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Vendredi 26 janvier 2007
A propos des programmes Second life voyez Franco american views
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Vendredi 26 janvier 2007
Cet article de Slavoj Zizek  dans le Monde ce soir est ,comme les livres que j'ai lus de lui, brillant, drôle, provocateur, mais, à mon sens, faux et en tout cas fort obscur.
 Quelqu'un comprend-il ce qu'il veut nous dire? Que la relation virtuelle de tous avec tous fait de nous tous des barbares? Je ne crois pas que l'on puisse dire cela..
Intéressant l'histoire de la jeune fille et du crapaud, sous l'angle des "affinités électives"
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Vendredi 26 janvier 2007
Il paraît que "les français n'auraient rien contre" (LIbé)
 (Moi je serai quand même un peu triste...)
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Vendredi 26 janvier 2007

Contrairement à Kant; Ricoeur estime qu'il peut y avoir conflit entre le respect de la règle et le respect de l'homme, comme le montre l'exemple suivant:


"Ne pas tenir sa promesse, c'est à la fois trahir l'attente de l'autre et l'institution qui médiatise la confiance mutuelle des sujets parlants.
L'analyse sommaire de la promesse à laquelle on vient de procéder (1 accentue la césure si soigneusement occultée par Kant entre le respect pour la règle et le respect pour les hommes. Cette césure, qui va devenir une déchirure dans les cas de conflits qu'on va évoquer, ne pouvait sans doute pas apparaître sur le trajet de la subsomption de l'action sous la maxime et de la maxime sous la règle. En revanche, la déchirure ne peut manquer d'attirer l'attention dès lors que l'on s'engage sur le trajet de retour de la maxime, sanctionnée par la règle, aux situations concrètes. La possibilité de ces conflits est en effet inscrite dans la structure de réciprocité de la promesse. Si la fidélité consiste à répondre à l'attente de l'autre qui compte sur moi, c'est cette attente que je dois prendre pour mesure de l'application de la règle. Une autre sorte d'exception se profile que l'exception en ma faveur, à savoir l'exception en faveur de l'autre. La sagesse pratique consiste à inventer les conduites qui satisferont le plus à l'exception que demande la sollicitude en trahissant le moins possible la règle. Nous prendrons deux exemples, dont l'un concerne la «vie finissante » et l'autre la ,vie commençante ». Le premier exemple est bien connu sous le titre devenu banal de la vérité due aux mourants. Une brèche semble en effet s'ouvrir entre deux attitudes extrêmes. Ou bien dire la vérité sans tenir compte de la capacité du mourant à la recevoir, par pur respect de la loi supposée ne tolérer aucune exception ; ou bien mentir sciemment, de peur, estime-t-on, d'affaiblir chez le malade les forces qui luttent contre la mort et de transformer en torture l'agonie d'un être aimé. La sagesse pratique consiste ici à inventer les comportements justes appropriés à la singularité des cas. Mais elle n'est pas pour autant livrée à l'arbitraire. Ce dont la sagesse pratique a le plus besoin dans ces cas ambigus, c'est d'une méditation sur le rapport entre bonheur et souffrance. [...] C'est faute d'une telle méditation sur le rapport entre souffrance et bonheur que le souci de ne «faire souffrir» à aucun prix les malades au terme de leur vie aboutit à ériger en règle le devoir de mentir aux mourants. Jamais la sagesse pratique ne saurait consentir à transformer"
1. P Ricœur vient de montrer qu'il peut y avoir une contradiction entre la « raideur » de la «simple constance» et le souci de répondre à l'attente d'autrui.
2. La première partie de l'analyse examinait comment l'action peut être rapportée à une règle (« subsomption»). La seconde partie étudie l'application de la règle aux situations concrètes.
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Vendredi 26 janvier 2007
Michel Platini a été élu président .. de l'Europe!
 C'était donc cele le plan B?
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Vendredi 26 janvier 2007

