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Dimanche 11 mars 2007
 Furax contre son propre camp, qui ne l'a pas soutenue suffisamment  au départ.
(c'est vrai, mais est-il bien judicieux d'en faire état?)
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Dimanche 11 mars 2007
Contre tous les extrémismes, pour la tolérance, pour l'Europe, pour le rassemblement de tous les français..
 Cela ne ressemble pas vraiment à un soutien à Sarkozy!
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Dimanche 11 mars 2007
C'est ... Philosophie de A à Z ! (sur Amazon)
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Dimanche 11 mars 2007
La liberté n'est en aucun cas le  pouvoir, pour chacun, de faire tout ce qu'il veut:

 Chapitre II Diverses significations données au mot de liberté

  "Il n'y a point de mot qui ait reçu plus de différentes significations,  et qui ait frappé
les esprits de tant de manières, que celui de liberté. Les uns l'ont pris pour la facilité
de déposer celui à qui ils avaient donné un pouvoir tyrannique ; les autres, pour la faculté
d'élire celui à qui ils devaient obéir ; d'autres, pour le droit d'être armés, et de pouvoir
exercer la violence ; ceux-ci pour le privilège de n'être gouvernés que par un homme de leur
nation, ou par leurs propres lois. Certain peuple a longtemps pris la liberté pour l'usage
de porter une longue barbe. Ceux-ci ont attaché ce nom à une forme de gouvernement, et en
ont exclu les autres. Ceux qui avaient goûté du gouvernement républicain l'ont mise dans ce
gouvernement ; ceux qui avaient joui du gouvernement monarchique l'ont placée dans la
monarchie. Enfin chacun a appelé liberté le gouvernement qui était conforme à ses coutumes
ou à ses inclinations ; et comme dans une république on n'a pas toujours devant les yeux, et
d'une manière si présente, les instruments des maux dont on se plaint ; et que même les lois
paraissent y parler plus, et les exécuteurs de la loi y parler moins ; on la place
ordinairement dans les républiques, et on l'a exclue des monarchies. Enfin, comme dans les
démocraties le peuple paraît à peu près faire ce qu'il veut, on a mis la liberté dans ces
sortes de gouvernements ; et on a confondu le pouvoir du peuple avec la liberté du peuple.

 Chapitre III Ce que c'est que la liberté
Il est vrai que dans les démocraties le peuple paraît faire ce qu'il veut ; mais la liberté
politique ne consiste point à faire ce que l'on veut. Dans un Etat, c'est-à-dire dans une
société où il y a des lois, la liberté ne peut consister qu'à vouloir faire ce que l'on doit
vouloir, et à n'être pas contraint de faire ce que l'on ne doit pas vouloir.
Il faut se mettre dans l'esprit ce que c'est que l'indépendance, et ce que c'est que la
liberté. La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent ; et si un citoyen
pouvait faire ce qu'elles défendent, il n'aurait plus de liberté, parce que les autres
auraient tout de même ce pouvoir. "
Montesquieu
L'Esprit des Lois (1748) Livre X1, chapitres  2 et 3 
Pp 394-395, Bibliothèque de la Pléiade 1970
(Ou  Tome 1, pp 291-292 en GF )
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Dimanche 11 mars 2007


. Dans son Traité des autorités théologique et politiques, Spinoza tente de déduire le meilleur système politique  d'une réflexion sur la nature humaine et sur ses exigences. Le but de l'Etat  ne peut être que la liberté:

