
EXPOSE :
La télévision contre la démocratieRéalisé par Melissa Darves-Bornoz et Diane Guilbot (Terminale L , Lycée Buffon)
Introduction La démocratie est un héritage précieux, et a été l'objet de nombreux combats. Il est donc important de la protéger, et d'écarter dans la mesure du possible les dangers qui la guettent. La télévision peut être considérée comme l'un d'entre eux : quel est-il ? D'où vient-il, et comment y remédier ?
Nous nous sommes appuyées sur trois ouvrages pour construire notre réflexion :
La télévision, un danger contre la démocratie, de Karl Popper,
Sur la télévision, de Bourdieu,
La télécratie contre la démocratie, de Bernard Stiegler.
Nous nous demanderons dans un premier temps ce qu'est la démocratie, pour mieux en montrer les limites dans le domaine télévisuel. Nous verrons bien sûr en quoi la télévision est un danger, à travers les différents reproches qu'on peut lui faire.
Ensuite, nous tenterons d'identifier les responsables, dans la mesure où il y en a.
Enfin, nous essaierons de trouver des solutions au problème, tout en prenant en compte les enjeux de la question.
I. La démocratie et le danger télévisuel :
A. Qu'est -ce que la démocratie ? La démocratie est l'organisation politique dans laquelle le peuple (les citoyens sans distinction de naissance, de richesse ou de compétence) détient, et contrôle le pouvoir politique.
Le mot a d'abord servi aux historiens, dès l'Antiquité, pour distinguer un régime différent de la tyrannie, de la monarchie et de l'aristocratie : c'est ainsi qu'on parla de la démocratie athénienne, bien qu'elle fût incomplètement démocratique (au sens " moderne " du mot), pour l'opposer à la stricte oligarchie spartiate. Dans la démocratie antique, l'accent est mis sur la délibération : est démocratique le fait que le peuple, réuni en assemblée, délibère à propos des affaires de la société. Dans la démocratie moderne, l'accent est mis sur la liberté : est démocratique le fait que l'on puisse faire ce que l'on veut, dans la mesure où cela ne nuit pas à autrui, en jouissant d'une liberté tant politique qu'économique.
Le contrôle exercé par les citoyens sur les pouvoirs publics pourrait être direct théoriquement (démocratie directe) comme chez les Anciens à Athènes . En fait, aujourd'hui, il s'exerce le plus souvent par l'intermédiaire de corps élus (démocratie représentative).
B. Que reproche -t-on à la télévision ?
Le système télévisuel est en apparence conforme à la définition de la démocratie précédemment énoncée : les téléspectateurs croient savoir tout ce qui se passe sur les plateaux, assistent et participent à des débats politiques dont ils pensent qu'ils sont honnêtes et démocratiques, et regardent avec leurs enfants films et émissions qui, en réalité, n'éduquent guère ces futurs acteurs de la démocratie.
En fait, les citoyens n'ont pas un seul pouvoir sur la télévision, qui elle, a étendu considérablement le sien...
L'illusion d'une télévision démocratique L'objectif des débats télévisés est d'avoir une démarche démocratique accessible à tous : en réalité, ils n'en relèvent aucunement.
Bourdieu parle de personnes qu'il nomme les " invités permanents ", et qui sont ceux qu'on retrouve souvent sur les plateaux de télé, sous prétexte qu'ils y sont habitués : ils savent ce qu'ils doivent dire, et les journalistes les interrogent plus que les vrais concernés par le sujet (qui ont vraiment quelque chose à dire !), car ils savent qu'ils ne feront pas de faux pas, contrairement aux " amateurs ", les inhabitués des plateaux de télévision.
Au lieu " d'enfoncer " ces " amateurs ", il faudrait selon Bourdieu les aider à accoucher leurs idées (comme le faisait Socrate).
Le comble de cette hypocrisie est que tout ce qui se passe est la plupart de temps entièrement calculé, orchestré, avant et pendant l'enregistrement du débat.
