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Lundi 8 janvier 2007
Dicton du jour selon Ségolène

Ce n'est pas un proverbe chinois mais une phrase de Hegel:"Rien de grand ne s'est accompli dans le monde sans passion" La raison dans l'histoire. Ed.U.G.E , p 109.
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Lundi 8 janvier 2007

La logique est la science de la démonstration correcte. Elle permet d'identifier des raisonnements corrects, c'est-à-dire "valides". Mais il ne faut pas confondre la validité et la vérité, comme l'explique ici Robert Blanché:


"Considérons le syllogisme traditionnel
Tout homme est mortel
Socrate est homme 
Donc Socrate est mortel
Il est clair d'abord que la validité d'un tel raisonnement n'est nullement liée au personnage sur qui il porte: si ce raisonnement est valable pour Socrate, il le serait aussi bien pour Platon, pour Alcibiade, ou pour n'importe qui. Nous pouvons donc y remplacer le nom de Socrate par une lettre x jouant le rôle d'une variable indéterminée, et marquant seulement la place pour le nom d'un homme quelconque. Et même, il n'est pas nécessaire que ce soit un nom d'homme: car si j'écris « Bucéphale ou «l'Himalaya» , ma mineure assurément sera une proposition fausse et ma conclusion risquera donc de le devenir aussi, mais mon raisonnement n'en demeurera pas moins valable, en ce sens que si les deux prémisses étaient vraies, nécessairement la conclusion le serait aussi. Cette variable x, qui représente un individu quelconque, nous l'appellerons une variable individuelle. Nous pouvons donc écrire notre raisonnement sous cette forme plus schématique:
Tout homme est mortel
x est homme   
 Donc x est mortel
Faisons un second pas. La validité de ce raisonnement ne dépend pas non plus des concepts qui y figurent: homme, mortel. Il est donc permis de les remplacer par d'autres sans faire perdre de sa force au raisonnement. Pour marquer cette possibilité, je substituerai, là aussi, aux mots qui les désignent, des lettres symboliques, f, g, aptes à représenter des concepts quelconques : ce sont des variables conceptuelles. D'où cette nouvelle présentation
Tout f est g
x est f   
Donc x est g
[...] Nous n'avons plus affaire qu'à un schéma de raisonnement ou, si l'on veut, à un moule à raisonnements, qui donnera un raisonnement lorsqu'on y coulera une matière. Seulement, quelle que soit cette matière,
le raisonnement sera bon, parce que sa validité ne dépend que de la forme du moule, qui demeure invariante.
On voit en quel sens on peut parler de la forme d'un raisonnement. Mais on voit aussi qu'avec cette forme, la notion de vérité semble avoir disparu. D'une part, notre schéma de raisonnement n'est pas plus susceptible de vérité que ne l'était le raisonnement initial, il est seulement, comme lui, susceptible de validité : la vérité et la fausseté ne peuvent convenir qu'aux propositions elles-mêmes, non à la manière de les organiser. [...]
Pour retrouver la notion de vérité, il faut passer de la forme inférenteille du raisonnement à l'implication qui lui correspond [...]
Si tout f est g et si x est f, alors x est g
Cette formule peut-elle être encore qualifiée de vraie? [...]
Oui [...] en ce sens que, contrairement aux trois schémas propositionnels précédents, celui-ci donnera une proposition vraie quelles que soient les valeurs qu'on assigne à ses variables. Cela ne fait qu'exprimer, en langage d'implication, ce que nous exprimions tantôt en langage d'inférence quand nous disions que la validité d'une inférence est indépendante de son contenu. On dira, par abréviation, qu'une telle formule est toujours vraie. C'est ce genre de vérité, qu'on appelle tautologique, qui constitue la vérité formelle ou, comme on peut aussi la qualifier, la
vérité logique.
Robert Blanché, Introduction à la logique contemporaine, Éd. Armand Colin, 1968, pp. 10-13.
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Lundi 8 janvier 2007
 C'est le sujet d'un papier dans LIbé: tous cousins des chimpanzés.
 Et cela rejoint l'actualité cinématographique, puisque nous verrons bientôt l'histoire d'un homme tout velu: dans FUR
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Lundi 8 janvier 2007
                                                                                                                                                                                Je parle de Bové.
 Michel Onfray lui demande de revenir.

















