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Vendredi 6 avril 2007
A la demande d'Alain P. je mets aussi un lien avec un texte en faveur de Sarkozy, pour être "plus équitable".
 Cependant , je ne suis pas soumise à le loi du CSA  qui oblige à donner la parole à TOUS les candidats,  à égalité!
Cela dit, je trouve ce texte de d'Ormesson excellent, abstraction faite de nos appartenances politiques évidemment  ... Le Figaro
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Vendredi 6 avril 2007















Une " mutation sans précédent de l'agir humain ".
En 1979 [ c'est 1979], Hans Jonas publie Le Principe responsabilité, en réponse au Principe espérance de Ernst Bloch. La croyance dans le progrès, c'est-à-dire l' " utopie "  de la transformation ininterrompue, indéfinie et forcément positive de la nature et de l'homme a, selon lui,  fait son temps : H. Jonas en entreprend la démonstration ce qui l'amène à mettre en cause, on le verra, la plupart des postulats de la " modernité ". Nous savons tous désormais que les ressources de la nature ne sont pas inépuisables, mais Jonas va plus loin : il affirme que l'homme est en passe de devenir le pire ennemi de l'homme (" nous sommes en danger permanent d'auto-destruction collective ").  Par ailleurs, la disjonction de l'Etre et de la Valeur          (" seul l'homme est créateur de valeurs ", " rien ne vaut en dehors de l'humain ") sur laquelle repose la " foi " des modernes doit être selon lui remise  en question. Il n'est pas exclu, dit-il,   que la Nature, que tout  ce qui existe en dehors  de l'humanité,  ait aussi une valeur ! A rebours de toute une partie de la philosophie contemporaine dite  " déconstructionniste "  (celle qui récuse l'approche rationaliste classique, parce qu'elle la juge   suspendue à une ontologie de type cartésien, voir à ce sujet le chapitre 1) Hans Jonas  pose   la question de la valeur de l'Etre.  Son interrogation,  essentiellement morale, est  ouvertement tributaire d'une " ontologie " (discours,  ou encore  réflexion, sur l'être,  sur la valeur de tout  ce qui existe).
  Le point de départ de sa théorie est pourtant un simple constat, celui d'un renversement complet des relations entre l'homme et la nature: longtemps la nature fut le cadre immuable, protecteur ou menaçant, d'une vie humaine ressentie comme essentiellement précaire. Aujourd'hui le pouvoir technologique a rendu la nature " altérable à volonté ",  puis en a fait  " un être fragile et menacé " qui, à l'instar d'un être humain, ou plutôt, un peu à l'image  d'un enfant, doit  être tenu désormais pour un objet de responsabilité. Ainsi nous assistons, selon Hans Jonas,  à une " mutation sans précédent " de l'agir humain dont il est urgent de prendre conscience. Il n'est pas sûr en effet que l'humanité trouve demain les conditions de possibilité de sa survie. D'où la nécessité où nous nous trouvons aujourd'hui de nous poser - au minimum - la question suivante: cet avenir fragile et menacé, le voulons-nous encore ?  (extrait de mon "Cours particulier de philosophie")



Bibliographie
Hans Jonas, Le Principe responsabilité, une éthique pour la civilisation technologique (1976), Éd. du Cerf, 1979
Hans Jonas, Toward a philosophy of technology, Hastings Center Report, février 1979.
Jacques Testard, L'Œuf transparent, Ed. Flammarion, coll. " Champs ", 1986.
Bernard Sève, " Hans Jonas et l'éthique de la responsabilité " in Esprit, octobre 1990
 " Entretien avec H. Jonas "  par Jean Greisch et E. Gillen, Revue Esprit, mai 1991.
Collectif, Hans Jonas, nature et responsabilité, Librairie philosophique J. Vrin 1993.
Edith Brown Weiss, Justice pour les générations futures, Ed. Le sang de la terre, 1993.
 (Sous la direction de) Gilbert Hottois, Aux fondements d'une éthique contemporaine, Librairie philosophique J. Vrin, 1993.
Hans Jonas  " Philosophie. Rétrospective et prospective à la fin du siècle " in Le Messager européen, n°7, Ed. POL, 1993,
Dominique Lecourt, Contre la peur, Ed.  Hachette,  Coll. Pluriel,  1993.
Jean-Yves Goffi, Le Philosophe et ses animaux, Ed. Chambon, 1993.
Jean-Pierre Séris, La Technique, Ed. des PUF, 1994.
Revue Autrement, La Responsabilité,  Sous la direction de Monette Vacquin 1994 La responsabilité, Revue Autrement, 1994,  Editions Autrement 
P.A. Taguieff, " Retour de l'eugénisme " in  Revue Esprit,  N° 200, mars-avril 1994.








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Vendredi 6 avril 2007
Il n'est pas juste que les générations à venir ne connaissent pas  les 20 à 30 % de la faune et de la flore qui auront disparu du fait du réchauffement climatique.Le Figaro
C'est épouvantable, et tellement choquant moralement.
"L"humanité à venir a-t-elle des droits?" Elle devrait en avoir!


Libé
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Vendredi 6 avril 2007
C'est le dernier sondage...CSA
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Vendredi 6 avril 2007
Libé s'associe et moi aussi!
C'est tout de même incroyable qu'on n'ait toujours aucun débat!
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Vendredi 6 avril 2007
Une bonne analyse de Bertrand  Badie dans le Monde
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Vendredi 6 avril 2007
Lire cette mise au point: le Monde
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Vendredi 6 avril 2007
 Dépenser trois Euros, pour apprendre (enfin) ce qu'est un bon prof.... Nouvel Obs
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Vendredi 6 avril 2007
Lire le papier dans le Monde des livres , hier, la chronique de R.P. Droit (ne ne trouve pas le lien) PUF
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Vendredi 6 avril 2007
(Sujet donné à mes terminales cette semaine).
 La réponse est évidemment non, à première vue. Et pourtant...
Si un détenu  est arraché à sa prison , ou bien un esclave libéré de ses chaînes, contre son gré, ne le force-t-on pas  être libre? (situation imaginée par Platon dans l'Allégorie de la caverne)
 Le cas est plus problèmatique si la servitude est volontaire... Ce qui pose le problème de cette notion étrange de "servitude volontaire". Peut-on vouloir l'esclavage? Non.
Peut-on se résigner à l'esclavage? Oui. Mais pourquoi?
 Les ouvrages classiques sur ce sujet sont:
 La Boétie : Discours de la servitude volontaire
Rousseau : Contrat social  Première partie
Tocqueville : De la démocratie en Amérique
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