Il existe également de nombreuses stratégies de la part des journalistes pour réorienter le débat comme ils l'avaient organisé, ce qui empêche aux intervenants de prendre la parole au moment où ils le souhaitent, et autant qu'ils le voudraient.
Un pouvoir colossal incontrôléLe reproche fait à la télévision est que, par le pouvoir colossal qu'elle a acquis, elle ne respecte pas le principe inhérent à la démocratie : elle n'est en effet supervisée par aucune instance que le peuple ne contrôle (thèse de Popper). " La télévision est devenue un pouvoir colossal : on peut même dire qu'il est potentiellement le plus important de tous, comme si elle avait remplacé la voix de Dieu ", déclare Karl Popper, dans La télévision, un danger pour la démocratie. On pourrait comparer cette tendance à celle qui au XIXème siècle a pratiquement " divinisé " la science donnant naissance au scientisme...
Ce pouvoir colossal s'exprime par l'influence que la télévision a, sur tous les plans. Le champ journalistique est sous l'emprise du champ économique (par l'intermédiaire de l'audimat) mais lui-même influence tous les autres champs. Les journalistes donnent leur propre point de vue dans des domaines qu'ils connaissent souvent bien mal et ils sont écoutés du fait même qu'ils travaillent à la télévision. Les médias ont une influence par leur éloge des produits commerciaux (au sens général, du livre au film....) sur des domaines culturels, scientifiques, etc. dont ils ne savent rien, dont ils ne sont absolument pas spécialistes.
Non seulement la télévision semble être le seul moyen (en dehors de ce que Bourdieu appelle " la reconnaissance des pairs ") qui permette d'accéder à la notoriété, mais il est en plus revendiqué par tous les " ratés " (expression de Bourdieu), c'est à dire les gens qui s'illusionnent dans la croyance de leurs valeurs, sous prétexte qu'ils passent régulièrement à la télévision.
D'autre part, le pouvoir que la télévision a acquis pourrait dans une certaine mesure remettre en cause le système démocratique : ainsi elle est un des premiers instruments de propagande dont même les téléspectateurs ne mesurent pas l'ampleur de l'influence. Ils n'exercent donc aucun contrôle sur elle, ce qui est antidémocratique. Popper s'interroge sur l'influence d'un nouvel Hitler qui aurait à sa disposition une télévision dont le pouvoir est illimité (la télévision n'avait pas acquis un tel pouvoir sous Hitler même si la propagande était organisée de manière à donner un pouvoir comparable).
Censure invisible et désinformation La télévision est sujette à une certaine censure, et ne communique pas toutes les informations qu'il faudrait qu'elle communique (selon les principes démocratiques).
On peut distinguer deux raisons : une première économique : les chaînes de télévisions sont souvent dépendantes d'autres groupes (même sans liens avec la télévision), ainsi, les informations diffusées par ces chaînes prendront en compte les intérêts réciproques de ces groupes commerciaux (TF1 dépend ainsi de Bouygues). Bourdieu parle de " censure invisible ". La seconde raison est politique : il y a un contrôle politique non dit, indirect. Les journalistes ont tendance à s'auto censurer (en réponse à l'influence des politiques).
Pour avoir le plus d'audimat possible, on va fournir une information " sans aspérité ", qui ne choquera personne, pour ne pas diviser la population, mais afin de seulement soulever des problèmes sans histoire... D'où un travail collectif en vue de banaliser les informations. La télévision revient à une certaine vision de l'information, celle des "journaux à sensation", et elle impose cette vision à tout le champ journalistique, du fait de l'énorme influence qu'elle a sur lui. On a recours aux "vieilles ficelles" : donner la première place, voire toute la place, aux faits divers (dont les catastrophes naturelles, accidents, drames individuels et particuliers, incendies, etc.), à l'aspect le plus anecdotique et ritualisé de la vie politique (c'est-à-dire le déplacement des chefs d'Etat, etc. ), et aux nouvelles sportives. Selon Bourdieu, le but est de " faire le vide politique, [...] réduire la vie du monde à l'anecdote et au ragot ". On va " tirer des leçons " ou transformer en " problème de société " des événements sans importance majeure... Ou on va au contraire faire la "une" avec un fait divers qui ramènera à des pulsions et passions les plus élémentaires.