En ce qui concerne Hulot, c'est non, puisqu'il a déjà gagné la présidentielle- à ce qu'on dit!
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Lundi 8 janvier 2007
Il y a un dossier dans Libé.
 Il manquerait plus que ça, qu'on nous interdise de faire des heures sup!
 Un peu de logique: si un prof doit consacrer cent pour cent de son temps au service de ses élèves, les profs doivent, en période scolaire:

1) Cesser d'écrire des livres
2) Cesser de perdre leur temps à faire des blogs et autres futilités.
3) Cesser d' aller au cinéma

 on peut allonger la liste à son gré...

 



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Lundi 8 janvier 2007
J'adore Ségolène immaculée sur la muraille de Chine. LIbe
Maintenant je voudrais que quelqu'un m'explique pourquoi  dire "les droits de l'homme" froisse la suscptibilité des autorités chinoises et en quoi et pourquoi dire "droits humains" passe mieux.
 Je trouve cela HALLUCINANT
 Les tibetins sont-ils des hommes ou des humains?
Les Européens nous,  par exemple, nous sommes des hommes?
Mais un chinois n'est qu'un humain?
 Ou bien alors les politiciens chinois ont lu Michel Foucault ( "l'homme est mort") ou Heidegger?
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Lundi 8 janvier 2007

En mathématiques, les vétités sont démontrées, donc indubitables. C'est la raison pour laquelle Descartes a tout d'abord admiré les maths:


"Ces longues chaînes de raisons, toutes simples et faciles, dont les géomètres ont coutume de se servir, pour parvenir à leurs plus difficiles démonstrations, m'avaient donné occasion de m'imaginer que toutes les choses qui peuvent tomber sous la connaissance des hommes, s'entresuivent en même façon, et que, pourvu seulement qu'on s'abstienne d'en recevoir aucune pour vraie qui ne le soit, et qu'on garde toujours l'ordre qu'il faut, pour les déduire les unes des autres, il n'y en peut avoir de si éloignées, auxquelles enfin on ne parvienne, ni de si cachées qu'on ne découvre. Et je ne fus pas beaucoup en peine de chercher par lesquelles il était besoin de commencer: car je savais déjà que c'était par les plus simples et les plus aisées à connaître; et considérant qu'entre tous ceux qui ont ci-devant recherché la vérité dans les sciences, il n'y a eu que les seuls mathématiciens qui ont pu trouver quelques démonstrations, c'està-dire quelques raisons certaines et évidentes, je ne doutais point que ce ne fût par les mêmes qu'ils ont examinées; bien que je n'en espérasse aucune autre utilité, sinon qu'elles accoutumeraient mon esprit à se repaître de vérités, et ne se contenter point de fausses raisons. [...]
[...] chaque vérité que je trouvais étant une règle qui me servait après à en trouver d'autres, non seulement je vins à bout de plusieurs que j'avais jugées autrefois très difficiles, mais il me sembla aussi, vers la fin, que je pouvais déterminer, en celles même que j'ignorais, par quels moyens, et jusques où il était possible de les résoudre. En quoi je ne vous paraîtrai peut-être pas être fort vain, si vous considérez que, n'y ayant qu'une vérité de chaque chose, quiconque la trouve en sait autant qu'on en peut savoir ; et que, par exemple, un enfant instruit en arithmétique, ayant fait une addition suivant les règles, se peut assurer d'avoir trouvé, touchant la somme qu'il examinait, tout ce que l'esprit humain saurait trouver. Car enfin la méthode qui enseigne à suivre le vrai ordre, et à dénombrer exactement toutes les circonstances de ce qu'on cherche, contient tout ce qui donne de la certitude aux règles d'arithmétique.
Mais ce qui me contentait le plus de cette méthode, était que, par elle, j'étais assuré d'user en tout de ma raison, sinon parfaitement, au moins le mieux qu'il fût en mon pouvoir; outre que je sentais, en la pratiquant, que mon esprit s'accoutumait peu à peu à concevoir plus nettement et plus distinctement ses objets et que, ne l'ayant point assujettie à aucune matière particulière, je me promettais de l'appliquer aussi utilement aux difficultés des autres sciences que j'avais fait à celles de l'algèbre".
René Descartes, Discours de la méthode (1637), il, partie, Éd. Hatier, coll. Les classiques de la philosophie, 1999, pp. 23-26.
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