Et lire aussi : Les animaux ont-ils des droits?
Les animaux ont-ils une âme?.
Comme me le fait remarquer Cécile, pas question de répondre non.
Alors, quel plan?
Il ne faut jamais, de toute façon répondre par oui ,puis par non!
Il faut s'efforcer d'être subtil
Exemple
I De fait, les hommes conjuguent souvent plusieurs identités
On pense par exemple aux doubles nationalités, aux vies muliples, personnailtés complexes etc...
II Cependant cette situation est inconfortable, au point de rendre fou.
Pére de famille, député et coureur de jupons par exemple..
La folie, à la limite, c'est la schizophrénie (incapacité de subsumer plusieurs facettes de notre propre personne, effecement du "moi")
III Toutefois le monde contemporain nous oblige à nous démultiplier
Français et européen , évidemment..
Mais aussi : ministre et citoyen ordinaire etc...
Quelques exemples : Obama: noir et (ou) blanc?
Delanoë: libéral et pas libéral ?
Sarkozy : atlantiste et méditerranéen ?
Clara Bruni, chanteuse et première dame de France... ?
Ou pour le citoyen ordinaire: musulman et laïc...
Le pb est celui des contradictions suscitées par ces identités mutiples.
Conclusion
Quand on doit, on peut., mais à quel prix!
PS ATTENTION Mes exmples sont des illustrations à votre usage . Mais ne les réutilisez pas.!Vous devez inventer vos propres exemples...
ET ne pas vous croire obligés d'évoquer l'actualité.
Mon identité se définit entre autres par mon appartenance à une nation. Mais qu'est-ce qu'une nation?
"Mais qu'est-ce qu'une nation? A cette question, de nombreuses réponses ont été données, qu'on peut répartir en deux grands groupes. D'un côté, on construit l'idée de nation selon le modèle de la
race : c'est une communauté de « sang », c'est-à-dire une entité biologique, sur laquelle l'individu n'a aucune prise. On naît français, allemand ou russe, et on le reste jusqu'à la fin de sa
vie. Ce sont alors les morts qui décident pour les vivants, comme le disaient Barres et Le Bon, et le présent de l'individu est déterminé par le passé du groupe. Les nations sont des blocs
imperméables : la pensée, les jugements, les sentiments, tout est différent d'une nation à l'autre. D'un autre côté, l'appartenance à une nation est pensée selon le modèle du contrat. Quelques
individus, disait Sieyès, décident un jour de fonder une nation ; et le tour est joué. Plus sérieusement, on affirme qu'appartenir à une nation, c'est avant tout accomplir un acte de la volonté,
souscrire à un engagement de vivre ensemble en adoptant des règles communes, en envisageant donc un avenir commun.
Tout oppose ces deux conceptions, la nation comme race et la nation comme contrat : l'une est physique, l'autre morale, l'une naturelle, l'autre artificielle, l'une est tournée vers le passé,
l'autre vers l'avenir, l'une est déterminisme, l'autre liberté. Or, le choix entre elles n'est pas simple tout un chacun peut éprouver, intuitivement, que l'une comme l'autre contiennent quelque
vérité et de nombreux oublis. Mais comment réconcilier deux contraires? La tentative la plus célèbre pour le faire, celle de Renan, est un échec : on ne peut se contenter d'ajouter, l'un à la
suite de l'autre, deux « critères », alors que le second annule le premier.
L'antinomie des deux « nations » peut cependant être surmontée si nous acceptons de penser la nation comme culture. De même que la « race », la culture préexiste à l'individu, et on ne peut
changer de culture du jour au lendemain (à la manière dont on change de citoyenneté, par un acte de naturalisation). Mais la culture a aussi des traits communs avec le contrat : elle n'est pas
innée mais acquise ; et, même si cette acquisition est lente, elle dépend en fin de compte de la volonté de l'individu et peut relever de l'éducation. En quoi consiste son apprentissage? En une
maîtrise de la langue, avant tout : en une familiarisation avec l'histoire du pays, avec ses paysages, et avec les murs de sa population d'origine, régies par mille codes invisibles (il ne faut
évidemment pas identifier la culture avec ce qu'on trouve dans les livres). Un tel apprentissage prend de longues années, et le nombre de cultures que l'on peut connaître à fond est très
restreint ; mais on n'a pas besoin d'y être né pour le faire : le sang n'y est pour rien, ni même les gènes. Du reste, tous ceux qui ont la citoyenneté par naissance ne possèdent pas forcément la
culture de leur pays : on peut être français de souche et néanmoins ne pas participer à la communauté culturelle".
Tzvetan Todorov Nous et les autres, pp 508-509
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