L'éducation compromise des futurs acteurs de la démocratie La télévision compromet l'éducation des futures générations : au lieu d'éduquer, la télévision a plusieurs effets néfastes que Popper met en valeur :
-la violence : Popper dit que le refus de la violence est l'essence même de la démocratie (Popper semble penser que les hommes sont fondamentalement pacifistes au sein d'une démocratie) ; or, si la télévision éduque les jeunes à la violence, pour sauvegarder la démocratie, on devra avoir recours à l'oppression et la répression, ce qui s'apparente, dans le cas extrême, à une dictature. Cela constitue donc un danger, et Popper va jusqu'à la comparer à la guerre. La preuve indéniable que la télévision éduque à la violence est que de nombreux auteurs de crimes disent s'être inspirés de ce qu'ils avaient vu à la télévision...
-la distinction entre fiction et réalité : l'enfant, qui se sert de la télévision pour se construire une représentation de la réalité, n'a pas la crédulité consciente de l'adulte, mais simplement de la naïveté, en raison de la compréhension encore limitée qu'il a du monde.
Par exemple, la justice et la police sont à la fois infaillibles et très laxistes dans la fiction proposée par la télévision, ce qui n'est pas le cas dans la réalité...Ou alors, ce sont généralement les plus puissants qui gagnent, alors que la réalité n'est pas forcément faite ainsi. De plus, cette confusion peut avoir un impact sur la vie politique : dans toutes les séries américaines, une action est jugée morale ou immorale en fonction de celui qui l'accomplit, et non de ce qui est fait (le personnage est moral ou non, pas ses actions) ; c'est un véritable danger pour la démocratie car les représentants ne doivent pas être élus dans cette logique.
-la télévision concurrence les autres autorités plus traditionnelles grâce auxquelles l'enfant va se construire : la famille et l'école.
Objectif commercial inavoué et " sacro-sainte loi de l'audimat "
En réalité, la télévision n'a qu'un objectif : vendre et faire vendre. C'est devenu essentiellement un instrument commercial que nous ne contrôlons pas. Sans parler de la diffusion pratiquement permanente de publicités plus ou moins explicites ! Elle incite par exemple indirectement à des comportements néfastes pour l'homme, comme la prise de drogues ou l'alcoolisme : et le pire est que, dans la plupart des films où des personnages fument, le scénario fait généralement abstraction du fait qu'ils fument, et cela n'a aucune conséquence sur ce qui leur arrive. Enfin, dans ses calculs à partir de l'audimat, la télécratie confond opinion et audience.
La télévision étiole la philia Selon Stiegler, la télécratie entraîne une perte de la
philia (ce qui lie les gens dans la politique) dans notre société actuelle. La philia est le désir en tant que pouvoir de liaison entre les pulsions égoïstes : c'est grâce à la philia que les citoyens ont conscience de faire partie d'un tout politique. Elle est détruite par le populisme qui caractérise notre société actuelle et en particulier la télévision. Le populisme industriel est ce qui utilise le pouvoir des médias de masse et en particulier celui des médias audio-visuels pour soutirer un profit des pulsions que ces médias permettent de provoquer, de manipuler. Ils réussissent ces manipulations par cette attitude politique qui consiste à se réclamer du peuple, de ses aspirations profondes, de sa défense. En fait, être populiste, c'est gouverner en fonction des sondages en les suivant au jour le jour tout en évitant soigneusement de formuler un véritable projet politique.
La télévision " individualise " les citoyens et la production des programmes devient une véritable industrie. Dans le même temps, tout ce qui est désiré est singulier, or la télévision uniformise les désirs des citoyens, ce qui contribue également à la perte de la philia.
