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Samedi 24 mars 2007
Et il intervient  enfin dans la campagne sur son blog
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Samedi 24 mars 2007
En réponse à une remarque d'un visiteur, voici les informations demandées trouvées sur Internet:
Budget Education nationale :
Enseignement (59)  + recherche (20) : 79 milliards d'Euros.    Défense : 36 milliards en 2006
Evolution du budget de  l' Education nationale: 
2000: 55 Milliards d'Euros     2006: 59 milliards  d'Euros


( in le Monde dépenses publiques)


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Samedi 24 mars 2007
La question de l'identité nationale remporte un franc succès...(seul Bayrou n'embraye pas) Le Monde ce soir p 9.
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Samedi 24 mars 2007
C'est Bernadette Chirac qui le dit.Extrait de Maintenant, dans le Monde
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Samedi 24 mars 2007
C'est dans Libé.
Après ce malheureux incident, Nicolas  Sarkozy a  invité les préfets a interpeller  désormais les sans papier à l'écart des écoles et .. à l'abri des caméras!
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Samedi 24 mars 2007
Je prendrai quatre exemples de sujets :
1) Les hommes existent-ils comme existent les choses ?
2) Quel rôle joue l'expérience dans la connaissance humaine ?
3) L'homme est-il le seul être à avoir une histoire ?
4) L'art peut-il être immoral ?
Principe de base :
Il faut élaborer une problématique, puis faire un plan en trois parties. Chaque partie constitue une thèse (et non un thème comme "  l'existence ", par exemple, ni une question comme " qu'est-ce que l'art ? ",  par exemple). Une thèse comporte en général un sujet,  un verbe et un complément. Elle constitue une réponse à la question posée, ou à l'une des questions posées en introduction. Par exemple : "  L'expérience est la base de toute connaissance ".
 L'introduction, les trois parties et la conclusion sont nettement séparées (trois lignes). Chaque partie énonce explicitement, en conclusion,  la réponse donnée dans cette partie à la question posée.
La problématique
 Ce n'est pas une question, ni une suite décousue de questions, mais deux ou trois questions articulées entre elles, et déduites de la tension inhérente au sujet. Par exemple,  l'antagonisme entre hommes et choses (sujet 2). Ou l'indépendance entre art et moralité (sujet 4). Pour trouver sa problématique, il faut chercher une opposition ou une contradiction inhérente au sujet, puis énoncer cette apparente opposition  (d'un côté l'art n'a que faire de la morale, d'un autre côté, il existe des œuvres scandaleuses) puis suggérer un éventuel dépassement de cette contradiction (" il faut (ou il ne faut pas)  établir des limites, ou des interdits,  en art. Mais qui peut faire cela ? " ). Ou bien (sujet 3) : seul l'homme a une conscience donc une histoire, mais les animaux ont une histoire au sens d'évolution. Comment distinguer histoire et évolution ?
Ce que font les élèves et qu'il ne faut pas faire
C'est ce que j'appelle les " stratégies d'évitement " du sujet. Eviter la question dans son originalité, afin de réciter son cours, par exemple le cours sur l'empirisme et le rationalisme pour le sujet 2. Il ne faut jamais commencer une partie par " selon tel philosophe " , ni le devoir par : " De tous temps, les philosophes ont pensé " . Pas de citations sans référence, sans explication. Pas de citations hors contexte. Ne pas énoncer une thèse stupide et indéfendable en première partie pour pouvoir en suite l'écarter. Toutes les affirmations doivent être pesées, nuancées, même en début de devoir.
 L'introduction
 Entrez immédiatement dans le vif du sujet. Pas de baratin, pas d'amorce. Eventuellement énoncer des définitions provisoires des termes du sujet, sans négliger aucun terme (par  exemple " chose " pour le sujet 1, ou " moral/immoral " pour le sujet 4). Puis finir par la problématique. Pas d'introduction segmentée. Toujours un seul paragraphe.
Les différents types de plan
 Quand il s'agit d'une question à laquelle on peut répondre par oui ou non, on peut faire thèse, antithèse, synthèse, mais en nuançant d'emblée ( " certaines œuvres d'art peuvent paraître immorales, ont pu paraître telles") et sans énoncer des opinions tranchées et évidemment absurdes  parce que trop générales : " l'art n'est jamais  immoral " . Pensez qu'une question sur l'art (sujet 4) amène à s'interroger sur les différents types d'œuvres, les différentes formes d'art. Les réponses varieront selon les cas (œuvres figuratives ou  non) ; de même, en ce qui concerne les " choses " (sujet 1), il y a toutes sortes de choses (inanimées, animées, culturelles) : les réponses varieront selon les cas.
Si vous ne pouvez pas répondre par oui ou par non (sujets 2 et 3) il faut  trouver une contradiction qui vous permette d'énoncer un point de vue en première partie, un point de vue opposé en seconde partie, puis un point de vue différent et plus juste - plus synthétique, plus englobant ou plus radical- en troisième partie. C'est souvent en jouant sur le sens des mots, plus large ou plus restreint (sens du mot " histoire ", sens du mot " art ", ou  du mot " expérience ") que vous parviendrez à trouver vos trois thèses et un moteur, une progression pour votre argumantation.
 Conclusion
Elle répond à la question posée de façon à la fois claire, nette et pourtant nuancée, en récapitulant les trois parties et en indiquant le chemin parcouru (voilà ce qu'on a découvert et qui ne va pas de soi tant qu'on y a pas réfléchi)

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Samedi 24 mars 2007

(à titre d'illustration de la méthode de dissertation)


Quel rôle joue l'expérience dans la connaissance humaine ?

