C'est ce que pense Gilles Jacob et c'est consternant! A lire dans

Le monde ce soir: "2006, sale année pour les auteurs"
Il y a aussi le "turn-over" des films en salles qui décourage évidemment les cinéphiles (au bout de trois semaines, quand vos amis vous conseillenet d'aller voir un film en salles, il n'y est plus!) . Mais il y a aussi u imappétit des jeunes pour les films intello ou jugés tels. Ca nous le constatons tous les jours, et ce n'est pas difficile à comprendre.
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Le grand pb des démocratie aujourd'hui est l'incapacité à se projeter dans le futur, à agir dans la perspective du long terme.. voir entretien avec Attali in
Le monde
Cela rejoint ce que nous disions à propos du "temps de la république".
(mais, d'un autre côté, personnellement je ne vois pas bien quelle autre solution .. autre que la démocratie).
Ce que suggère Attali à la fin (une fusion Conseil de sécurité/ G8) laisse perplexe.
Une gouvernance mondiale? Pour court-circuiter les démocraties d'opinions engluées dans leurs problématiques pré-electorales?
Mais, enfin, est-ce bien raisonnable?
La pluralité des nations et les conflits qui en résultent sont inévitables malgré tout, comme l'avait bien vu Kant qui redoutait une" république universelle" tout en souhaitant une "fédération d'Etats libres". Donc le pb des démocraties "doxocratiques" ne peut être résolu par la formation d'une autorité internationale. Il faut trouver des contre-feux internes à la démocratie . Vous ne croyez pas?
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Ils lancent une nouvelle formule et proposent un site plus interactif, avec un "Conseil des 1000" auquel on peut s'inscrire pour donner son avis sur les films qui sortent, si j'ai bien compris..
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Voici l'ouverture du dernier livre de Monique Canto-Sperber et Nicolas Tenzer:
Avant-propos

Le libéralisme en question
"Est-il encore possible de sauver le mot libéralisme» ? Peut-on même encore sauver l'idée ? On pourrait aujourd'hui en douter tant le sens du terme semble s'être brouillé. Originellement porteur de l'idée neuve d'une liberté propre aux modernes, pour parler comme Benjamin Constant, il est devenu synonyme, en tout cas dans l'espace francophone, de dérégulation, de capitalisme sauvage, de marchandisation généralisée, de mondialisation effrénée, de culte cynique des inégalités... bref, un repoussoir absolu dans l'ordre poli tique, social, voire moral. Comment la promesse s'est-elle transformée en cauche, mar ? Comment l'aspiration au paradis de la liberté s'est-elle muée en crainte de l'enfer libéral ? D'où vient cette haine du libéralisme ?"
Ca coûte 12 Euros, c'est vite lu, c'est remarquablement clair : je vous recommande vivement (mais évidemment il faut avoir lu aussi, d'abord-
L'histoire intellectuelle du libéralisme, par P. Manent.
Et , pour éviter tout malentendu: il s'agit d'une défense intelligente du libéralisme (qui n'est pas le moins du monde mis "en question")
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Voici un extrait du dernier livre de Robert Redeker : Nouvelles figures de l'homme (1994)"Au commencement - ce commencement fut, bien sûr, le résultat de l'évolution biologique, un point d'arrivée à sa manière - était l'humain. La stabilisation a engendré l'homme, et par suite également, beaucoup plus tard, son surgeon idéologique, l'humanisme. Appelons humanisme le discours idéologique accompagnant l'achèvement de la stabilisation de l'humain en homme. Que signifie - qu'on s'en réjouisse, s'en afflige, ou qu'on s'enferme dans la dénégation - la fin contemporaine de l'humanisme, signalée par Martin Heidegger dès 1946 dans sa décisive Lettre sur l'humanisme? Avant tout ceci : que nous sommes entrés dans un temps d'instabilité de l'homme lui-même. Ou plutôt: si l'homme est le produit d'une longue histoire, celle de la stabilisation de l'humain, nous avons pénétré dans une époque qui, déstabilisant l'homme, contraint l'humain à prendre des formes nouvelles. Cette instabilité nouvelle s'exprime, par exemple, dans la non-sûreté des frontières naguère encore bien établies entre l'humain et l'animal ainsi qu'entre l'humain et le technique. L'humanisme n'est plus tenable dès lors que la pensée éprouve des difficultés grandissantes à tracer les frontières de l'humain. D'une part, dès demain, des machines pourront être implantées dans le cerveau humain, afin de pallier ses déficiences. Mais d'autre part, la contemporanéité s'interroge de plus en plus sur les animaux, leur découvrant des facultés jusqu'ici inaperçues, allant jusqu'à se demander s'ils peuvent non avoir des droits mais être des sujets de droit. Signe du trouble des frontières entre les espèces, le philosophe Peter Singer pose la question : « Les animaux sont-ils égaux °aux hommes?'» L'humain se fait voler sa qualité d'homme - certaines des caractéristiques qu'il croyait réservées à l'homme - à la fois par les animaux et par les machines cybernétiques".
Vous recmarquerez quelques liens (pure coïncidence!) avec la problématique de mon livre (pour ceux qui l'ont lu!) , en particulier le premier chapitre: "peut-on définir l'homme?
J'aimerais aussi avoir votre avis sur les propos qu'il tient, à la fin du livre, sur le sport, devenu notre nouvelle religion, et aussi sur la "doxocratie".
Que pensez-vous, enfin, de cette thèse (p 112) : "le régime démocratique est celui qui promeut l'ordre domestique au rang de politique"
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