"Manifestement le soin avec lequel un insecte recherche telle fleur, ou tel fruit, ou tel fumier, ou telle viande, ou, comme l'ichneumon, une larve étrangère pour y déposer ses neufs, et à cet effet ne redoute ni peine ni danger, est très analogue à celui avec lequel l'homme choisit pour la satisfaction de l'instinct sexuel une femme d'une nature déterminée, adaptée à la sienne, et qu'il recherche si ardemment que souvent pour atteindre son but, et au mépris de tout bon sens, il sacrifie le bonheur de sa vie par un mariage insensé, par des intrigues qui lui coûtent fortune, honneur et vie, même par des crimes comme l'adultère et le viol, - tout cela uniquement pour servir l'espèce de la manière la plus appropriée et conformément à la volonté partout souveraine de la nature, même si c'est au détriment de l'individu. Partout en effet l'instinct agit comme d'après le concept d'une fin, alors que ce concept n'est pas du tout donné. La nature l'implante là où l'individu qui agit serait incapable de comprendre son but ou répugnerait à le poursuivre; aussi n'est-il, en règle générale, attribué qu'aux animaux, et cela surtout aux espèces inférieures, qui ont le moins de raison; mais il n'est guère donné à l'homme que dans le cas examiné ici, car l'homme pourrait sans doute comprendre Le but- mais ne le poursuivrait pas avec toute l'ardeur indispensable, c'est-à-dire même aux dépens de son bonheur personnel. Aussi, comme pour tout instinct, la vérité prend ici la forme de l'illusion, afin d'agir sur la volonté. C'est un mirage voluptueux qui leurre l'homme, en lui faisant croire qu'il trouvera dans les bras d'une femme dont la beauté lui agrée, une jouissance plus grande que dans ceux d'une autre; ou le convainc fermement que la possession d'un individu unique, auquel il aspire exclusivement, lui apportera le bonheur suprême. Il s'imagine alors qu'il consacre tous ses efforts et tous ses sacrifices à son plaisir personnel, alors que tout cela n'a lieu que pour conserver le type normal de l'espèce, ou même pour amener à l'existence une individualité tout à fait déterminée, qui ne peut naître que de ces parents-là".
Arthur Schopenhauer, Métaphysique de l'Amour (1818), trac. M. Simon, Éd.. ÂGE, cool. 10-18, 1964, pp.. 52-53.
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Vendredi 26 janvier 2007

"Lorsque j'étais enfant, j'aimais une fille de mon âge, qui était un peu louche (1; au moyen de quoi, l'impression qui se faisait par la vue en mon cerveau, quand je regardais ses yeux égarés, se joignait tellement à celle qui s'y faisait aussi pour émouvoir la passion de l'amour, que longtemps après, en voyant des personnes louches, je me sentais plus enclin à les aimer qu'à en aimer d'autres, pour cela seul qu'elles avaient ce défaut; et je ne savais pas néanmoins que ce fût pour cela. Au contraire, depuis que j'y ai fait réflexion  (2, et que j'ai reconnu que c'était un défaut, je n'en ai plus été ému. Ainsi, lorsque nous sommes portés à aimer quelqu'un, sans que nous en sachions la cause, nous pouvons croire que cela vient de ce qu'il y a quelque chose en lui de semblable à ce qui a été dans un autre objet que nous avons aimé auparavant, encore que nous ne sachions pas ce que c'est. Et bien que ce soit plus ordinairement une perfection qu'un défaut, qui nous attire ainsi à l'amour, toutefois, à cause que ce peut être quelquefois un défaut, comme en l'exemple que j'en ai apporté, un homme sage ne se doit pas laisser entièrement aller à cette passion, avant que d'avoir considéré le mérite de la personne pour laquelle nous nous sentons émus. Mais, à cause que nous ne pouvons pas aimer également tous ceux en qui nous remarquons des mérites égaux, je crois que nous sommes seulement obligés de les estimer également; et que, le principal bien de la vie étant d'avoir de l'amitié pour quelques-uns, nous avons raison de préférer ceux à qui nos inclinations secrètes nous joignent, pourvu que nous remarquions aussi en eux du mérite. Outre que, lorsque ces inclinations secrètes, ont leur cause en l'esprit, et non dans le corps, je crois qu'elles doivent toujours être suivies; et la marque principale qui les fait connaître, est que celles qui viennent de l'esprit sont réciproques, ce qui n'arrive pas souvent aux autres.
René Descartes, lettre à Chanut (6 juin 1647), Oeuvres complètes, Éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1953, p. 1277.
. C'est-à-dire qui louchait un peu.
2. Descartes nous invite à procéder à une analyse de nos sentiments. Il suggère le même type de traitement de nos phobies. Voir le texte 4, p. 148, dans le chapitre « La mémoire ».
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Vendredi 26 janvier 2007
 C'est dans Libé. Une étude révèle que les hommes ayant les yeux bleus sont attirés par les femmes ayant les yeux bleus .Explication surprenante: lire
Les philosophes avaient compris cela depuis longtemps: les raisons de nos attirences sexuelles ou amoureuses sont enfouies au plus profond de notre inconscient et échappent complètement à la volonté!
 Pour sa part, Descartes aimaient les filles atteintes de stravisme (voir texte ci-joint). Schopenhauer pense que les humains ne sont pas, à cet égard , différents des autres bêtes!
 Ce qui est sûr, c'est que l'on aurait tort de croire que nous sommes maîtres de nous-mêmes sur ce plan  ( "affinités électives") même si Descartes prétend avoir trouvé la solution...
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