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Mercredi 15 août 2007
 La démocratie peut accueillir une nouvelle forme de despotisme, auquel le peuple consent :


"Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humaine; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d'eux, mais il ne les voit pas; il les touche et ne les sent point; il n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et, s'il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu'il n'a plus de patrie.
Au-dessus de ceux-là s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril; mais il ne cherche, au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur; mais il veut en être l'unique agent et le seul arbitre; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre?"
Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique (1840), Éd. Gallimard, 1968, pp. 347-348.
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Mercredi 15 août 2007


 " Idéologie et terreur "  est le titre du dernier chapitre des "Origines du totalitarisme". Toute idéologie est totalitaire par nature, pour Hannah Arendt. Mais ce sont les deux grands totalitarismes du XX ième siècle qui ont exploité plus  systématiquement  cette dimension d'emblée terrorisante de la logique. 

" Une idéologie est très littéralement ce que son nom indique : elle est la logique d'une idée. Son objet est l'histoire, à quoi l' " idée est appliquée ; le résultat de cette application n'est pas un ensemble d'énoncés sur quelque chose qui est, mais le déploiement d'un processus perpétuellement changeant. L'idéologie traite l'enchaînement des événements comme s'il obéissait à la même " loi " que l'exposition de son " idée ". Si les idéologies prétendent connaître les mystères du procès historique tout entier, les secrets du passé, les dédales du présent, les incertitudes de l'avenir, c'est à cause de la logique inhérente à leurs idées respectives ...
Toutes les idéologies contiennent des éléments totalitaires, mais qui ne sont pleinement développés que par les mouvements totalitaires, et cela crée l'impression trompeuse que seuls le racisme et le communisme ont un caractère totalitaire. En vérité, c'est plutôt la nature réelle de toutes les idéologies qui s'est révélée seulement dans le rôle que l'idéologie joue dans l'appareil de domination totalitaire ". Idéologie et terreur in Le système totalitaire, Seuil ; pp 216-219

 

( Le caractère totalitaire en puissance de toute idéologie avait déjà été mis en lumière par Tocqueville).

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Mercredi 15 août 2007


 Détenir le pouvoir corrompt-il inévitablement le jugement de la raison ?
Faut-il louer les grands hommes ?
Un corps politique n'est-il qu'une communauté d'intérêts ?
Qu'est-ce qu'un citoyen ?
Un projet d'égalité politique, économique et sociale a-t-il encore un sens aujourd'hui ?
" Rien de ce qui est humain ne m'est étranger "
Qu'est-ce qu'une société juste ?
Qu'est-ce qu'un Etat de droit ?
De quoi les exclus sont-il exclus ?
Peut-on concevoir des droits qui ne se fondent pas sur des obligations ?
L'humanité a-t-elle besoin d'être améliorée ?
Peut-on être homme sans être citoyen ?
Une société peut-elle se passer de religion ?
Le nationalisme a été défini comme l'acceptation d'un déterminisme. Cette formule vous parait-elle pertinente ?
Etre un homme honnête et être un bon citoyen, est-ce la même chose ?
Pourquoi parler d'égalité des sexes ?
Démocratie et république
L'accord des esprits
La critique de l'autorité
La politique est-elle une science ?
Le sens de l'histoire
Passions et politique
Le rôle des fictions en politique
Peut-on penser une véritable démocratie sans économie de marché ?

 

