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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 14:32
Désobéir par Frédéric Gros

«Ce mouvement par lequel  le sujet politique se découvre en état de désobéir, c'est ce que nous appellerons  la « dissidence civique.


L’insurrection ne se décide pas. Elle saisit un collectif, quand la capacité à désobéir ensemble redevient sensible, contagieuse, quand l'expérience de l'intolérable s’épaissit  jusqu'à devenir une évidence sociale. Elle suppose en amont l'expérience partagée,  mais que personne ne peut se dispenser de vivre en, par et pour lui-même,  d'une dissidence civique et de son appel. Depuis Socrate (« Soucie toi de toi-même!») et depuis Kant(«  Ose savoir !»), elle est aussi le régime philosophique de la pensée, son intériorité intempestive ».

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Published by laurence hansen-love - dans actualité politique
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commentaires

Sylvain 05/09/2017 05:06

La dissidence civique n'a de sens que tant qu'elle suppose un désir de progrès vers plus de démocratie, plus de liberté, comme c'était le cas par exemple lors des luttes pour le droit à l'avortement et le vote des femmes. Elle s'inscrit alors dans le progressisme philosophique hérité du XVIIIème siècle. Ce n'est évidemment plus le cas aujourd'hui, où ceux qui appellent à la dissidence civique obéissent le plus souvent à une idéologie totalitaire, antilaïque et antirépublicaine, souvent raciste (liens entre l'extrême gauche et des organisations intégristes, racistes et antisémites). C'est le nouveau visage du populisme, qui se sert d'une rhétorique révolutionnaire pour véhiculer en réalité des idées d'ultra extrême droite.