans la formule : personne ne peut me contraindre à être heureux d'une certaine manière (celle dont il conçoit le bien-être des autres hommes), mais il est permis à chacun de chercher le bonheur dans la voie qui lui semble, à lui, être la bonne, pourvu qu'il ne nuise pas à la liberté qui peut coexister avec la liberté de chacun selon une loi universelle possible (autrement dit, à ce droit d'autrui). - Un gouvernement qui serait fondé sur le principe de la bienveillance envers le peuple, tel celui du père envers ses enfants, c'est-à-dire un gouvernement paternel, où par conséquent les sujets, tels des enfants mineurs incapables de décider de ce qui leur est vraiment utile ou nuisible, sont obligés de . se comporter de manière uniquement passive, afin d'attendre uniquement du jugement du chef de l'État la façon dont ils doivent être heureux, et uniquement de sa bonté qu'il le veuille également, - un tel gouvernement, dis-je, est le plus grand despotisme que l'on puisse concevoir (constitution qui supprime toute liberté des sujets qui, dès lors, ne possèdent plus aucun droit)".
KANT
Par laurence hansen-love - Publié dans : Préparation IEP (sciences-po)
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Dimanche 3 décembre 2006 7 03 /12 /Déc /2006 12:51




Dans son dernier ouvrage,le philosophe Bernard Stiegler montre qu'il existe une relation étroite entre l'impact des  nouveaux médias ("télécratie")  sur la démocratie et le populisme. Fondamentalement, il explique ce phénomène -à la suite de  Hannah Arendt - par le déclin de la "philia" et par le phénomène de  "déliaison"  qui en résulte. Les grands médias tentent de combler ce vide, ou de répondre à cette détresse, mais il le font sur un mode totalement illusoire. Bernard Stiegler  observe que le populisme n'est pas propre à la France (cf Bush et Berlusconi), mais quil nous atteint aujourdhui:

"Dans la France actuelle, peut-être un peu plus qu'ailleurs, et en tout cas plus douloureusement qu'ailleurs, la philia, sans laquelle il n'y a plus d'avenir politique (c'est-à-dire de paix sociale), est détruite par le populisme industriel celui-ci organise systématiquement la régression du désir, en tant que pouvoir de liaison, par le fait de délier les pulsions qui le composent. Or, cette déliaison (1 est la décomposition du désir lui-même et, avec le désir, de  tous les « désirs d'avenir » - et de toute forme de croyance, aussi bien, dans un avenir de la France, et, au-delà de la France, de l'Europe. Si Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal canalisent actuellement les faveurs de leurs électorats respectifs, et en croisant ces électorats, ce qui crée un climat littéralement délétère, c'est pa rce que l'un et l'autre ont compris que dans ce contexte de désir en souffrance, il faut précisément parler à la souffrance de ce désir.
Le problème est que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal (qui parlent plusieurs langages simultanément) parlent au désir pulsionnellement en flattant ce qui, dans cette souffrance, aggrave la régression de ce désir, et le conduit vers ses pires retranchements, à savoir, précisément, les pulsions où il se détruit. Car s'il est vrai que le désir est social, ce qui le constitue, et qu'il lie, c'est-à-dire ce qu'il contient, c'est la pulsion antisociale. C'est pourquoi l'adresse pulsionnelle au désir est en réalité ce qui spécule sur les tendances régressives de ce désir, et ce qui concourt en cela à détruire ce désir. C'est aussi pourquoi ces deux candidats ne sont pas seulement des démagogues comme il y en a tant : ce sont les représentants, en France, de la politique pulsionnelle qu'ont inventée Silvio Berlusconi et George W. Bush en exploitant systématiquement le populisme industriel développé par les médias industriels [...]

En mouvement contre la télécratie
Le populisme en général, c'est ce qui met la régression, la grégarité et la xénophobie au coeur de l'action politique, en flattant dans « le peuple » ce qui, dans le collectif, tend à tirer les individus vers des comportements de masses, et en vue de faire des pulsions qui caractérisent les foules une arme de pouvoir.
Le populisme industriel, c'est ce qui utilise le pouvoir des médias de masse, et en particulier des médias audiovisuels, pour soutirer une plus-value financière des pulsions que ces médias permettent de provoquer et de manipuler, et, singulièrement, dans le cas de la télévision, ce que l'on appelle la « pulsion scopique » (2.
La politique pulsionnelle, qui est le règne de la misère politique, c'est ce qui consiste à faire du populisme industriel, et sans vergogne, une occasion de démultiplier les effets du populisme politique.
Le populisme industriel, dont l'apparition tient à des poses très précises, conduit à ce que, à propos de la façon dont Silvio Berlusconi a conquis le pouvoir en Italie (après avoir échoué à imposer la Cinq aux Français, malgré le soutien de François Mitterrand), on a appelé, et d'un très vilain mot, la « télécratie ».

LA TÉLÉCRATIE CONTRE LA DÉMOCRATIE
Cette télé-cratie, au cours de la dernière décennie, s'est imposée dans d'innombrables démocraties industrielles, bien au-delà de Berlusconi. Et elle les ronge de l'intérieur elle les détruit. C'est elle qui, à travers ce que j'ai analysé ailleurs comme une misère symbolique, engendre nombre des maux dont les apprentis sorciers font leurs principaux arguments de campagne - et il s'agit de maux à la fois comme ce qui cause la souffrance du désir, et comme ce qui permet de manipuler cette souffrance, c'est-à-dire de la leurrer (de lui donner l'espoir illusoire de l'apaiser), au risque de l'exaspérer encore plus, et d'engendrer ainsi, à la longue, des comportements littéralement furieux.
Il est grand temps qu'un vaste mouvement social, pacifique, mais résolu, s'oppose à cette télécratie, qui détruit l'espace politique même, et qui emporte irrésistiblement les hommes et les femmes politiques de France et d'ailleurs vers des formes de populisme variées, mais toutes plus dangereuses les unes que les autres. C'est pourquoi, s'il y aura, en 2007, ce qui sera voté, qui sera un fait, et qu'il faudra accepter - comme le résultat de ce que la démocratie française est devenue -, il faudrait aussi, et sans tarder, pour redonner sans attendre des couleurs à la vie démocratique, et au-delà de la misère politique télécratique, qu'un mouvement social ouvre une nouvelle perspective, non pas contre ce vote, mais face à ce vote. Ce mouvement du renouveau devrait précéder, accompagner et dépasser ce vote - et commencer à déplacer la question politique vers un autre terrain que celui du marketing politique[...] " Bernard Stiegler

1) Déliaison: destruction du sentiments d'appartenance, perte du sens de la solidarité.
1) Pulsion scopique: qui pousse à regarder (synonyme de voyeurisme)
Par laurence hansen-love - Publié dans : Préparation IEP (sciences-po)
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