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Lundi 1 janvier 2007
Voilà un sujet qui mérite réflexion : le hiatus toujours plus grand entre l'impatience du désir (d'avenir),  , et la réalité des délais nécessaires pour réaliser des réformes.  cf le Monde
De façon générale notre époque ne supporte pas l'attente,  les médiations, les projets sans incidences immédiates - voir par exemple l'exaspération des parisiens  à propos des travaux du tramway etc... La réforme de l'école, autre exemple,  dont tout le monde admet la nécessité , combien de temps faudra-t-il avant qu'elle porte ses fruits?
Et combien de temps maintenant avant que l'Europe soit relancée et que l'on puisse en tirer un quelconque bénéfice?
 Conclusion:  quelque soit notre futur (e) président (e) , il (elle)  aura du mal  à gouverner au delà des premiers mois.

 Qu'en pensez-vous?
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Lundi 1 janvier 2007
Il y a un énorme dossier sur le sujet dans le Monde.
Qulequ'un a-t-il une idée pour améliorer la situation?
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Lundi 1 janvier 2007
Il y a quand même un petit problème avec ce système anti-libéral et pro-castro. Jugez vous-mêmes : à lire , Vive la corruption! (puisque vous le voulez pas croire mon propre témoignage, jugé  par certains de parti-pris) Le monde
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Lundi 1 janvier 2007


La raison d'être de l'Etat est la protection de nos droits fondamentaux . Parmi ceux-ci, le droit de penser librement est sacré et non négociable. Le souverain décide de ce qui est nécessaire en ce qui concerne les  actions des sujets:  mais chacun  se détermine  librement pour ce qui concerne ses opinions:


"Pour former l'État, une seule chose est nécessaire : que tout pouvoir de décréter appartienne soit à tous collectivement, soit à quelques-uns, soit à un seul. Puisque, en effet, le libre jugement des hommes est extrêmement divers, que chacun pense être seul à tout savoir et qu'il est impossible que tous opinent pareillement et parlent d'une seule bouche, ils ne pourraient vivre en paix si l'individu n'avait renoncé à son droit d'agir suivant le seul décret de sa pensée. C'est donc seulement au droit d'agir par son propre décret qu'il a renoncé, non au droit de raisonner et de juger; par suite nul à la vérité ne peut, sans danger pour le droit du souverain, agir contre son décret, mais il peut avec une entière liberté opiner et juger et en conséquence aussi parler, pourvu qu'il n'aille pas au-delà de la simple parole ou de l'enseignement, et qu'il défende son opinion par la Raison seule, non par la ruse, la colère ou la haine, ni dans l'intention de changer quoi que ce soit dans l'État de l'autorité de son propre décret. Par exemple, en cas qu'un homme montre qu'une loi contredit à la raison, et qu'il exprime l'avis qu'elle doit être abrogée, si, en même temps, il soumet son opinion au jugement du souverain (à qui seul il appartient de faire et d'abroger les lois) et qu'il s'abstienne, en attendant, de toute action contraire à ce qui est prescrit par cette loi, certes il mérite bien de l'État et agit comme le meilleur des citoyens; au contraire, s'il le fait pour accuser le magistrat d'iniquité et le rendre odieux, ou tente séditieusement d'abroger cette loi malgré le magistrat, il est du tout un perturbateur et un rebelle. Nous voyons donc suivant quelle règle chacun, sans danger pour le droit et l'autorité du souverain c'est-à-dire pour la paix de l'État, peut dire et enseigner ce qu'il pense; c'est à la condition qu'il laisse au souverain le soin de décréter sur toutes actions, et s'abstienne d'en accomplir aucune contre ce décret, même s'il lui faut souvent agir en opposition avec ce qu'il juge et professe qui est bon".
Baruch Spinoza, Traité théologico politique (1670), trad. Ch. Appuhn, Éd. Garnier-Flammarion, 1965, chap. xx, pp. 329-330.
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Lundi 1 janvier 2007

Un homme seul ne peut pas soumettre tout un peuple!  Cessez donc de plier devant la tyrannie!


"Mais quoi! Si pour avoir la liberté, il ne faut que la désirer; s'il ne suffit pour cela que du vouloir, se trouvera-t-il une nation au monde qui croie la payer trop cher en l'acquérant par un simple souhait? Et qui regrette sa volonté à recouvrer un bien qu'on devrait racheter au prix du sang, et dont la seule perte rend à tout homme d'honneur la vie amère et la mort bienfaisante? Certes, ainsi que le feu d'une étincelle devient grand et toujours se renforce, et plus il trouve de bois à brûler, plus il en dévore, mais se consume et finit par s'éteindre de lui-même quand on cesse de l'alimenter: pareillement plus les tyrans pillent, plus ils exigent; plus ils ruinent et détruisent, plus on leur fournit, plus on les gorge; ils se fortifient d'autant et sont toujours mieux disposés à anéantir et à détruire tout; mais si on ne leur donne rien, si on ne leur obéit point; sans les combattre, sans les frapper, ils demeurent nus et défaits.
Et pourtant ce tyran, seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni même de s'en défendre; il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à la servitude. Il ne s'agit pas de lui rien arracher, mais seulement de ne lui rien donner. Qu'une nation ne fasse aucun effort, si elle veut, pour son bonheur, mais qu'elle ne travaille pas elle-même à sa ruine. Ce sont donc les peuples qui se laissent, ou plutôt se font garrotter, puisqu'en refusant seulement de servir, ils briseraient leurs liens.
C'est le peuple qui s'assujettit et se coupe la gorge: qui, pouvant choisir d'être libre, repousse la liberté et prend le joug, qui consent à son mal ou plutôt le pourchasse. S'il lui coûtait quelque chose pour recouvrer sa liberté, je ne l'en presserais point: bien que rentrer dans ses droits naturels et, pour ainsi dire, de bête redevenir homme, soit vraiment ce qu'il doive avoir le plus à coeur."
Étienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire (1553), Éd. Pavot, 1976, pp. 174-775 et 181.
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Lundi 1 janvier 2007


 Tout pouvoir vient de Dieu.
Il faut donc  se soumettre à l'autorité et...payer ses impôts! 


"Que chacun se soumette aux autorités en charge. Car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent sont constituées par Dieu. Si bien que celui qui résiste à l'autorité se rebelle contre l'ordre établi par Dieu. Et les rebelles se feront eux-mêmes condamner. En effet les magistrats ne sont pas à craindre quand on fait le bien, mais quand on hait le mal. Veux-tu ne pas avoir à craindre l'autorité ? Fais le bien, et tu en recevras des éloges ; car elle est un instrument de Dieu pour te conduire au bien. Mais crains, si tu fais le mal car ce n'est pas pour rien qu'elle porte le glaive : elle est un instrument de Dieu pour faire justice et pour châtier qui fait le mal. Aussi doit-on se soumettre non seulement par crainte du châtiment, mais par motif de conscience. N'est-ce pas pour cela même que vous payez les impôts ? Car il s'agir de fonctionnaires qui s'appliquent de par Dieu à cet office. Rendez à chacun ce qui lui est dû : à qui l'impôt, l'impôt ; à qui les taxes, les taxes ; à qui la crainte, la crainte ; à qui l'honneur, l'honneur". Saint Paul
 Epitre aux romains
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