C'est sur le site du
Monde 
et Monique Vuaillat n'est pas d'accord
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Même bienveilla
nt, le despotisme détruit nos droits fondamentaux en faisant de nous d'éternels mineurs:"La liberté en tant qu'homme, j'en exprime le principe pour la constitution d'une communauté dans la formule : personne ne peut me contraindre à être heureux d'une certaine manière (celle dont il conçoit le bien-être des autres hommes), mais il est permis à chacun de chercher le bonheur dans la voie qui lui semble, à lui, être la bonne, pourvu qu'il ne nuise pas à la liberté qui peut coexister avec la liberté de- chacun selon une loi universelle possible (autrement dit, à ce droit d'autrui). - Un gouvernement qui serait fondé sur le principe de la bienveillance envers le peuple, tel celui du père envers ses enfants, c'est-à-dire un gouvernement paternel, où par conséquent les sujets, tels des enfants mineurs incapables de décider de ce qui leur est vraiment utile ou nuisible, sont obligés de . se comporter de manière uniquement passive, afin d'attendre uniquement du jugement du chef de l'État la façon dont ils doivent être heureux, et uniquement de sa bonté qu'il le veuille également, - un tel gouvernement, dis-je, est le plus grand despotisme que l'on puisse concevoir (constitution qui supprime toute liberté des sujets qui, dès lors, ne possèdent plus aucun droit)".
KANT
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Un peuple
pourrait-il ne pas être mûr pour la liberté?"J'avoue que je ne m'accommode pas bien de l'expression dont se servent des hommes pourtant avisés : tel peuple (que l'on conçoit en train d'élaborer sa liberté légale) n'est pas mûr pour la liberté, les serfs d'un propriétaire terrien ne sont pas encore mûrs pour la liberté ; et ainsi de même : les hommes en général ne sont pas encore mûrs pour la liberté de croire. Mais suivant une telle hypothèse la liberté ne surgira jamais. Car on ne peut pas mûrir pour la liberté si l'on n'a pas été préalablement mis en liberté (on doit être libre pour se servir utilement de ses forces dans la liberté). Les premières tentatives seront sans doute grossières et généralement liées à un état plus pénible et plus périlleux que si l'on se trouvait sous les ordres, mais aussi sous la prévoyance d'autrui ; seulement on ne mûrit jamais pour la raison autrement que par ses propres tentatives (qu'on doit être libre d'entreprendre). Je ne suis pas opposé à ce que ceux qui détiennent le pouvoir entre leurs mains, contraints par les circonstances, renvoient encore loin et même très loin l'affranchissement de ces trois draines. Mais ériger en principe que la liberté en général ne vaut rien pour ceux qui se sont trouvés soumis à eux, et que l'on soit autorisé de les en écarter pour toujours, c'est là une atteinte aux droits régaliens (1) de la Divinité elle-même, qui a créé l'homme pour la liberté. Evidemment il est plus commode de gouverner dans l'Etat, la famille et l'Eglise, quand on peut faire aboutir un pareil principe. Mais est-ce plus juste ?"
E. KANT
(1) Droits attachés à la souveraineté : "régalien" est une forme ancienne pour "royal", qui a subsisté dans le vocabulaire juridique.
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RENCONTRES A LA LIBRAIRIE MK2 QUAI DE LOIRE
Lundi 30 avril à 19h30
Les Editions ELYTEL vous proposent une rencontre-dédicace avec Jan KOUNEN à l’occasion de la sortie du DVD de son documentaire Other Worlds.
à 20h30 :
La rencontre sera suivie de la projection de Blueberry, présenté par Jan KOUNEN.
Billets en vente avant la séance.
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