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Lundi 31 mars 2008
Vous trouverez ici un résumé les principales oeuvres de Epicure et de Epictète ici
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Vendredi 28 mars 2008

 

 

 Dans un article de 1971, Philosophy and environnemental crisis, le philosophe Joel Feinberg se demande s'il est possible de parler de "droits" en ce qui concerne des êtres qui ne sont pas des agents moraux. Il remarque que cette situation se présente déjà habituellement.

 Jean-Yves Goffi rapporte ici son argumentation:

 

"J. Feinberg définit les droits en pensant essentiellement aux droits-titres : avoir un

droit, c'est avoir un titre à quelque chose contre quelqu'un. La reconnaissance de ce titre

peut procéder dune part d'un ensemble de règles ; on a alors affaire à un droit légal; elle peut d'autre part procéder  des principes d'une conscience éclairée : on affaire à un droit moral.

 Le titulaire par excellence d'un droit-titre  est l'être humain adulte (la personne). Le non titulaire par excellence d'un droit-titre est

 le rocher  (la simple chose).
Mais, entre les deux, existe toute une série de cas litigieux.

Les  entités suivantes peuvent-elles être considérées comme  titulaires de droits :

-Nos  ancêtres disparus?

-Les animaux (à titre individuel)?

-Les espèces animales?

-Les  plantes?

-Les arriérés et les déments?

-Les générations à venir?

La méthode de J. Feinberg va consister à examiner les plus familiers et les moins  

discutables, à noter leurs caractéristiques les plus saillantes et à comparer ensuite  avec 

les cas plus litigieux [...]

Dans son article de 1971, J. Feinberg tient pour acquis que personne ne contestera

l'incompétence des animaux à être des agents moraux   [...]

 

Il  faut donc admettre que les animaux sont incompétents,  qu'ils n'ont pas et ne sauraient

avoir le statut d'agents moraux. Mais le fait que l'on n'ait pas de devoirs ou d'obligations

n'entraîne pas que l'on n'ait pas de droits. Les déments, les simples d'esprit, les

vieillards séniles ou les enfants en bas-âge ne sont pas non plus des agents moraux, - ils

ont certainement des droits légaux; et nous pensons en général que c'est le propre d'une

conscience particulièrement perverse  que de leur refuser également des droits moraux.

A  ce stade de l'argumentation, les adversaires des droits moraux sont tentés de raisonner

ainsi: les animaux ont peut-être des droits-titres contre nous mais ils ne le savent pas et 

ne peuvent pas chercher à les revendiquer. Les êtres humains, eux, en sont capables. Quant à

ceux qui sont incompétents, ils sont, au moins potentiellement, capables de revendiquer  ce

qui leur est dû : ainsi, les enfants en bas-âge le un jour, les vieillards séniles l'ont

été, et les simples d'esprit ou les déments le seraient sans leur infirmité ou leur

handicap. En d'autres termes, en matière de justice, les animaux  doivent nécessairement être  représentés, les humains ne sont  représentés que par suite de circonstances contingentes.

Il est vraisemblable que cet argument veut dire  que les animaux ne sont pas autonomes, et

donc qu'une  dimension essentielle de la moralité leur fait défaut.

La réponse de J. Feinberg consiste à distinguer deux  façons d'être représenté. Dans certains  cas, celui qui représente se  contente d'exécuter les instructions de celui qu'il représente ;

 dans d'autres, celui qui représente a une très autonomie par rapport à celui qu'il  représente.

J. Feinberg ne donnant pas d'exemples directement transposables au contexte 

français, nous proposons les suivants. Un procureur de la République doit déférer aux

injonctions du procureur  général (au moins dans le cadre des réquisitions

ëcrites) : ici, il exécute les instructions de celui qu'il représente. Mais c'est une autre

façon de dire que ce qui est représenté est une volonté. En revanche, un malade mental peut

être placé sous tutelle, c'est-à-dire qu'il peut être totalement privé de sa capacité

juridique; son tuteur le représentera d'une manière continue dans tous les actes de la vie

civile. Mais ce qui est représenté ici, ce sont des intérêts. Il n'est donc pas nécessaire

d'avoir des volontés pour être représenté : il suffit d'avoir des intérêts.

Cette discussion aboutit à une définition du titulaire de droits:

"(Les) êtres qui peuvent avoir des droits sont précisément ceux qui ont (ou peuvent avoir)

des intérêts. J'en suis venu à me permettre cette conclusion pour deux raisons : (1) le

titulaire d'un droit doit pouvoir être représenté, et il est impossible de représenter un

être qui n'a pas d'intérêts; (2) le titulaire d'un droit doit pouvoir, en sa propre

personne, être en situation de bénéficier de quelque chose; et un être qui n'a pas

d'intérêts est un être à qui on ne peut faire de tort, mais qu'on ne peut pas non plus,

faire bénéficier de quelque chose (il n'a pas du tout de bien qui lui soit propre)".