Les hommes politiques utilisent la télévision comme un moyen essentiel de leur campagne, or le rythme rapide et saccadé des émissions de télévision les obligent à adapter leur discours, à produire des slogans plutôt que des idées. C'est ce " court circuit " qui les éloignent parfois des organisations politiques (partis, syndicats) qui les avaient mandatés : cela renie donc la démocratie... Conséquence : cette faculté de trop résumer leurs idées provoque un désir de se détacher des organisations politiques de la part de la population qui cesse de participer au débat politique. Cette perte de confiance les amène à utiliser d'autres formes de participation : des blogs, des sites Internet... et les débats télévisés !
Notre époque est confrontée au même danger que celui que représentaient les sophistes pour la société grecque : ce sont ceux qui parlent le mieux qui s'en sortent mieux. Mais ce n'est pas parce qu'ils parlent mieux qu'ils tiennent un discours vrai... Problème porté au niveau mondial.
II. Qui est responsable ? Les responsables les plus immédiats sont les producteurs de films, d'émissions, et les politiques. En effet, ce sont eux les émetteurs des programmes. Cependant, ce ne sont pas les seuls : les spectateurs eux-mêmes le sont également.
A. Les émetteurs : producteurs de télévision et politiques : Les émetteurs ne se soucient guère de l'importance de la télévision dans le système démocratique : ceux-ci ne jurent que par la loi de l'audimat. La télévision est un moyen parfait pour vendre et faire vendre : pour cela, on épouse à la lettre les souhaits et attentes du spectateur...
Le nombre de chaînes qui se multiplie à la télévision entraîne la concurrence entre elles : contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce n'est pas à des fins éducatives mais pour accaparer tous les types de spectateurs.
La solution proposée par Popper met en valeur le fait que ce soient surtout les producteurs qui sont responsables : s'ils étaient supervisés par une institution qui leur délivrait une licence, violence, problèmes de distinctions entre fiction et réalité (....) ne prendraient plus une telle place au sein des programmes. Tout ce que l'on peut reprocher à la télévision comme danger contre la démocratie dépend en partie de ces producteurs.
Ensuite, les hommes politiques ont également une grande part de responsabilité dans le sens où ils accordent une importance démesurée aux sondages tout en évitant de se prononcer sur un projet politique : ce dernier devient inutile dans la mesure où on élit celui qui sait le mieux s'adresser à nos désirs. Stiegler prend l'exemple de la candidate à la présidentielle 2007 Ségolène Royal , pour montrer qu'elle est issue surtout du monde télévisuel : la télévision l'a fait émerger de la " masse politique ", Madame Royal a réussi à s'imposer à son rival Nicolas Sarkozy en l'imitant, c'est à dire en devenant populiste à son tour (selon Stiegler)
Enfin, selon Bourdieu, qui étudie la télévision d'un point de vue sociologique, en réalité ce ne sont pas les journalistes qui seraient responsables, mais plutôt les institutions en elles-mêmes, c'est-à-dire les milieux professionnels dans leur ensemble : ici le milieu journalistique. En effet, c'est le fait de travailler dans un tel milieu qui pousse alors les individus à agir de la manière qu'on a décrite, par exemple en fonction de l'audimat.
B. Les spectateurs :
Les spectateurs ont également leur part de responsabilité dans la mesure où ils favorisent inconsciemment le danger de la télévision : d'une part, ils laissent leurs enfants devant la télévision un nombre d'heures conséquent, et délaissent ainsi l'éducation plus traditionnelle qui était assurée par l'école ou la famille. De plus, ils pourraient aussi parler avec leurs enfants des émissions qu'ils regardent, commenter avec eux ce qui leur semble faux et trompeur. Ceci permettrait aux enfants de poser un regard plus critique sur la télévision et les informations qu'elle donne.
En fait, tous les parents n'ont pas envie de reconnaître les dommages causés par la télévision, car ils n'en sont eux-mêmes pas convaincus.