Introduction

 La connaissance, autrement dit  l'ensemble des représentations et des savoirs  qui nous permettent     d'expliquer le réel et de le maîtriser, semble procéder principalement de l'expérience. L'expérience, conçue comme  une relation directe  avec les faits ou les données sensibles, semble être le point de départ de la plupart de nos connaissances ; on remarque également qu'un  savoir ne peut être tenu pour valide que s'il est confirmé par l'expérience, s'il permet d'anticiper l'avenir et d'agir en conséquence. L'expérience constituerait donc à la fois l'origine,  le fondement et le garant de toutes nos connaissances. La vie quotidienne et le sens commun confirment ce point de vue : avoir de l'expérience signifie être qualifié, être compétent, et l'on préfèrera  toujours un  médecin, un avocat, un ingénieur expérimenté à un jeune diplômé sans formation concrète. Pourtant, comment pourrait-on admettre que l'expérience est la seule base de la connaissance ? Il est clair que, parmi  nos certitudes, nombreuses sont celles qui ne procèdent pas de l'expérience. Est-ce l'expérience qui m'apprend que deux et deux font quatre, que tout phénomène a une cause,  ou que les lois de la nature sont constantes ? Et  que penser des certitudes d'ordre logique ou encore philosophiques , comme celles qui furent  énoncées par Descartes ou encore Spinoza par exemple ?  On dira qu'une certitude n'est pas une connaissance. Mais que penser des connaissances mathématiques, physiques, astronomiques etc... qui doivent autant au raisonnement qu'à l'expérience ? Ces remarques conduisent à relativiser considérablement le rôle que joue l'expérience dans la connaissance humaine. Contrairement à la " connaissance " instinctive animale, la connaissance humaine est largement  abstraite, théorique, donc relativement  indépendante de l'expérience.


 I Elle est la base de toute connaissance
1) Tout commence  par l'expérience
Tant dans la vie de l'individu qu'en ce qui concerne l'espèce humaine
Chronologiquement : le bébé apprend à découvrir le monde en l'explorant. Il intègre donc des données sensibles (sensations) et des données psychologiques ( sentiments, émotions affects) qu'il  s'habitue à synthétiser (perception) et qu'il s'approprie. Ainsi il acquiert ses premières connaissances, qui portent sur son environnement immédiat, il apprend ensuite à élaborer des idées, par l'entremise du langage, et parallèlement il se " construit ".
Il en va de même pour la préhistoire de l'humanité , qui est au départ une suite de découvertes et de conquêtes procédant de l'enrichissement et de la multiplication des expériences et des expérimentations (chasse, adaptation à l'environnement, découverte du feu etc..).
 Tant chronologiquement que logiquement, tout commence par l'expérience. Notre intelligence se développe grâce à notre rapport sans cesse étendu et approfondi à notre environnement.
2) Réciproquement, ce qui ne procède d'aucune expérience ne mérite pas le nom de connaissance.
 C'est le cas des convictions religieuses, ou encore des théories d'ordre métaphysique, dont Kant a montré qu'elles ne sont pas des connaissances à proprement parler. Car ce dont il n'y a aucune expérience  possible, il n'y a pas de connaissance : c'est le cas de l'âme, de Dieu, du monde en tant que tout.
3)  Les connaissances théoriques ne sont jamais suffisantes.
Sauf dans le cas de disciplines purement formelles qui ne nous renseignent que sur les opérations de l'esprit et non sur le réel (logique et mathématiques pures). Pour toutes les autres connaissances, l'expérience doit valider les théories.  L'invention d'un nouveau vaccin doit être validée par des tests, le talent du chirurgien doit être établi par sa pratique, les pronostiques du médecin, les prévisions  du météorologue, de l'astrologue ou du généticien doivent être confirmés par les faits.
 Conclusion
L'expérience joue un rôle fondamental dans la connaissance humaine, soit qu'elle la fonde soit qu'elle la corrobore. Mais ce rôle est-il suffisant ?