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Mercredi 15 août 2007


 "L'histoire de toute société jusqu'à nos jours est l'histoire de luttes de classes.
Homme libre et esclave, patricien et plébéien, baron et serf, maître de jurandes' et compagnon, bref oppresseurs et opprimés, en opposition constante, ont mené une lutte ininterrompue, tantôt ouverte, tantôt dissimulée, une lutte qui finissait toujours soit par une transformation révolutionnaire de la société tout entière, soit par la disparition des deux classes en lutte.
Dans les premières époques historiques, nous constatons presque partout une structuration achevée de la société en corps sociaux distincts, une hiérarchie extrêmement diversifiée des conditions sociales. Dans la Rome antique, nous trouvons des patriciens, des chevaliers, des plébéiens, des esclaves; au Moyen Âge, des seigneurs, des vassaux, des maîtres, des compagnons, des serfs et, de plus, dans presque chacune de ces classes une nouvelle hiérarchie particulière.
La société bourgeoise moderne, élevée sur les ruines de la société féodale, n'a pas aboli les antagonismes de classes. Elle n'a tait que substituer de nouvelles classes, de nouvelles conditions d'oppression, de nouvelles formes de lutte à celles d'autrefois.
 Cependant, le-caractère distinctif de notre époque, de l'époque de la bourgeoisie, est d'avoir simplifié les antagonismes de classes. La société entière se scinde de plus en plus en deux vastes camps ennemis, en deux grandes classes qui s'affrontent directement: la bourgeoisie et le prolétariat'.
[...] La bourgeoisie a joué dans l'histoire un rôle éminemment révolutionnaire.Partout où elle a conquis le pouvoir, elle a détruit les relations féodales, patriarcales et idylliques. Tous les liens variés qui unissent l'homme féodal à ses supérieurs naturels, elle les a brisés sans pitié pour ne laisser subsister d'autre lien, entre l'homme et l'homme, que le froid intérêt, les dures exigences du « paiement au comptant». Elle a noyé les frissons sacrés de l'extase religieuse, de l'enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité petite-bourgeoise dans les eaux glacées du calcul égoïste. Elle a supprimé la dignité de l'individu devenu simple valeur d'échange; aux innombrables libertés dûment garanties et si chèrement conquises, elle a substitué l'unique et impitoyable liberté de commerce. En un mot, à l'exploitation que masquaient les illusions religieuses et politiques, elle a substitué une exploitation ouverte, éhontée, directe, brutale. [...]
Nous assistons aujourd'hui à un processus analogue. Les rapports bourgeois de production et d'échange, de propriété, la société bourgeoise moderne, qui a fait surgir de si puissants moyens de production et d'échange, ressemble au sorcier qui ne sait plus dominer les puissances infernales qu'il a évoquées".
Karl Marx et Friedrich Engels, Manifeste du Parti communiste (1848), chap. I, trad. L. Lafargue revue par M. Kiitz, Éd. Sociales, bilingue, Paris, 1972, pp. 31-47.
1. Sous l'Ancien Régime, représentant d'une corporation professionnelle.


1. Par bourgeoisie on entend la classe des capitalistes modernes qui possèdent les moyens sociaux de production et utilisent du travail salarié. Par prolétariat, la classe des ouvriers salariés modernes qui ne possèdent pas de moyens de production et en sont donc réduits à vendre leur force de travail pour pouvoir subsister. [Note de Engels.] 2. Une idylle est un petit poème d'amour, tendre et naïf. Une représentation idyllique
tend à ignorer naïvement les mauvais aspects d'une situation et à se la représenter comme sous l'effet d'un aveuglement amoureux.

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Mercredi 15 août 2007

Attention à ne pas diviniser le cours de l'histoire, une fois Dieu "descendu dans le temps" :

"Il est [...], pour tous les philosophes, une évidence suprême, évidence qui apparaît comme la condition d'existence de la philosophie elle-même celle de la supériorité de l'esprit jugeant sur tout ce qu'il peut avoir à juger, sur tout ce qui, pour lui, peut devenir objet, et donc sur l'histoire, et les pouvoirs qui s'y manifestent. Ce qui change, de philosophe à philosophe, c'est le contexte de cette évidence. Au xvII siècle, son fondement est souvent théologique: c'est en invoquant l'ordre divin que Pascal juge l'ordre du monde, et oppose la justice à la force; on devine ici que le philosophe pourra se conformer à l'ordre terrestre et lui obéir, mais sans respect. Au XVIII siècle, c'est en sa propre raison que l'homme découvre la transcendance qui lui permet de juger toute chose: chez Kant, la certitude morale se suffit, et ne dépend d'aucune connaissance métaphysique préalable; elle nous livre une sorte d'absolu. Mais, théologique ou rationnel, l'ordre des valeurs est toujours tenu pour distinct de l'ordre du fait, et de cette suite d'événements qui constitue l'histoire.
Aujourd'hui, cependant, certains se disent philosophes qui ne pensent plus ainsi. Ils estiment qu'une attitude purement morale demeure abstraite, ils croient découvrir la Raison dans le cours objectif des événements, ils tiennent notre pensée pour un simple moment de l'histoire, déterminé du dehors et n'ayant plus de principe intérieur à nous-mêmes. Les origines de ce trouble sont à chercher dans l'idée hégélienne selon laquelle l'Histoire exprime et retient seule toute la richesse de l'Esprit, et dans l'idée marxiste du conditionnement historique et social de nos pensées. Et sans doute l'idée de la spiritualité de l'Histoire est-elle compensée, chez Hegel, par l'affirmation que le cours du monde ne trouve son sens qu'en la pensée du philosophe, et le matérialisme de Marx se joint lui-même au désir d'assurer partout la suprématie de l'homme. Mais l'humanisme de Marx, l'idéalisme de Hegel sont oubliés par bien des disciples : nous assistons alors à une descente de Dieu dans le temps, à une déification du cours des choses d'autant plus dangereuse qu'elle ne s'avoue pas pour ce quelle est, la constitution d'une nouvelle Eglise. Toute possibilité de philosophie disparaît; on ne juge plus l'histoire ou le pouvoir: on les justifie".

