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Mercredi 7 février 2007
Pas de rire gras dit Tariq Ramadan.
A la rigueur peut-il sourire...
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Mercredi 7 février 2007
Lire cet article en touts points remarquable  de  Abdennour Bidar, professeur de philosophie en classes préparatoires  dans le Monde
 (si , comme cela paraît  raisonnable  et équitable, l'Etat français s'engage à financer la construction de Mosquées, j'espère que cela ne va pas faire trop de vagues, (révision de la loi de 1905?) comme le projet de financer l'école privée qui avait jeté des millions de gens dans la rue quand Bayrou était Ministre de l'Education nationale)
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Mercredi 7 février 2007
Le philosophe américain Dick Howard m'autorise à publier ce papier paru dans Ouest France aujourd'hui . merci Dick!
Point de Vue
Bush et l'Iran : nouvelle fuite en avant
par  Dick Howard (*)

"On oublie souvent qu'il y avait une politique étrangère américaine avant le 11 septembre 2001. Inaugurée déjà du temps de Reagan, cette politique se résumait dans le slogan " America's back ! " (l'Amérique est de retour). Il s'agissait de dépasser le " syndrome du Vietnam ", cette crainte qui paralysait toute initiative de peur qu'elle ne produise des effets pervers. Cette vision s'est imposée lors des élections de 1980, dans la foulée de la révolution islamique en Iran et de la longue prise des otages à l'ambassade américaine.

L'humiliation américaine en Iran comme la défaite au Vietnam sont toujours ressenties par la droite américaine. Elle sut s'en servir contre un Parti démocrate dénoncé comme aveugle sinon complice des forces qui menacent la démocratie. Avec la chute du Mur, puis la victoire impressionnante dans la première guerre du Golfe, la croisade moralisatrice du Parti républicain lui permit de prendre le Congrès en 1994 et de proposer la mise en accusation de Bill Clinton en 1998.

Dès lors, la politique conduite depuis quatre ans en Irak n'étonne pas. Pas plus que le discours de George Bush, le 10 janvier, annonçant l'envoi de nouvelles troupes, malgré le rapport Baker, malgré l'opposition d'une majorité nette de l'opinion. Car " une politique de la volonté " ne saurait se permettre des compromis avec la dure réalité du terrain.

Ce qui a étonné, dans le discours présidentiel, ce sont les accusations portées contre l'Iran, qui fournirait soutien matériel et armes aux ennemis des États-Unis en Irak. Comme l'Iran était l'un des trois pays - avec la Corée du Nord et l'Irak - dénoncés dans le discours de janvier 2002 comme faisant partie d'un " axe du mal ", on peut imaginer que George Bush opte pour la fuite en avant face aux déboires en Irak. Démentie au lendemain du discours, cette option ne cesse de revenir dans le débat...

Or, tout le monde attend des preuves. On se souvient du fameux discours de Colin Powell, en février 2003, devant les Nations unies, qui prétendait démontrer l'existence d'armes de destruction massive... que l'on n'a jamais trouvées, ce qui a entamé la crédibilité des services américains.

L'analyse qui fait autorité et vient d'être publiée émane des services de renseignements (National Intelligence Estimate). Elle souligne la dégradation de la situation en Irak, mais fait peu de cas d'une ingérence iranienne. Le secrétaire d'État à la Défense, Robert Gates, a lui-même parlé de " spéculation " autour d'informations " ambiguës ".

La tactique Bush relève peut-être d'une manoeuvre destinée à faire bouger la situation intérieure en Iran, où la vie politique est loin d'être fermée. On peut penser aussi que le parti du Président veut protéger son propre avenir politique par la manoeuvre déjà utilisée dans l'après-Vietnam. Ce seraient les démocrates qui seraient responsables de la défaite parce qu'ils refusent de se battre jusqu'au bout, en l'occurrence par l'extension de la guerre vers l'Iran. Enfin, les cyniques diront qu'il s'agit d'une provocation qui justifierait, enfin, la revanche contre cet Iran qui, en 1979, faisait voir au monde " notre faiblesse " !