III. Comment remédier à un tel problème ? A. Enjeux et difficultés :
L'éducation
La télévision a une portée gigantesque par le fait même qu'elle est regardée par des enfants et des adolescents. Elle a donc un rôle conséquent dans l'Education : l'enfant qui aujourd'hui passe beaucoup (trop) de son temps devant la télévision va se construire en fonction de ce qu'elle diffusera. Or cet enfant est un futur citoyen, donc un futur acteur de la démocratie, et il deviendra à son tour le parent d'une génération nouvelle.
Existe-t-il une solution démocratique ?
La télévision est malgré tout l'expression et la manifestation d'un principe de liberté, en conséquence, comment limiter son pouvoir dans un environnement libéral ? Malgré les reproches formulés contre la télévision, il ne faut pas préconiser, comme on pourrait s'y attendre, une censure, même partielle. En effet, cela irait à l'encontre des principes démocratiques.
B. Solutions : Pour remédier au danger que représente une télévision incontrôlée, Popper préconise la mise en place d'un contrôle sur la télévision : comme les médecins qui suivent un protocole, et sont responsables de la santé de leurs patients, les producteurs de télévision devraient être titulaires d'une licence, un brevet, qui pourrait être retiré éventuellement si un programme diffusé, ou en vue d'être diffusé, n'était pas conforme aux principes démocratiques. Il y aurait donc une réglementation mise en place, entraînant la création d'une institution qui aurait le pouvoir de retirer ces licences. Le contrôle serait donc constant, même à l'obtention de la licence qui serait précédée d'une formation et d'un examen, l'enjeu de tout cela étant de faire comprendre la portée gigantesque que joue la télévision dans l'éducation notamment. C'est la raison pour laquelle, Popper, défenseur acharné de la démocratie, abandonne son libéralisme proclamé, et préconise un système de contrôle très strict pour éliminer définitivement la diffusion d'émissions montrant du sexe ou de la violence, par exemple.
Bourdieu, quant à lui pense que pour mettre fin aux problèmes majeurs de la télévision (la baisse de niveau de qualité des informations données au public par exemple), il faudrait " élever le niveau " dans tous les domaines, c'est-à-dire celui de l'éducation élémentaire fournie aux futurs citoyens. Pour cela, il suggère de mener un véritable combat en liaison avec des syndicats, des associations, des enseignants. Mais ce combat peut apparaître vain et surtout très difficile à mener.
Même si la prise en considération de l'audimat peut s'avérer être démocratique, il est important de ne pas trop s'en inspirer (cela fonctionne comme le référendum, où l'on demande l'opinion du peuple...). En effet, la soumission aux exigences de cet instrument de marketing est l'équivalent de la démagogie : la politique est orientée par les sondages d'opinion. La télévision régie par l'audimat fait peser sur les spectateurs censés être libres les contraintes du marché.
Les producteurs de télévision doivent cesser de fonder leur travail sur l'opinion versatile de la population : ce sont eux les personnes réfléchies qui sont aptes à travailler dans le domaine télévisuel.
Stiegler propose une solution qui s'avère complètement irréalisable, et très idéaliste. En effet, il préconise que les politiques dénoncent le système populiste dont ils sont issus et dont ils profitent chaque jour. Madame Royal devrait donc s'opposer à la télécratie pour rester crédible, alors qu'elle en est le simple produit.
Conclusion :
Le système télévisuel semble être très déficient, dans la mesure où il remet en cause partiellement le principe même de démocratie. Même si on parvient à identifier des responsables, il n'est pas aisé de trouver des solutions au problème, les enjeux de la question étant souvent trop exigeants.
Toutefois, on peut rester mesuré quant au problème de la télécratie dans la démocratie : en effet, de nombreux programmes déjouent un certain nombre de reproches vus dans la première partie. Par exemple les documentaires que propose la chaîne Arte sont instructifs : ils sont alors un complément dans l'éducation d'un enfant.
La télévision n'est donc pas si mauvaise que cela : ce qui est surtout condamnable, c'est la tendance à se servir de cet instrument à des fins personnelles (le cas des politiques par exemple, même si la thèse de Stiegler est quelque peu sévère...).
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