Ferdinand Alquié, Solitude de la raison, Éd. Losfeld, 1966, p. 45.

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Mercredi 15 août 2007

Personne ne peut prétendre connaître le sens de l'histoire. Toutefois l'idée de progrès et l'idée de finalité peuvent être mobilisées, mais à condition de savoir qu'elles ne sont qu'un "idéal régulateur" (une orientation générale, une indication d'un chemin à suivre):


"Pour employer un langage kantien, il est un usage régulatif des idées de la raison`. Qu'il s'agisse du déterminisme ou de la fin de l'histoire, ces deux notions ne sont pas, en tant que telles, condamnées par la critique de la raison historique. 1 est, effectivement, à chaque époque, des forces auxquelles il faut s'adapter parce qu'on ne peut les vaincre, il est des mouvements qu'il faut canaliser et orienter parce qu'on tenterait vainement de les arrêter. Certes, ces sortes de raisonnements sont dangereux, parce qu' ils servent souvent d'alibi à la lâcheté ou de justification à l'acceptation de la défaite. Ce n'est pas au philosophe mais à l'historien de dire quand l'argument est bien fondé. Le philosophe peut et doit marquer l'erreur de principe commise quand on applique l'argument à l'histoire totale, alors qu'il est tout au plus acceptable en des domaines limités.
De même, autant il est erroné de se donner par la pensée un état social où toutes les aspirations seraient simultanément comblées, autant il est légitime de construire une idée de la raison, la représentation d'une collectivité ordonnée et équitable, qui semblerait rétrospectivement la raison d'être du long chemin, douloureux et sanglant, de l'humanité.
Cette société, où le sage serait satisfait, où les hommes vivraient selon la raison, on n'en peut abandonner l'espérance, puisque l'homme, l'homme d'Occident en tout cas, est celui qui n'a jamais consenti à consacrer l'injustice en la mettant au compte de Dieu ou du cosmos. Mais confondre cette idée de la Raison avec l'action d'un parti, avec un statut de propriété, une technique d'organisation économique, c'est se livrer aux délires du fanatisme. Vouloir que l'Histoire ait un sens, c'est inviter l'homme à maîtriser sa nature et à rendre conforme à la raison l'ordre de la vie en commun. Prétendre connaître à l'avance le sens ultime et les voies du salut, c'est substituer des mythologies historiques au progrès ingrat du savoir et de l'action.
L'homme aliène son humanité et s'il renonce à chercher et s'il s'imagine avoir dit le dernier mot."
Raymond Aron, Dimensions de la conscience historique,
Éd. Plon, 1964, pp. 44-45.

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Mercredi 15 août 2007


Une lecture philosophique de l'histoire, si l'on en croit Kant, est nécessaire  Elle est la condition sine qua non d'une histoire cohérente, significative, histoire que l'on ne peut concevoir qu'orientée vers une fin.