Il est admis que la politique est, par son essence même, fondée sur l'imprévisibilité, alors que le comportement américain, bien avant le 11 septembre 2001, fait comme si une " bonne volonté " se suffisait à elle-même. C'est ainsi que George Bush se leurre en croyant que la " lutte contre le terrorisme " peut servir de passe-partout, justifiant toute action entreprise par son administration. Afin d'éviter une condamnation pour l'incompétence de sa politique en Irak, le président américain tente une fuite en avant.

On pouvait croire que les attentats terroristes subis par les États-Unis feraient comprendre aux Américains qu'ils faisaient partie d'un monde complexe où ils n'étaient pas seuls sur la scène. Il semble, au contraire, que le 11 septembre 2001 ait renforcé une mentalité qui refuse la complexité et se montre incapable de réfléchir à la place de l'autre. La politique, pourtant, ne se pratique pas en solitaire, elle se joue à plusieurs. Elle ne saurait s'appuyer sur des certitudes a priori, ou de pures intentions.

(*) Professeur de philosophie à l'université d'État de New York. Auteur de La démocratie à l'épreuve, Chroniques américaines (Buchet-Chastel).
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Mercredi 7 février 2007
Quelqu'un me faisait remarquer hier soir, que étant donné que le modèle qui inspire Ségolène Royal (en tout cas sous l'angle de la  "démocratie participative") est Hugo Chavez , il y a tout lieu de craindre qu'une fois adoubée par le peuple français,  elle se fasse confier les pleins pouvoirs.. (comme vient de le faire Chavez)
 (bon je rigole)
 (démocratie participative: c'est le fait de dire, " je suis le peuple. Entre vous et moi, il y a une affinité,une osmose, une  confusion  naturelle. Tous les médiateurs (journalistes, élites, parlementaires, ministres) sont superflus. Je parle en votre nom , envoyez moi des mails : "alo présidente",  ô toi le porte -parole de nos moindres désirs, nous te faisons confiance et nous t'aimons. A bas la démocratie représentative, beurk)
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Mercredi 7 février 2007
Ce matin, matin plus. Pas mal, à première vue...
 Quelqu'un l'a lu?
( PS: comment faire pour lire tous ces journaux?)
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Mercredi 7 février 2007
Oui, si l'on en croit Jean-Baptiste Thoret qui prend ici pour cible JM Frodon (vour son dernier édito des Cahiers).
 L'adversaire de Frodon ne manque pas d'arguments...
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Mercredi 7 février 2007
Lire le papier de Oilvier Séguret aujourd'hui dans LIbé. Cinephilie retorse. Je n'ai pas trouvé le lien
"A quoi ressemble le tableau de la vie cinématographique française selon nos perfides amis britanniques?C'est bien simple: «Le public français plébiscite les comédies romantiques ou les grosses farces et rejette en bloc le cinéma artistique tandis que pendant ce temps, les cinéphiles agonisent> (1). Ce jugement nuancé s'étalait la semaine dernière sur les quatre colonnes d'une page du Guardian, dans laquelle la correspondante à Paris du quotidien londonien, enfonçait à la massue le même vieux clou. Dans un vertigineux confusionnisme, on y lisait notamment qu'«après des années de déclin au cours desquelles le public a attendu en vain un nouveau Renoir ou un nouveau Louis Malle (sic!), la fréquentation des films d'auteur [ou «arthouse film», ndlr] est en chute libre». Plaçant résolument sa plume du côté de lamente plutôt que de celui du lièvre, la journaliste développe ensuite pour étayer ce point devise les «arguments» caricaturaux de l'anti-intellectualisme primaire. En gros: c'est la faute à la critique, forcément snob ou corrompue, et aux cinéastes eux-mêmes, naturellement vains et prétentieux. Les seuls auteurs qui, selon la rédactrice, consolident chez nous leur popularité, sont, tels Michèle Haneke, étrangers: donc ça ne compte pas, semble-t-elle déduire. Enfin, un peu plus loin, emporté par sa propre fronde, l'article déraille à propos des Bronzés 3 de ses 10 millions d'entrées: «Ironiquement le film le  film réalisé par Patrice Leconte, autrefois l'un des plus grands espoirs du cinéma d'auteur français.» On aura donc tondu.