"Nul, disions-nous, ne saurait aliéner sa liberté de juger ni de penser ce qu'il veut, et
tout individu, en vertu d'un droit supérieur de nature, reste maître de sa réflexion. Par
suite, ce serait s'exposer à un désastre certain, que de vouloir obliger les membres d'une
collectivité publique-dont les  opinions sont diverses, voire opposées - à conformer  toutes
leurs paroles aux décrets de l'Autorité souveraine. Même les citoyens d'intelligence 
avertie, pour ne point parler de la foule commune, sont incapables de garder suffisamment le
silence : les hommes ont d'ordinaire le grand tort de confier à d'autres  leurs projets,
même lorsqu'ils feraient mieux de se taire. Une Autorité politique exercerait donc un règne
d'une violence extrême, si elle refusait à l'individu le droit de penser, puis d'enseigner
ce qu'il pense. Elle donnera au contraire des preuves de modération en accordant cette
liberté à tous[...]
  Partons des principes de toute organisation en société,  démontrés plus haut [1] ; il
s'ensuit, avec la plus grande évidence, que le  but final de l'instauration d'un régime
politique n'est pas la domination, ni la répression des hommes, ni leur soumission au joug
d'un autre. Ce à quoi l'on a visé par un tel système, c'est à  libérer l'individu de la
crainte - de sorte que chacun vive, autant que possible, en sécurité ; en d'autres termes
conserve au plus haut point son droit naturel de vivre et d'accomplir une action (sans nuire
ni à soi-même, ni à autrui). Non, je le répète, le but poursuivi ne saurait être de
transformer des hommes raisonnables en bêtes ou en automates ! Ce qu'on a voulu leur donner,
c'est, bien plutôt, la pleine latitude de s'acquitter dans une sécurité parfaite des
fonctions de leur corps et de leur esprit. Après quoi, ils seront en mesure de raisonner
plus librement, ils ne s'affronteront plus avec les armes de la haine, de la colère, de la
ruse et ils se traiteront mutuellement sans injustice. Bref, le but de l'organisation en
société, c'est la liberté !"

Spinoza
Traité des autorités théologiques et politiques (1670)
Œuvres complètes
Bibliothèque de la Pléiade, pp 898-899, 1954
Note 1 : Il s'agit des principes fondateurs de l'Etat, républicain, laïc et démocratique.
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Dimanche 11 mars 2007

Dans  son fameux "Discours sur la servitude volontaire",  La Boétie montre que la force des tyrans procède en partie de la résigantion de ses sujets. Si les hommes ont, de fait, la capacité  de reconquérir leur liberté, pourquoi ne saisissent-ils pas cette chance ?


" Mais quoi ! Si pour avoir la liberté, il ne faut que la désirer ; s'il ne suffit pour cela que du vouloir, se trouvera-t-il une nation au monde qui croie la payer trop chère en l'acquérant par un simple souhait ? Et qui regrette sa volonté à recouvrer un bien qu'on devrait racheter au prix du sang, et dont la seule perte rend à tout homme d'honneur la vie amère et la mort bienfaisante ? Certes, ainsi que le feu d'une étincelle devient grand et toujours se renforce, et plus il trouve de bois à brûler, plus il en dévore, mais se consume et finit par s'éteindre de lui-même quand on cesse de l'alimenter : pareillement plus les tyrans pillent, plus ils exigent ; plus ils ruinent et détruisent, plus on leur fournit, plus on les gorge ; ils se fortifient d'autant et sont toujours mieux disposés à anéantir et à  détruire tout ; mais si on ne leur donne rien, si on ne leur obéit point ; sans les combattre, sans les frapper, ils demeurent nus et défaits : semblables à cet arbre qui ne recevant plus de suc et d'aliment à sa racine, c'est bientôt qu'une branche sèche et morte.
Pour acquérir le bien qu'il souhaite, l'homme entreprenant ne redoute aucun danger, le travailleur n'est rebuté par aucune peine. Les lâche seuls, et les engourdis, ne savent ni endurer le mal, ni recouvrer le bien qu'ils se bornent à convoiter. L'énergie d'y prétendre leur est ravie par leur propre lâcheté ; il ne leur reste que le désir naturel de le posséder. Ce désir, cette volonté innée, commune aux sages et aux fous, aux courageux et aux couards, leur fait souhaiter toutes choses dont la possession les rendrait heureux et contents. Il en est une seule que les hommes, je ne sais pourquoi, n'ont pas même la force de désirer. C'est la liberté : bien si grand et si doux ! que dès qu'elle est perdue, tous les maux s'ensuivent, et que, sans elle, tous les autres biens, corrompus par la servitude, perdent entièrement leur goût et leur saveur. La seule liberté, les hommes la dédaignent, uniquement, ce me semble, parce que s'ils la désiraient, ils l'auraient : comme s'ils se refusaient à faire cette précieuse conquête, parce qu'elle est trop aisée ".

Etienne de La Boétie
De la servitude volontaire (1548)
Payot 1985
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Dimanche 11 mars 2007
C'est Jean-Louis Bianco qui le dit dans le JDD
"Si des électeurs s'intéressent à François Bayrou, c'est que les médias ont créé un effet de loupe sur lui et l'ont mis à la mode"

Oui, ça doit être ça...
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Dimanche 11 mars 2007
C'est dans le Monde
Notez comment il gère la presse...
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