 

Puisque la classe des êtres qui peuvent avoir des droits est identique à la classe des êtres

qui ont (ou qui peuvent avoir) des intérêts, la question se pose alors de savoir ce qu'est

avoir un intérêt; après quoi il faudra déterminer quels sont les intérêts animaux.

Afin de déterminer ce qu'est un intérêt".

 

 

 

Jean-Yves Goffi Le philosophe et ses animaux.Du statut éthique de l'animal.

Ed Jacqueline Chambon,1994

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Jeudi 27 mars 2008


Calliclès  est l'adversaire de Socrate dans Gorgias:

 " Voici ce qui est beau et juste suivant la nature, je te le dis en toute franchise, c'est que pour bien vivre, il faut laisser prendre à ses passions tout l'accroissement possible, au lieu de les réprimer, et, quand elles ont atteint toute leur force, être  capable de leur donner satisfaction par son courage et son intelligence et de remplir tous ses désirs à mesure qu'ils éclosent.
Mais cela n'est pas, je suppose, à la portée du vulgaire  ( 1. De là vient qu'il décrie les gens qui en sont capables, parce qu'il a honte de lui-même et veut cacher sa propre impuissance.  Il dit que  l'intempérance est une chose laide, essayant par là d'asservir ceux qui sont mieux doués par la nature, et ne pouvant lui-même fournir à ses passions de quoi les contenter, il fait l'éloge de la tempérance et de la justice à cause de sa propre lâcheté (...). La vérité que tu prétends chercher, Socrate, la voici : le luxe, l'incontinence
 et la liberté, quand ils sont soutenus par la force, constituent la vertu et le bonheur ; le reste, toutes ces belles idées, ces conventiens contraires à la nature, ne sont que niaiseries et néant".
Gorgias,  Platon

Note 1 : Calliclès s'en prend au vulgaire, c'est-à-dire à l'opinion commune , qui est celle des faibles à ses yeux.
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Jeudi 27 mars 2008


La nature peut-elle être source de moralité? Un 'individu peut-il  suivre son seul instinct, peut-il  ne se fier  qu'à sa bonté naturelle?
Rousseau a hésité à ce propos, comme le rappelle  ici Tzvetan Todorov. Il fut conscient des difficultés liées à l'idée d'une "moralité" qui consisterait pour l'individu  à  "ne suivre en tout les penchants de son coeur".. Seul un être solitaire peut adopter une telle "morale"...


 "L'égoïsme est  peut-être le destin de l'individu ; il ne saurait en être l'idéal.
Quant à la quête de soi, il est difficile de présenter la dérive du bateau sur la surface du lac comme une des voies de l'homme. Mais cette quête s'accompagne d'une hiérarchisation des valeurs, qu'on peut contester. L'individu solitaire abolissant toute référence aux autres, renonce par là même à toute vertu, qu'elle soit  civique » ou « humanitaire ». Rousseau n'y voit pas d'inconvénient, au contraire : « L'instinct de la nature est [... ] certainement plus sûr que la loi de la vertu H     (EmileII ; I, 864}. 11 suffit de laisser parler en nous la bonté naturelle, les résultats seront les mêmes, voire supérieurs à ceux qu'on aurait obtenus grâce à la  vertu. Mais la bonté même est-elle suffisamment intérieure à l'homme ? Après s'être scruté attentivement, Rousseau doit renoncer aux aspirations à la bonté, et se contenter du bonheur que lui procure la simple satisfaction de ses désirs. « Dans la situation où me voilà, je n'ai plus d'autre règle de conduite que de suivre en tout mon pendant sans contrainte. [...] La sagesse même veut qu'en ce qui reste à ma portée le fasse tout ce qui me flatte [...) sans autre règle que ma fantaisie » (Rêveries  ).
Rousseau voudrait voir dans cette attitude  "grande sagesse et même grande vertu" . (ibid.). Mais rien ne vient à l'appui de cette prétention. L'individu peut être heureux à se livrer sans contrainte à ses penchants ; i! ne saurait revendiquer pour lui ces autres qualificatifs, sans avoir au préalable modifié le sens des mots. Rousseau a bien changé depuis ces pages des Confessions où il condamnait cette même doctrine, attribuée (probablement avec justesse)  à Diderot : « Savoir, que l'unique devoir de l'homme est de suivre en tout les penchants de son coeur » . Le gouverneur d'Émile nous avait déjà mis en garde contre toute tentative pour fonder la conduite sur !a seule intensité du plaisir : « Celui qui n'est que bon ne demeure tel qu'autant qu'il a du plaisir à l'être, la bonté se brise et périt sous le choc des passions humaines ; l'homme qui n'est que bon n'est bon que pour lui N (Émile, v ; IV, 818). « Apprends-moi donc à quel crime s'arrête celui qui n'a de lois que les voeux de son coeur, et ne sait résister à rien de ce qu'il désire ? » (ibid. ; 1V, 817). Avec sa clairvoyance habituelle, Rousseau envisage dans ces phrases un chemin qui nous est bien familier aujourd'hui, celui auquel est destiné l'homme-machine désirante ; et il en indique aussitôt les dangers. C'est pourtant la voie dans laquelle s'engage le solitaire des Rêveries, une voie qui mène au-delà du bien et du mal, dans un culte de l'intensité de l'expérience. "

