COMPTE -RENDU DE LA RÉUNION AVEC LES DIRECTEURS DES ÉCOLES NORMALES SUPÉRIEURES
LE MARDI 12 FÉVRIER 2008
La réunion a eu lieu au Lycée Henri IV en présence de la directrice de l'ENS et de ses adjoints. Assistaient à la réunion les proviseurs de plusieurs lycées à classes préparatoires ou
leurs adjoints (notamment Louis-le-Grand, Fénelon, Saint-Louis), les professeurs d'hypokhâgne et de khâgne d'Henri IV et de plusieurs lycées de Paris et de province, les élèves d'hypokhâgne et un
certain nombre d'élèves de khâgne d'Henri IV.
La réunion a duré de 17h30 à 19h30.
Elle s'est déroulée en deux parties : après s'être félicités d'être pour la première fois réunis ensemble dans un tel cadre, les membres de la direction des deux écoles ont tour à tour présenté
la spécificité de leurs établissements ainsi que les changements intervenus dans la préparation, les études et les débouchés de chacun d'entre eux. Ils ont ensuite répondu aux questions posées
par l'assistance.
Les deux E.N.S. insistent sur leur transformation en établissements d'enseignement supérieur à part entière co-habilités à diriger des masters (36 spécialités à Lyon) et des études doctorales et
délivrant désormais un diplôme distinct reconnu dans le système universitaire international. Les directeurs présentent les doubles parcours systématiquement encouragés chez les étudiants,
notamment entre domaines universitaires et avec des écoles et instituts (E.N.A. FEMIS, École du Patrimoine, par exemple).
L'une et l'autre école entendent mettre les moyens considérables dont elles disposent (bibliothèque ouverte nuit et jour sept jours sur sept à Lyon par exemple, ou 800 000 volumes à la
disposition des élèves à Ulm) au service de centres de recherche de réputation internationale.
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L'admission à l'école se fait bien sûr toujours par concours, mais aussi, en nombre à peu près égal, sur dossier (ne donnant accès ni au statut de fonctionnaire stagiaire rémunéré ni au logement
dans le campus de l'école). Cette voie devrait avoir vocation à se développer, en particulier si la proposition de la commission Attali de multiplier par quatre le nombre d'admis par promotion
devait être suivie d'effet.
En ce qui concerne la réforme des concours, les textes officiels sur le nouvel horaire de Khâgne n'étant pas parus à ce jour, il n'en sera pas fait mention. Le but de la réforme est de contribuer
au rapprochement des deux écoles et, par l'existence du tronc commun de la B.E.L. (banque d'épreuves littéraires - histoire, philosophie, langue - et la nouvelle épreuve de culture antique et
langues anciennes), de permettre aux élèves de se présenter le plus souvent possible aux deux concours. le directeur adjoint de l'ENS prend l'engagement de veiller personnellement à ce que la
nouvelle épreuve donne de vraies chances aux grands débutants de latin ou de grec. En plus de la traditionnelle épreuve de version universitaire, on entend vérifier au moyen de la rédaction d'un
commentaire de texte en langue étrangère l'aptitude des candidats à s'exprimer dans cette langue par écrit. Les deux écoles espèrent qu'une épreuve de lettres viendra s'ajouter à la banque
commune. Elles ont également en projet un concours international destiné aux candidats étrangers.
A côté des épreuves spécifiques qui demeurent pour chaque école, ces épreuves communes ont vocation à devenir des « épreuves de référence » auxquelles on espère intéresser très rapidement les
écoles de commerce et les I.E.P. de province selon des modalités à définir. [ On comprend mieux dans cette optique le glissement de la définition de la nouvelle épreuve de langue vers « la
traduction et le commentaire d'un extrait d'oeuvre littéraire ou d'un texte de réflexion générale », ce qui permet de ne pas exclure l'article de presse de bonne tenue, cher à Science
Po].Lors de leurs réponses aux questions des élèves, les membres des deux directions ont tenu à rassurer les futurs cubes sur leur aptitude à faire face aux nouvelles épreuves qu'ils n'auront pas
préparées depuis l'hypokhâgne. Ils ont aussi témoigné de leur réaction auprès de la Ministre à la suite du projet envisagé par la commission Pochard de remplacer le concours national d'agrégation
par un « master professionnalisant » passé dans telle ou telle université. En réponse à la question du Proviseur du lycée Henri IV sur l'articulation entre l'encouragement donné aux élèves à
diversifier leurs cursus et leurs orientations professionnelles et le contrat décennal qu'ils doivent toujours signer avec obligation de rembourser la rémunération perçue en cas de départ vers le
secteur libéral ou privé,
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