Eric le Boucher évoque la corrélation entre démocratie et prospérité économique; Il s'étonne des succès de la Chine et conclut en imaginant que l'Europe a encore de beaux jours devant elle. ici : Le déclin de l'homme blanc
Eric le Boucher évoque la corrélation entre démocratie et prospérité économique; Il s'étonne des succès de la Chine et conclut en imaginant que l'Europe a encore de beaux jours devant elle. ici : Le déclin de l'homme blanc
C'est le sujet de Répliques ce matin. A réécouter en podcast
Voici la citation dans son contexte :Le
premier homme
Autant dire que la citation inivitait à une réflexoion sur les mérites de l'école républicaine (le pont-levis)ici
"La misère est un château fort sans pont-levis" Albert Camus.
Pas évident....
Quel plan?
Notre appartenance nous définit-elle? Et si oui, cette appartenance doit-elle décider de nos choix éthiques?
"Nous ne sommes pas nécessairement bons, les « autres » non plus ; tout ce qu'on peut dire à ce sujet c'est que l'ouverture aux autres, le refus de les rejeter sans examen, est chez tout
être humain une qualité. La séparation qui compte, suggérait Chateaubriand, est celle entre les bons et les méchants, non entre nous et les autres ; les sociétés particulières ires, elles,
mélangent bien et mal (dans des proportions il est vrai inégales). A la place du jugement facile, fondé sur la distinction purement relative entre ceux qui appartiennent à mon groupe et ceux qui
n'en font pas partie, doit advenir un jugement fondé sur des principes éthiques.
Cette première conclusion soulève à son tour deux grands problèmes : quelle est la signification de notre appartenance à une communauté ? et : comment légitimer nos jugements?
. Les êtres humains ne sont pas seulement des individus appartenant à la même espèce ; ils font également partie de collectivités spécifiques et diverses, au sein desquelles ils naissent et
agissent. La collectivité la plus puissante aujourd'hui est ce qu'on appelle une nation, c'est-à-dire la coïncidence plus ou moins parfaite (mais jamais totale) entre un État et une culture.
Appartenir à l'humanité n'est pas la même chose qu'appartenir à une nation - l'homme n'est pas le citoyen, disait Rousseau -, il y a même entre les deux un conflit latent, qui peut devenir ouvert
le jour où nous sommes obligés de choisir entre les valeurs de l'une et celles de l'autre. L'homme, en ce sens du mot, est jugé à partir de principes éthiques ; le comportement du citoyen relève,
lui, d'une perspective politique. On ne peut éliminer aucun de ces deux aspects de la vie humaine, pas plus qu'on ne peut les réduire l'un à l'autre : il vaut mieux rester conscient de cette
dualité parfois tragique. En même temps, leur séparation radicale, leur confinement à des sphères qui ne communiquent jamais entre elles peuvent être également désastreux : témoin Tocqueville,
qui prône la morale dans ses ouvrages philosophiques et savants, et préconise l'extermination des indigènes dans ses discours politiques. L'éthique n'est pas la politique. mais elle peut élever
des barrières que la politique n'aura pas le droit de franchir ; appartenir à l'humanité ne nous dispense pas d'appartenir à une nation et ne peut s'y substituer, mais les sentiments humains
doivent pouvoir contenir la raison d'État.
Mais on dit souvent aussi : j'aime mieux mes enfants que ceux de mon voisin ; voilà un sentiment bien naturel dont il n'y a aucune raison de rougir. N'est-il pas tout aussi naturel de préférer
mes compatriotes aux étrangers, de leur réserver un traitement de faveur ? N'est-il pas naturel de soumettre l'homme au citoyen, et l'éthique à la politique? Un tel raisonnement repose sur une
double confusion. La première est d'ordre psychologique : elle consiste à transférer, par analogie, les propriétés de la famille à la nation. Or, il y a entre ces deux entités solution de
continuité. La famille assure l'interaction immédiate avec d'autres êtres humains ; son principe peut s'étendre, à la limite, à l'ensemble des gens que nous connaissons - mais pas au delà. La
nation est une abstraction, dont on a aussi peu d'expérience immédiate que de l'humanité. La seconde confusion est d'ordre éthique : ce n'est pas parce qu'une chose est, qu'elle doit être. Du
reste, l'individu fait très bien la correction par lui-même, et ne confond pas l'amour avec la justice : il aime son enfant plus que celui du voisin, mais quand les deux se trouvent dans sa
maison il leur donne des par de gâteau égales. Et, après tout, la pitié
n'est pas moins naturelle que l'égoïsme. C'est le propre de l'être humain que de voir plus loin que son intérêt, et c'est à cause de cela que le sentiment éthique existe ; l'éthique chrétienne
comme l'éthique républicaine ne font que systématiser et préciser ce sentiment. La « préférence nationale » n'est pas plus fondée dans les faits que dans les valeurs". Tzvetan Todorov Nous et
les autres
C'est ce soir dans le Monde:
Les identités troublées des européens.
(si j'étais concepteur de sujet, je vous poserai un sujet de ce type:
"Quels sont les problèmes que pose l'Europe en termes d'identités? " )
Vous trouverez ce fameux texte
ici
Kant dit aussi ceci à propos de ce que fit Adam , dès qu'il fut sorti du Jardin d'Eden :
"La première fois qu'il dit au mouton : "la peau que tu portes, ce n'est pas pour toi, mais pour moi que la nature te l'a donnée ", qu'i la lui retira et s'en revêtit ( III, 21) il
découvrit un privilège qu'il avait, en raison de sa nature, sur tous les animaux. Er il cessa de les regarder comme ses compagnons dans la création, pour les regarder comme des moyens et
des isntruments mis à la disposition de sa volonté en vue d'atteindre les desseins qu'il se propose"
( vous mesurerez toute la distance entre ce type de propos et l'idée que nous nous faisons aujourd'hui des "droits" des animaux...)
(Conjectures sur les débuts de l'histoire humaine)
Je propose des corrigés succinctsici. Ce ne sont que des pistes, en aucun cas ce qu'il fallait faire
obligatoirement.
En philo, on est toujours très libres..
Si vous ne parvenez pas à atteindre le forum , j'ai écrit tout-à-l'heure un petit commentaire sur " Percevoir peut-il s'éduquer ? " ici et j'ai intégré les deux mini-corrigés de L.
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