Non catégorisé

Vendredi 23 mars 2012 5 23 /03 /Mars /2012 18:39

Le-sommeil-de-la-raison-Goya.jpg

Vous lirez l'admirable article de Abdennour Bidar ce soir dans le Monde

 Merah,  "Un "monstre" issu de la maladie de l'islam

 

 "Le religion islam dans son ensemble peut-elle être dédouanée ... N'y a-t-il pas tout de même dans ce geste l'expression extrême d'une maladie de l'islam"

Et cette conclusion encore plus étonnante:

 

 "Si demain le XXI siècle est spirituel, ce ne sera pas de façon séparée entre les différentes religions et visions du monde, mais sur la base d'une foi commune en l'homme. A trouver ensemble"

 Une religion naturelle, en quelque sorte?

 

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/03/23/un-monstre-issu-de-la-maladie-de-l-islam_1674747_3232.html

 

 

 Et si Dieu n'était pas une réponse, mais une question?

 

Lire aussi cette lettre de Mohamed Sifaoui:

 

http://www.huffingtonpost.fr/mohamed-sifaoui/ma-lettre-ouverte-au-pres_b_1375397.html?ref=france

 

 

 

 

 

"

Par laurence hansen-love - Communauté : philosopher
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Jeudi 22 mars 2012 4 22 /03 /Mars /2012 21:12

Voici mon corrigé, qui, par parenthèse, pose la question de savoir si toute  foi implique des dogmes, des certitudes non discutables, ou bien si au contraire la foi et le questionnement, ou même  le doute,  sont conciliables ave lacroyance en Dieu

 

http://lewebpedagogique.com/boutique/dieu-nest-pas-la-question-mais-la-reponse/

 

 

 

 

 

Par laurence hansen-love - Communauté : philosopher
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Lundi 27 février 2012 1 27 /02 /Fév /2012 14:27

Le corrigé sera en ligne ces jours-ci.
 En voici un avant-goût

 

 

 

« Dieu n’est pas la question, mais la réponse »

 

 

En règle générale, en politique par exemple, mais aussi dans le domaine des sciences ou de la philosophie,  les questions précèdent les réponses, ce qui est logique, puisqu’une réponse est censée apporter une solution à un problème ou bien lever un doute à propos  de telle ou telle interrogation (« Le réchauffement climatique est-il en partie dû à l’homme ? »). La proposition « Dieu n’est pas la question, mais la réponse » [1] suggère qu’ici la réponse précède et même court-circuite, voire  disqualifie, la question. Voilà qui  apparaît plus nettement encore si l’on reformule cette  question de la manière suivante : « Dieu existe-t-il ?  »  On voit aussitôt que la réponse est dans la question puisque l’idée de Dieu prouve par elle-même  Son existence, en tout cas  si l’on en croit  la « preuve » dite « ontologique ». Dieu (ou la religion) serait donc une réponse (un système de certitudes) qui précèderait la (ou les) question (s). Voici par exemple les questions que la religion dispense de poser : pouvons-nous nous passer de religion ? La vie peut-elle avoir un sens si elle est privée de tout horizon transcendant, de tout arrimage  à un absolu,  de toute référence à  une finalité, à un foyer de sens  non moins inaccessible qu’indiscutable ? Dieu peut-il être une question  pour le croyant?  Ou bien encore : que signifie « croire en Dieu » pour le croyant ? Croire en Dieu, croire en l’homme : est-ce une alternative ? Selon le philosophe Rémi Brague: « seul Dieu peut croire en l’homme ».

 « La réponse précédant la question » pourrait définir une attitude religieuse (« ce que nos Pères ont cru, nous le croyons ») tandis que le questionnement,  suivi ou non d’une réponse cohérente, originale  et organisée,  définirait  la philosophie.

 

 

Note :   « Dieu »,  Revue Critique, janvier-février  2006, présentation, par Pedro Cordoba et Alain de Libera.