 II Mais l'expérience  ne se suffit pas à elle-même
1) Une collection de sensations ne constitue  pas une connaissance
Car un empilement de données n'est pas une connaissance, pas plus qu'une poussière d'impressions ne nous apprend véritablement ce qu'est  le réel. Les sensations doivent être ordonnées et interprétées pour devenir significatives. Notre cerveau est comme un logiciel de montage qui met progressivement le monde en ordre, de même que le langage est un filet ou une grille que nous jetons sur le monde et qui nous permet d'identifier, de classer et  donner un sens aux données de l'expérience. Nos sensations (intuitions) sont ordonnées selon les formes de notre sensibilité, c'est à dire l'espace et le temps (avant toute expérience nous savons que les choses sont nécessairement inscrites dans l'espace et dans le temps).
2) La connaissance ne peut provenir que de l'entendement.
Sans doute toute connaissance provient-elle de l'expérience, mais elle ne s'y réduit pas : les impressions sensibles " mettent en mouvement notre faculté intellectuelle, afin qu'elle compare, lie ou sépare ces représentations, et travaille ainsi la matière brute des impressions sensibles pour en tirer une connaissance des objets "  C R Pure pp 31-32 .La connaissance est quelque chose d'actif, comme l'avait déjà établi Descartes : comment j'identifie un morceau de cire ? Il faut que j'en forme un idée (je le conçois) que je juge (ceci est de la cire) et que je raisonne (malgré les apparences, c'est toujours la  même cire) (Méditations 2).
3) Les lois de la nature en tant qu'universelles et nécessaires ne découlent pas de l'expérience.
Dans ce que nous appelons l'expérience au sens usuel du terme, il y a quelque chose qui ne provient pas de l'expérience (données sensibles immédiates). Cf " Jugements synthétiques a priori " : jugements qui nous apprennent quelque chose du réel, (quelque chose qui n'est pas " analytiquement "  dans le concept de l'objet), mais que pourtant nous découvrons en pensant, en réfléchissant. C'est le cas des lois mathématiques qui s'appliquent à la nature (ex : lois du choc des corps) ou encore de principes a priori tels que " toute chose a une cause ".
 Conclusion.
 Il y a toute une part de la connaissance qui est a priori cf maths et logique). Ce qui ne signifie  pas que tout raisonnement a priori constitue par lui-même une connaissance.
III La connaissance est une dialectique toujours inachevée entre expérience et théorie
1) De l'expérience immédiate à l'expérience construite
L'expérience immédiate, c'est celle qui nous montre que la pierre tombe plus vite que la plume, que le sol est immobile sous nos pieds, que le soleil se lève chaque matin, que la sommes des angles d'un triangle est égal à deux droits, que l'or est jaune, que la matière ne peut disparaître, que les enfants ressemblent à leurs parents... Toutes ces évidences immédiates sont  (plus ou moins) réfutées par la science qui remplace l'expérience immédiate par des dispositifs expérimentaux et qui imagine des théories permettant d'anticiper des faits non observés dans la nature comme la fission nucléaire par exemple ou les géométries courbes (non euclidiennes)
 2) L'expérience est le point de départ et le point d'arrivée de la connaissance  (Einstein)
 On peut être empiriste comme Einstein et soutenir que les théories scientifiques sont des " fictions " qui permettent d'inventer des modèles ou paradigmes (cf théorie de la relativité), lesquels  qui ne doivent rien à l'expérience. " Les théories scientifiques sont des créations libres de l'esprit humain et ne sont pas, comme on pourrait le croire, uniquement déterminées par le monde extérieur " (L'évolution des idées en physique " pp 34-35).C'est l'imagination créative du savant qui lui permet de substituer une théorie à une autre, et ce type de " rupture épistémologique " peut ne rien devoir à l'expérience, en tout cas immédiate (cf  l'énergie nucléaire, les accélérateurs de particules, l'astro-physique etc..)
3)Les théories scientifiques sont  provisoires et falsifiables.
 Elles sont provisoires, car ce sont des " fictions " toujours susceptibles d'être remaniées. Mais elles sont falsifiables, car elles doivent être testées pour être validées. Donc elles courent toujours le risque d'être invalidées par l'expérience. C'est l'expérience qui tranche en dernier ressort (La logique de la découverte scientifique, pp 29-30). Les théories non falsifiables, comme l'explique Karl Popper  (psychanalyse, marxisme), ne sont pas en toute rigueur, des " connaissances ". En tout cas, ce ne sont pas des connaissances scientifiques.

Conclusion : L'expérience joue un rôle en général décisif mais  non exclusif.

CONCLUSION
 La connaissance joue un rôle fondamental. Mais variable selon les disciplines. Ce rôle n'est pas toujours prépondérant (cf maths et logique).. Pour connaître il faut des idées abstraites.  Mais inversement,  pas de connaissance sans expérience . " Des concepts sans intuitions sont vides, des intuitions sans concepts sont aveugles " Kant















 

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Samedi 24 mars 2007
Une femme battue qui portait plainte contre son mari marocain a été déboutée par la juge allemande  qui a fait valoir que le droit au châtiment (du mari)  est inscrit dans le Coran:

"Et quand  à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et frappez-les"
La juge explique sa décision:
 "dans ces milieux, il n'est pas inhabituel qu'un homme exerce le droit de châtier sa femme" (Le Monde 24 mars, p 9)

 (J'y réfléchirai à deux fois, pour ma part, avant d'épouser un musulman, surtout en Allemagne)
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