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Jeudi 1 février 2007
 Voici le commentaire du texte de Hegel connu sous le nom de la "dialectique du maître et de l'esclave par A. Kojeve :
"Le Maître force l'Esclave à travailler. Et en travaillant, l'Esclave devient maître de la Nature. Or, il n'est devenu l'Esclave du Maître que parce que - au prime abord - il était esclave de la Nature, en se solidarisant avec elle et en se subordonnant à ses lois par l'acceptation de l'instinct de conservation. En devenant par le travail maître de la Nature, l'Esclave se libère donc de sa propre nature, de son propre instinct qui le liait à la Nature et qui faisait de lui l'Esclave du Maître. En libérant l'Esclave de la Nature, le travail le libère donc aussi de lui-même, de sa nature d'Esclave : il le libère du Maître. Dans le Monde naturel, donné, brut, l'Esclave est esclave du Maître. Dans le Monde technique, transformé par son travail, il règne - ou, du moins, régnera un jour - en Maître absolu. Et cette Maîtrise qui naît du travail, de la transformation progressive du Monde donné et de l'homme donné dans ce Monde, sera tout autre chose que la Maîtrise immédiate » du Maître. L'avenir et l'Histoire appartiennent donc non pas au Maître guerrier, qui ou bien meurt ou bien se maintient indéfiniment dans l'identité avec soi-même, mais à l'Esclave travailleur. Celui-ci, en transformant le Monde donné par son travail, transcende le donné et ce qui est déterminé en lui-même par ce donné; il se dépasse donc, en dépassant aussi le Maître qui est lié au donné qu'il laisse - ne travaillant pas - intact. Si l'angoisse de la mort incarnée pour l'Esclave dans la personne du Maître guerrier est la condition sine qua non du progrès historique, c'est uniquement le travail de l'Esclave qui le réalise et le parfait".
Alexandre Kojève, Introduction à la lecture de Hegel, Éd. Gallimard, 1947, p. 29.

Tableau Caillebotte Les raboteurs de parquet
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Jeudi 1 février 2007


 

"La nature a voulu que l'homme tire entièrement de lui-même tout ce qui dépasse l'agencement mécanique de son existence animale et qu'il ne participe à aucun autre bonheur ou à aucune autre perfection que ceux qu'il s'est créés lui-même, libre de l'instinct, par sa propre raison. La nature, en effet, ne fait rien en vain et n'est pas prodigue dans l'usage des moyens qui lui permettent de parvenir à ses fins. Donner à l'homme la raison et la liberté du vouloir qui se fonde sur cette raison, c'est déjà une indication claire de son dessein en ce qui concerne la dotation de l'homme. L'homme ne doit donc pas être dirigé par l'instinct; ce n'est pas une connaissance innée qui doit assurer son instruction, il doit bien plutôt tirer tout de lui-même. La découverte d'aliments, l'invention des moyens de se couvrir et de pourvoir à sa sécurité et à sa défense (pour cela la nature ne lui a donné ni les cornes du taureau, ni les griffes du lion, ni les crocs du chien, mais seulement les mains), tous les divertissements qui peuvent rendre la vie agréable, même son intelligence et sa prudence et aussi bien la bonté de son vouloir, doivent être entièrement son oeuvre. La nature semble même avoir trouvé du plaisir à être la plus économe possible, elle a mesuré la dotation animale des hommes si court et si juste pour les besoins si grands d'une existence commençante, que c'est comme si elle voulait que l'homme dût parvenir par son travail à s'élever de la plus grande rudesse d'autrefois à la plus grande habileté, à la perfection intérieure de son mode de penser et par là (autant qu'il est possible sur terre) au bonheur, et qu'il dût ainsi en avoir tout seul le mérite et n'en être redevable qu'à lui-même; c'est aussi comme si elle tenait plus à ce qu'il parvînt à l'estime raisonnable de soi qu'au bien-être".
Emmanuel Kant, Idée d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique (1789), 3 ième  proposition, trad. J.-M. Muglioni,

Éd. Bordas, coll. Univers des Lettres, 1981, pp. 12-13.
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Jeudi 1 février 2007
Voici un fameux texte de Rousseau, qui se définit lui-même comme un paresseux (!). (Le texte complet dont ce passage est extrait se trouve sur le site de Grenoble, en e-book)


"Il est inconcevable à quel point l'homme est naturellement paresseux. On dirait qu'il ne vit que pour dormir, végéter, rester immobile; à peine peut-il se résoudre à se donner les mouvements nécessaires pour s'empêcher de mourir de faim. Rien ne maintient tant les sauvages dans l'amour de leur état que cette délicieuse indolence. Les passions qui rendent l'homme inquiet, prévoyant, actif, ne naissent que dans la société. Ne rien faire est la première et la plus forte passion de l'homme après celle de se conserver. Si l'on y regardait bien, l'on verrait que, même parmi nous, c'est pour parvenir au repos que chacun travaille: c'est encore la paresse qui nous rend laborieux".
Jean-Jacques Rousseau, Essai sur l'origine des langues (1781), Éd. Hatier, 1983, p. 69.
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Jeudi 1 février 2007
Ce n'est pas une formule métaphorique de Tocqueville (voir ma fiche sur Tocqueville , la démocratie et l'homme rapetissé) mais l' histoire édifiante de Ashley 9 ans, lourdement handicapée,dont les  parents ont décidé d'interrompre la croissance LIbe
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Jeudi 1 février 2007
Ce n'est pas un film mais un titre de Libé ce matin.
Lisez le papier de Oscar Espinosa Chepe (pour ceux qui ignoreraient quelle est la situation à Cuba aujourd'hui)
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Jeudi 1 février 2007

On me demande dans quels lycées s'inscrire lorsque l'on a entre 10 et 13 de moyenne (attention: informations partielles et non scientifiques. Dites-moi si je commets des erreurs...)
Cette question en elle-même pose problème: car il est peu probable que vous soyez pris vec une moyenne de 10!  En général on ne prend pas les élèves avec une moyenne de mois de 12, mais il peut y avoir des exceptions si les appréciations expliquent, par exemple, un accident dans une matière, ou surtout, si on constate un progrès très net depuis la classe de première ("élève à fort potentiel", très motivé..), ou encore s'il y a un progrès en philo, par exemple, où la première note n'est pas toujours significative.

 Inversement une moyenne de 14 ne garantit pas du tout l'inscriptio en classes prépas. On demande des résultats trsè homogènes, et quand un élève a une mauvaise moyenne quelque part, cela suffit à le refuser -en règle générale;

Voici les possibilités à Paris, et  proche banlieue de Paris (c'est ce que je connais)
 Paris:
Jules Ferry  (niveau assez bon..)
Lycée Balzac
Lycée Lamartine
Lycée Paul Valery
Lycée Molière
Lycée Victor Hugo

Lycée privés sous contrat:
 Lycée Blomet
Lycée Stanislas

Pour préparer droit ou économie en vue de  Cachan
Lycée Turgot
ESAA Duperré

Proche banlieue sud:
Lycée Michelet Vanves
Lycée Descartes Antony

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Jeudi 1 février 2007
Il arrive. Lisez la critique de Laure sur  cinechronique
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