Todorov Frêle bonheur

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Jeudi 27 mars 2008

 

Sujet très original qui permet d’évaluer l’inventivité du candidat, car ici on ne peut pas appliquer des règles apprises (comme thèse-antithèse-synthèse)

Je pense qu’il fallait se demander ce que veut dire « mes » dans l’expression « mes » valeurs.

 Ceci n’est pas un corrigé mais une interprétation libre du sujet :

 Problématique :

 Cela peut-il avoir un sens, et si oui, lequel, de dire « mes » valeurs, comme on dit  « mes » meubles, ou « mes » enfants, ou « mes » opinions….

 

Première piste :

 Mes valeurs (au sens où l’on dit « mes parents »). «  Mes » valeurs sont celles dont je proviens, qui me définissent. « Mes » : au sens de « mon héritage ». On pense à Socrate évoquant son rapport aux lois dans le Criton.

 

Seconde piste :

 A l’opposé, on peut dire « mes » valeurs au sens où l’on dit mes préférences,  ou encore mes actions en bourse, ce sur quoi j’ai investi. « Valeurs » au sens boursier du terme. En mettant donc l’accent sur la liberté.  Question : que se passe-t-il si mes valeurs ne sont pas vos valeurs ? Et qui peut dire quelle est la valeur de mes valeurs, par opposition aux vôtres ? « Mes valeurs » si elles ne sont pas reconnues ne perdent-elles pas toute valeur ? En économie la valeur doit être établie objectivement,  sur un marché sinon … la valeur  n’est qu’une fausse monnaie.

 On peut  toutefois distinguer  valeurs au sens quantifiable  (prix) et au sens qualitatif (non évaluable). On passe de la valeur économique à la valeur morale ou esthétique, ou affective…

 

 

Troisième piste :

 « Mes valeurs » comme on dit « ma » ville (c’est-à-dire mon  lieu de résidence, mon point d’ancrage). Le « mes » cesse d’être strictement  possessif  pour renvoyer à un système de référence. Ce qui conduit à l’idée que « mes » valeurs sont nécessairement des valeurs… qui ne m’appartiennent pas en propre, mais que je peux adopter, reconnaître, revendiquer, prôner etc.. Il en va ainsi pour les valeurs politiques (idéal libéral, socialiste etc..),  morales ou encore esthétiques. Mes valeurs sont celles que je souhaite partager avec vous…

 Quand je pose librement des valeurs (« mes » valeurs) en même temps je choisis pour l’humanité tout entière (Sartre)

 

 Conclusion

 Le sujet invitait de manière originale à aborder le problème du relativisme. En montrant, par exemple, que « mes  valeurs »  est une expression problématique.

 Ce qui n’a de valeur que pour moi n’a plus vraiment de valeur   ….

 En d’autres termes,  des valeurs que l’on revendique comme siennes, comme singulières, spécifiques,  resteraient  toujours  en même temps une manière d’affirmer une appartenance (ou de  rejeter une appartenance : « nous n’avons pas les mêmes valeurs ;  cf Bourdieu, La distinction).

 

 Certes, « l’homme est la mesure de toute chose » (Protagoras). C’est sans doute l’homme qui décide de la valeur des choses.  Mais il ne peut pas le faire  arbitrairement, sans que ne se  pose la question de la valeur … de ces valeurs. Les valeurs    ne sont pas des choses que l’on peut posséder ni dérober au regard des autres - pour en jouir tout seul ?.. Les valeurs ont besoin d’un espace de visibilité, d’un mode quelconque de reconnaissance, pour exister. Il en va aussi des valeurs d’opposition, de distinction  (« mes valeurs » comme signe de raffinement), de rejet des valeurs dominantes etc..