Neuvième proposition
"Il faut considérer qu'une tentative philosophique pour traiter de l'histoire universelle d'après un plan de la nature qui vise la parfaite union civile dans l'espèce humaine est possible, et même favorable pour ce dessein de la nature. C'est un projet étrange et apparemment absurde de vouloir rédiger l'histoire d'après l'idée du cours qu'il faudrait que le monde suive s'il devait se conformer à des fins raisonnables certaines. Il semble qu'un tel point de vue ne puisse donner lieu qu'à un roman. Si toutefois il est permis d'admettre  que la nature, même dans le jeu de la liberté humaine, n'agit pas sans suivre un plan ni sans viser une fin, cette idée pourrait bien alors devenir utile ; et malgré notre point de vue trop court pour pénétrer le mécanisme secret de son organisation, il nous serait permis de nous servir de cette idée comme d'un fil conducteur pour exposer, du moins dans l'ensemble, en tant que système, ce qui n'est sans cela qu'un agrégat, sans plan, d'actions humaines.[...]
Croire que j'ai voulu, avec cette idée d'une histoire du monde qui a en quelque sorte un fil directeur a priori, évincer l'étude de l'histoire proprement dite qui ne procède que de manière empirique, serait se méprendre sur mon dessein ; ce n'est qu'une pensée de ce qu'une tête philosophique (il faudrait d'ailleurs qu'elle soit très au fait de l'histoire) peut bien tenter en adoptant un autre point de vue. En outre il faut que le souci du détail, sans doute louable, avec lequel on rédige aujourd'hui l'histoire contemporaine porte naturellement chacun à réfléchir à ceci : comment nos descendants éloignés s'y prendront-ils pour porter le fardeau de l'histoire que nous allons leur laisser après quelques siècles ? Sans doute ils apprécieront du seul point de vue de ce qui les intéresse l'histoire des temps plus anciens, dont il se pourrait que les documents aient alors depuis longtemps disparu : ils se demanderont ce que les peuples  et les gouvernements ont accompli de bien ou de mal au point de vue cosmopolitique 1. Prendre garde à cela, de même qu'à l'ambition des chefs d'Etat comme à celle de leurs serviteurs, pour leur indiquer le seul moyen qui peut léguer leur glorieux souvenir à la postérité, c'est peut-être encore un petit motif de plus pour tenter une histoire philosophique".
 Emmanuel Kant
Idée d'une histoire universelle d'un point de vue cosmopolitique (1784),Traduction Jean-Michel Muglioni,Editions Pédagogie moderne, Bordas ,1981.

 

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Mercredi 15 août 2007

Croire au progrès est un devoir pour Kant:

"Cette espérance en des temps meilleurs, sans laquelle un désir sérieux de faire quelque chose d'utile au bien général n'aurait jamais échauffé le coeur humain, a même eu de tout temps une influence sur l'activité des esprits droits et l'excellent Mendelssohn (2 lui-même a bien dû compter là-dessus quand il a déployé tant de zèle en faveur du progrès des lumières et la prospérité de la nation à laquelle il appartient. Car y travailler pour sa part et pour son seul compte, sans que d'autres après lui continuent à s'engager plus avant dans la même voie, il ne pouvait raisonnablement l'espérer. Au triste spectacle, non pas tant du mal que les causes naturelles infligent au genre humain, que de celui plutôt que les
hommes se font eux-mêmes mutuellement, l'esprit se trouve pourtant rasséréné par la perspective d'un avenir qui pourrait être meilleur, et à vrai dire avec une bienveillance désintéressée, puisqu'il y a beau temps que nous serons au tombeau, et que nous ne récolterons pas les fruits que pour une part nous aurons nous-mêmes semés. Les raisons empiriques invoquées à l'encontre du succès de ces résolutions inspirées par l'espoir sont ici inopérantes. Car prétendre que ce qui n'a pas encore réussi jusqu'à présent ne réussira jamais, voilà qui n'autorise même pas à renoncer à un dessein d'ordre pragmatique' ou technique (par exemple le voyage aérien en aérostats), encore bien moins à un dessein d'ordre moral, qui devient un devoir dès lors que l'impossibilité de sa réalisation n'est pas démonstrativement établie. Au surplus il ne manque pas de preuves du fait que le genre humain dans son ensemble a, de notre temps par comparaison à celui qui précède, effectivement progressé de façon notable au point de vue moral (de brèves interruptions ne peuvent rien prouver là-contre), et que le bruit qu'on fait à propos de l'irrésistible abâtardissement croissant de notre temps provient précisément de ce que, monté à un degré plus élevé de moralité, il a devant lui un horizon plus étendu et que son jugement sur ce qu'on est, en comparaison de ce qu'on devrait être, partant, le blâme que nous nous adressons à nous-mêmes, ne cessent de devenir plus sévères, à mesure que nous avons déjà gravi davantage de degrés de la moralité dans l'ensemble du cours du monde venu à notre connaissance".

Emmanuel Kant, "Sur l'expression courante: il se peut que ce soitjuste en théorie, mais en pratique cela ne vaut rien" (1793),trad. L. Guillermit, Éd. Vrin, 1980, pp. 54-55.

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Mercredi 15 août 2007

C'est le sujet de la rétrocontroverse duMonde aujourd'hui : peut-on employer le terme de génocide à propos

Pas facile à trouver le 15 août.


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