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Jeudi 26 octobre 2006


Après avoir lu les différents papiers sur le sujet, je suis décidemment pour!
 Déjà , le fait de voir l'hostilité de la classe politique, cela fait pencher la balance dans l'autre sens
 Sur le fond:
1) Ca marche à Berlin, en Angleterre, au Danemark. Pourquoi pas ici?
2) C'est l' idée  de Tocqueville (la démocratie aux Etats-Unis repose en grande partie sur l'activité associative et communale volontaire) de Alain (le citoyen contrôleur) , et de Rosanvallon (qui n'est pas exactement  un gauchiste écervelé) et aussi  de Arendt, qui cite toujours les fameux conseils ouvriers de 56 à Budapest.

Quant à rémunérer les participants, ça c'est la mistéphorie de Périclès: quelle bonne idée?
 (il faudra préciser le rôle de ces jurés, qui ne peuvent pas faire la loi ni se substituer à la justice, évidemment, mais trancher des questions d'ordre local)
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Jeudi 26 octobre 2006

   Les hommes ont dû trouver des mots afin d'exprimer leurs sentiments:

" On ne commença pas par raisonner mais par sentir. On prétend que les hommes inventèrent la parole pour exprimer leurs besoins ; cette opinion me paraît insoutenable. L'effet naturel du besoin fut d'écarter les hommes et non de les rapprocher. Il le fallait ainsi pour que l'espèce vînt à s'étendre et que la terre se peuplât promptement, sans quoi le genre humain se fût entassé dans un coin du monde, et tout le reste fût demeuré désert.
De cela seul il suit que l'origine des langues n'est point due aux premiers besoins des hommes ; il serait absurde que de la cause qui les écarte vînt le moyen qui les unit. D'où peut donc venir cette origine ? Des besoins moraux, des passions. Toutes les passions rapprochent les hommes que la nécessité de chercher à vivre force à se fuir. Ce n'est ni la faim ni la soif mais l'amour, la haine, la pitié, la colère qui leur ont arraché les premières voix. Les fruits ne se dérobent point à nos mains, on peut s'en nourrir sans parler, on poursuit en silence la proie dont on veut se repaître ; mais pour émouvoir un jeune cœur, pour repousser un agresseur injuste, la nature dicte des accents, des cris, des plaintes : voilà les anciens mots inventés, et voilà pourquoi les premières langues furent chantantes et passionnées avant d'être simples et méthodiques. "

Rousseau, Essai sur l'origine des langues [1781], chapitre 2, " Profil ", Hatier, 1983, p. 51



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Jeudi 26 octobre 2006
Culture : (etym : latin cultura , « culture du sol », de colere, « cultiver » 1) Au singulier : a) synonyme de civilisation :  ensembles des coutumes, savoir-faire, traditions et croyances que les générations successives se transmettent et qui déterminent dans une large mesure  les comportements individuels b) synonyme d'éducation intellectuelle et morale : ensemble de savoirs et de règles assimilées en premier lieu dans l'enfance puis, dans le meilleur des cas, préservé et approfondi tout au long de l'existence, sans autre fin explicite que  l'émancipation du jugement.
2) Au pluriel : ensemble de constructions imaginaires, de  systèmes symboliques et de structures mentales qui différencient  les communautés, les groupes   et les nations. 
Symbole : (etym : grec sumbolon, « signe de reconnaissance »,  de sumballein, « mettre ensemble »  1) Sens ordinaire :  objet ou élément quelconque qui évoque par analogie quelque chose d'abstrait ou d'absent (exemple : la colombe symbole de paix 2) Linguistique : le symbole se distingue du signe linguistique en ceci que le rapport du signifiant au signifié n'y est pas arbitraire 3) Psychanalyse : objet ou élément de la réalité renvoyant à des éléments inconscients.  Les symboles expriment, notamment dans les rêves, des contenus et des désirs souvent refoulés et inavouables. L'ordre symbolique est un système de symboles cohérent et normatif qui est un régulateur culturel tout en étant créateur de sens et d'institutions 4) Anthropologie et esthétique : tout structure de signification désignant un autre sens qui ne peut être saisie qu'à travers le premier.  5) Chez Kant : un symbole est la présentation sensible d'une idée : « le beau est le symbole du bien ».
Formes symboliques (Etym :  latin : forma, « forme » et  grec   sumbolon,  objet coupé en deux qui servait de signe de reconnaissance). Notion courante dans le domaine  esthétique, qui a été  théorisée plus particulièrement par le  philosophe allemand Ernst  Cassirer  (La philosophie des formes symboliques 1923-1929). Chez Paul Ricoeur et Ernst Cassirer, les formes symboliques sont l'ensemble des productions signifiantes, des institutions et des oeuvres ( langage, mythes, récits historiques,cérémonies, dispositifs religieux, oeuvres d'art?) qui structurent  le monde et lui donnent une (ou des) significations déterminées. Ces formations « font partie d'un processus vivant » mais la conscience fixe dans ces processus certains points d'arrêt et de repos : « ainsi la conscience préserve en eux le flux perpétuel qui les caractérise ; mais ce flux ne se perd pas dans l'indéterminé, il s'articule autour de certains centres formels et sémantiques » (La philosophie des formes symboliques 1 Le  langage, introduction)
Barbarie :  (etym : du grec barbaros : non-grec, étranger) 1) Sens usuel : cruauté, inhumanité de ceux qui ne sont  pas, ou pas assez civilisés. 2)  Anthropologie : caractère de celui qui ignore la diversité des cultures et la relativité des croyances : « le barbare, écrit Lévi-Strauss, c'est celui qui croit à la barbarie ». Le terme de barbare est employé ici de manière quelque peu ironique.
Multiculturalisme : expression utilisée depuis les années 1970 aux Etats-Unis et au Canada pour désigner la philosophie et les revendications des groupes minoritaires portant sur la reconnaissance des valeurs et des normes, esthétiques et morales, véhiculées par leurs multiples cultures, jusqu'alors systmatiquement dépréciées, ignorées ou méprisées.
Relativisme : On peut distinguer un relativisme cognitif et un relativisme esthétique, moral et politique. Le relativisme cognitif, qui trouve sa source chez les anciens sceptiques et chez les sophistes, consiste à affirmer que la vérité est relative aux affinités de chacun, ou bien qu?elle est déterminée par notre environnement culturel. Le relativisme moral, esthétique ou politique soutient qu'il n'y a pas de valeurs universelles, mais  que toutes les opinions se valent car elles n'ont de sens et de pertinence que su point de vue de celui qui les exprime. Il existe une forme modérée de relativisme qui consiste à insister sur le caractère relatif des représentations du monde et sur la nécessité de rapporter toute opinion à son système de référence propre. Ce relativisme est inspiré par un esprit de tolérance .Dans une autre version, radicale et nihiliste, le relativisme consiste à nier la possibilité pour les hommes de se comprendre lorsqu'ils appartiennent à des sphères culturelles distinctes et incompatibles entre elles. Ce second relativisme est apparenté au racisme différentialiste.















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