 Même Zarathoustra révèle « ses » valeurs à ses disciples…

 

 

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Mercredi 26 mars 2008
La réponse  de ce juriste est non, même si elle est subtile et nuancée...par Bernard Beigner dans le Monde

 C'est le même point de vue que j'exprimais il y a quelques jours ici : "l'euthanasie , une question philosophique?"
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Mercredi 26 mars 2008

Achetez vite le Monde si vous n'étes pas abonnés, pour lire cet article

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Lundi 24 mars 2008

Lire ici
Ecouter ici : Faut-il en finir avec le principe de précaution?

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Dimanche 23 mars 2008


Identité et diversité

 Pour savoir si le changement est compatible avec l'identité, il faut bien distinguer les changements de nature et les changements de degré:


"Selon notre manière commune de voir le monde, l'identité n'est pas incompatible avec le changement et il n'est pas raisonnable de se contenter d'affirmer que « si ça change, c'est différent » pour rendre compte du problème de l'identité à travers le temps. Que certains changements annihilent l'existence des individus qui s'en trouvent affectés est une chose, que n'importe quel changement détruise l'identité d'un individu en est une autre. Il ne fait guère de doute non seulement que nous acceptons fort bien que l'identité et le changement sont compatibles dans nos jeux de langage ordinaires, mais encore que l'identité et le changement sont inscrits au coeur des choses elles-mêmes, au moins en ce qui concerne les objets biologiques.
Pour lever cette ambiguïté essentielle entre la persistance et la non-persistance des choses en devenir, il convient d'opérer une distinction entre deux types de changements les changements de type 1 qui préservent l'identité de la chose qui change et les changements de type 2 qui la détruisent.[...]  Nous pouvons préciser la différence entre les changements de type 1 et les changements de type 2 en soulignant que les changements de type 1 sont des changements de degré (du foetus au bébé, du bébé à l'enfant, de l'enfant à l'adulte, de l'adulte au vieillard), tandis que les changements de type 2 sont des changements de nature (du vieillard au cadavre). En termes aristotéliciens , nous pouvons dire que les changements de type 1 sont des changements de lieu (translation), de propriété ou de qualité (altération), ou de quantité (accroissement et décroissement), et que les changements de type 2 sont des changements de substance (génération et corruption).
Dès lors, l'hypothèse d'un changement transortal   (1 de type 1, comme on peut en rencontrer dans la littérature fantastique, chez Ovide et chez Kafka  (2 dans leurs récits de métamorphoses respectifs, ou encore dans la Bible à travers le récit de la femme de Loth transformée en statue de sel, ne saurait être prise au sérieux. Si, réellement, on entend par sorte ce qu'une chose est spécifiquement, il est vain d'imaginer qu'une chose puisse franchir sans encombre la muraille de son espèce (identité spécifique). On n'échappe pas à sa sorte. Si les têtards se transforment en grenouilles, les carrosses ne se transforment pas en citrouilles. Comprenons : dans le cas des métamorphoses naturelles et tout à
fait réelles, il y a transformation d'un état d'une substance donnée à un autre état de la même substance (changement de type 1) ; dans le cas des métamorphoses fantastiques, il y a bel et bien passage d'une substance à une autre substance (changement de type 2)".
Maxime Ferret
L'identité  G.F. 1998

Note 1 : Transortal : d'une sorte à  l'autre. Changement "transortal ": changement de genre , ou encore de nature.
 Note 2 : Kafka : La métamporphose
Ovide: Les métamorphoses

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Samedi 22 mars 2008

Sujets

 Identités

 

 Unité nationale, identités multiples

 Est-on toujours soi-même ?

Ma mémoire, est-ce mon identité ?

La mémoire d’une nation constitue-t-elle son identité ?

L’identité exclut-elle la diversité ?

Ma conscience est-elle seule garante de mon identité ?

Peut-on conjuguer plusieurs identités ?

 Une identité peut-elle être inconsciente ?

 Le corps est-il le support de l’identité ?

L’identité morale

Un peuple a-t-il une identité ?

 

 Environnement

 

 La nature peut-elle être définie comme l’environnement des hommes ?

L’écologie, est-ce le souci de l’environnement ?
 « Nous n’héritons pas de la terre, nous l’empruntons à nos enfants » (Proverbe indien)

La nature a-t-elle des droits ?

 La valeur de la nature est-elle subordonnée à celle de l’humanité ?

Sans l’homme, la nature aurait-elle une valeur ?

La techno-science constitue-t-elle une menace pour la nature ?

Ce qui est bon pour la nature peut-il être mauvais pour l’homme ?

 

 

 

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