 

 

Par laurence hansen-love - Communauté : philosopher
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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 17:17

C’est entendu, on ne peut pas dire qu’une civilisation est supérieure à une autre ;  une civilisation c’est une  vision particulière mais   conséquente,  une logique globale,  et aucune ne peut être jugée préférable à une autre de ce point de vue…

 Autre argument :   si l’on affirme qu’un éthique (laïque par exemple) ou une politique (démocratique par exemple) est préférable à une autre, on le fait en se fondant sur des normes  qui elles-mêmes procèdent de cette éthique et de cette politique : cela s’appelle une « pétition de principe » (erreur de logique consistant à présupposer ce qu’il faut démontrer…).

 Une fois ces précautions prises, il est possible de soutenir que   certains présupposés et les  orientations qui en découlent,  sont supérieurs à d’autres, en ce sens qu’ils sont généralisables. Ce qui n’est assurément pas le cas de toutes les conceptions de l’existence, ni de toutes les idées.

 Pierre-Henri Travoillot évoque ce soir dans le Monde  le principe de  l’autocritique. J’ajouterai pour ma part une autre « Idée » (« Idée » au sens de « philosophie », c’est-à-dire de doctrine cohérente et argumentée)  dont le bénéfice pour  l’humanité me  paraît indéniable : c’est celle de « religion naturelle ». C’est   l’idée d’une « religion » qui ne  prescrit aucun culte, qui demande rien … sinon l’amour de son prochain, ou plus exactement   l’amour de  l’Autre, que  l’on peut appeler Dieu -  si l’on y tient  -  ou bien  la Nature (Spinoza), ou bien le prochain, mais  tout aussi bien  le lointain, l’étranger. Un amour qui n’exclut pas  car il ignore toute clôture identitaire (« nous et notre vrai Dieu» en conflit potentiel avec  tous   les «  autres »).
 Cette idée de « religion naturelle »,  on la trouve évoquée tout au long  de  notre tradition philosophique, depuis  Platon jusqu’à Jankélévitch… C’est une religion qui ne donne aucune directive (« Les dieux n’ont pas besoin de nos soins »  dit Platon), n’exige  ni offrande ni sacrifice (Lucrèce : « La vraie piété,  ce n’est pas de se présenter la tête voilée devant une pierre, ni de  verser le sang des animaux… c’est de regarder toute chose avec sérénité »), qui n’impose aucun rituel, qui ignore les traditions spécifiques et les  conventions sociales, qui fait l’économie  de toute Eglise, qui ne connaît  la prière   que « de louange », et non de demande (Rousseau),  qui ne prescrit  rien,  ne promet rien - surtout pas la vie éternelle - et qui peut rassembler («religare ») les hommes,  mais sans  les opposer les uns aux autres. Une religion qui tourne le dos à la superstition (Hume), qui se passe de clergé (Kant),  qui méprise les tartufferies (Molière), qui n’exige jamais de verser le sang, pas même celui des animaux.  Qui ne cherche pas  de bouc émissaire (Les animaux malades de la peste,  la Fontaine).

 Cette idée se trouve chez Platon  (Euthyphron),  chez Lucrèce, Spinoza, Hume (Dialogues sur la religion naturelle), Rousseau, Kant (La religion dans les limites de la simple raison)  ou Jankélévitch : Dieu ne nous demande pas de nous sacrifier ni de nous mortifier  pour lui, écrit-il…

 

 Cette idée là est ancrée  (me semble-t-il)  dans le sol d’une culture gréco-occidentale, mais elle est universalisable. Car si elle gagnait  du terrain, elle serait  porteuse de sentiments pacifiques.

 Pour cette religion naturelle, universalisable, il n’y a aucun dogme, aucune certitude. Une telle religion a en effet  intégré l’idée de critique, de doute, d’autocritique (Hannah Arendt).

Pour une telle religion, Dieu n’est pas une réponse, mais une question.

Par laurence hansen-love - Communauté : philosopher
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 12:01

Commentez cet aphorisme d'un philosophe contemporain: "Dieu n'est pas la question mais la réponse".

 

 Corrigé en ligne à la fin du mois de févier/

 

Par laurence hansen-love - Communauté : philosopher
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