Après tout, peu importent les détails malhonnêtes dont cette plaidoirie poussiéreuse fourmille. Ce qui compte ici, c'est une fois de plus le message général qu' ellev éhicule,
absolument synchrone avec toutes les sortes de bassesse déversées par notre époque sur l'art ou la culture lorsqu'ils onde toupet d'échapper ou de ne pas correspondre aux lois du marché. La sanction du succès, la légitimation par le chiffre d'affaires, la péréquation idiote entre l'oeuvre et son impact quantitatif immédiat (car il s'agit désormais de faire ses preuves en quatre j ours d'exploitation): voilà désormais les seuls critères intelligibles retenus pour appréhender la «valeur» d'un film. Fondé sur le dogme implicite et ravageur selon lequel«lepublic a toujours raison», ce discours n'aqu'un  objectif  discréditer les formes les plus courageuses, novatrices et risquées en dissertant sur ces fameuses «bonnes raisons» au nom desquelles les spectateurs s'en éloignent. Parmi les diagnostics les mieux répandus chez nos Diafoirus des années zéro, on trouve également cette épitaphe devenue un peu trop courante et à ce titre suspecte: la cinéphile serait morte. Gilles Jacob luimême (toujours président suprême du Festival de Cannes) a déclaré les cinéphiles «espèce en voie de disparition» (2) et le distributeur Thomas Ordonnera (société Shellac) juge que «la cinéphilie n'existe plus en France»(3). Outre qu'on est un peu vexé de ne pas avoir reçu le fairepart, on aimerait poser autre ment le problème. La cinéphilie change, évolue et se transmute sans interruption depuis son origine. Le «corps cinéphile», si une telle chose existe, est en ce sens immortel. Que certains cinéphiles «historiques» ne le reconnaissent plus aujourd'hui témoigne sans doute de leur propre éloignement de l'objet cinéma et de ses transfigurations postmodernes. Mais cette perplexité, finalement, concerne davantage leur propre histoire qu'un «destin» de la cinéphile auquel ils aimeraient tant identifier leurs vies. Hélas pour eux, le cinéma est éternel; tant mieux pour nous, la cinéphile aussi".
(1) et (3) The Guardian du
29 janvier et guardian.co.uk/film
(2) Lire à ce propos le billet remarquable de Patrice Blouin dans les Inrocks du 23 janvier.
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Mercredi 7 février 2007
Ca y est , c'est sorti! Lire la critique de Laure
On se précipite et on échange nos points de vue?J'ai bénéficié d'un petit briefing hier soir.. car sinon, on me dit que je ne suis pas en mesure (intellectuellement) de comprendre toute seule.
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Mercredi 7 février 2007
C'est Alain Duhamel et Schneidermann qui s'écharpent à propos du populisme et des journalistes mandarins (= élites élitistes et proches du pouvoir) . Ca m'amuse car ils sont tous les deux à Libé et tous les deux ce dont ils s'accusent, c'est-à-dire pas vraiment des "vrais gens" proches du peuple. Mais plutôt des privilégiés instruits et donc prétentieux! (c'est eux qui le disent)
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Mercredi 7 février 2007
Lire le Rebond de Fadela Amara et Mohammed Abdi dans Libé
 Je ne peux plus mettre d'images, over blog est en panne! Impossible de mettre les caricatures!
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