Lire toutes affaires cessantes, et surtout, archiver:
""Un moment peut venir, un mot peut être dit; et vous et toute votre splendeur s'effondreront".
Ibsen (1877)
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Lire toutes affaires cessantes, et surtout, archiver:
""Un moment peut venir, un mot peut être dit; et vous et toute votre splendeur s'effondreront".
Ibsen (1877)
Je voudrais bien que l'on m'explique pourquoi on ne pourrait pas nier le génocide nazi, sous peine de sanctions, mais on pourrait nier le génocide arménien ...
Une fois validé le terme de "génocide" pour les massacres de 1915, ce qui est le cas en France depuis le 29 janvier 2001. (21 pays ou organisations l'ont fait aussi) la suite est logique, et même inéluctable.
En revanche, on peut se demander ce qui a passé par la tête du député qui a pris cette initiative en 1990 (Loi Gayssot). C'est en quelque sorte la "boîte de Pandore" des crimes "non-
niables" qui a été ouverte... Nombre de philosophes, juristes et historiens ont exprimé leurs réserves à ce sujet, (voir la liste dans le Monde ce soir, et aussi la mise au point de Pierre Nora
ce matin dans Libé).
Pour ma part, je ne vois pas - une fois abandonnée la thèse de l'unicité du génocide (juif) - pourquoi on s'en tiendrait à deux? Pourquoi ne pas citer également le génocide de Pol
Pot, les crimes de Staline (largement supérieurs en nombre à ceux d'Hitler etc..), les crimes de Milosevic, le génocide rwandais etc...
Quant à l'idée d'appliquer rétroactivement le concept de "crime contre l'humanité", elle est inepte à mes yeux (loi Taubira, mai 2001). Qui n'a pas commis de "crime contre l'humanité"
(cf massacres de Vendée etc..)?
Si ces sujets vous intéressent, lisez les articles "génocide", "crime contre l'humanité" et "négationnisme" rédigés par myself in Philo de A à Z.
Et pour approfondir, consultez l'incontournable site "Massviolence" créé par notre ami Jacques Sémelin
Avis à tous ceux qui visent IEP Paris: on peut parfaitement vous donner un sujet en rapport avec ce thème, ou vous interroger là-dessus à l'oral (genre: "que pensez-vous des lois mémorielles?")
Vous lirez cet article très éclairant. Il explique (interprétation très libre..) quel pourrait être le rôle des convictions morales de Angela Merkel (et de ses soutiens) dans le refus de "monétariser la dette" pour venir en aide aux pays en difficulté...
Une volonté de punir?
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/22/et-dieu-dans-la-crise-de-l-euro_1621620_3232.html
Lisez au minimum l'artcile de Nathalie Nougayrèdes page 20 et aussi l'édito en première page: :
" Où sont les héritiers de la génération Havel?"
"Esprit libre, vif et subtil,Vaclav Havel fut aussi un grand européen"... "Les héritiers de la génération Havel se font attendre. Il nous manque. Terriblement."
A lire en priorité les articles: "Le pouvoir des sans pouvoirs" et "La politique et la conscience" in Essais politiques, Calmann-Levy, 1989
Vaclav Havel fut la réfutation vivante de toutes les lieux communs tels que: :
"Un philosophe ne doit pas gouverner" : il était philosophe et il fut un chef d'Etat respecté.
"En politique, on ne peut avoir les"mains propres". Vaclav Havel fut moralement au dessus de tout soupçon..
"En politique, on doit choisir entre conviction et responsabilité": il sut allier les deux qualités.
Ses textes constituent une bonne initiation à la philosophie de Heidegger, qu'il vulgarise avec talent.
Dans "La politique et la conscience": il explique comment et pourquoi le socialisme réel (sous la forme de la collectivisation : " un cyclone qui traversa les campagnes tchécoslovaques il y a trente ans et qui n'y laissa pas pierre sur pierre") fut un désastre à la fois économique et écologique, dont les pays concernés sont bien loin d'être remis... Le seront -ils un jour? Car les dégats écologiques sont irréversibles...