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Lundi 6 octobre 2008

Pythagore (Fin 6 ième siècle av. J.C.)

Dans un triangle rectangle, le carré e l’hypoténuse est égal au carré des deux autres côtés

Archimède  (287-212 av J.C.

Tout corps plongé dans un liquide (ou un gaz) reçoit une poussée qui s’exerce de bas en haut et qui est égale au poids du volume de liquide déplacé)

 Euclide (325-265)

Le postulat dit 5 ième Postulat

« Par un point hors d’une droite, il ne passe qu’une parallèle à cette droite)

Aristote (324-322)

L’univers est sphérique, les orbites célestes sont solides, chacun d’entre eux a un mouvement circulaire et uniforme autour d’une terre immobile et centre du monde. Par ailleurs, l’univers aristotélicien est orienté (haut et bas) et finalisé.

 Ptolémée (90-168 )

 Chaque planète est portée par un épicycle dont le centre n’est pas toujours à égale distance de la terre, c’est-à-dire dont le centre parcoure un cercle excentrique.  Les hypothèses astronomiques sont non pas des mouvements réellement accomplis mais des fictions de géomètres propres à traduire sous forme mathématique les phénomènes célestes. La seule exigence est de sauver les apparences.

Copernic (1473-1542)

Il y a un double mouvement des planètes sur elles-mêmes et autour de la terre. Toutefois, ces hypothèses utiles ne représentent pas nécessairement la réalité.

Galilée (1564-1642)

 (et  Bruno, Kepler, Descartes…) . Le mouvement de la terre est réel, et conforme à la nature des choses ; en 1616, le Saint-Office lui interdit d’enseigner cette doctrine. L’hypothèse copernicienne est condamnée en 1632.
 Galilée  a  prédit que  dans le vide  tous les « objets volent à la même vitesse ».

( Nota bene : la masse est «  le  rapport constant entre les forces appliquées à un corps et les accélérations correspondantes » ).

Descartes (1596, 1650)

 Il  applique  l’algèbre  à la géométrie (traduction des courbes sous forme numérique). Il met en place les notations modernes que nous utilisons actuellement (exposant etc..)

Réaffirme le principe d’inertie, déjà présent chez Galilée.  Rejette la théorie des atomistes (pour lui la matière est de l’étendue, donc divisible à l’infini). Rejette le vide. Lois du choc des corps -fausses sauf la  première (si deux corps identiques se déplacent à la même vitesse, ils rebondissent sans que leur vitesse soit modifiée. Algèbre. Lois de l’optique  un rayon lumineux se divise en deux, un réfléchi, un réfracté. Descartes croyait que la vitesse de la lumière était instantanée. Théorie de l’animal machine.

Newton  (1642-1727)

Principe d’inertie

« Tout corps persévère dans l’état de repos ou de mouvement uniforme en ligne droite dans lequel il se trouve, à moins que quelque force n’agisse sur lui, et ne le contraigne à changer d’état »

 Loi de l’attraction universelle : « Tous les corps s’attirent en raison directe de leur masse et en raison inverse du carré de leur distance »

 Principe de relativité : « Deux référentiels d’espace en translation rectiligne uniforme l’un par rapport à l’autre sont équivalents pour les lois de la mécanique »

 Loi de Mariotte  (1676)  (ou Boyle- Mariotte)

 A température constante,  toute réduction de pression d’un gaz se traduit par une augmentation de son volume  ( P1 X  V1 = P 2  X  V2 )

Stahl  (1660-1734)

Chimiste allemand a expliqué les phénomènes chimiques par la circulation d’un agent universel, le « phlogistique » considéré comme un principe de composition des corps qui était dégagé dans la combustion  (on a su ensuite que le phlogistique n’existait pas, toutefois Stahl avait découvert un agent universel des réactions chimiques, ce qui ouvrait la voie à Lavoisier

Lavoisier  (1743-1794)

 La transformation des métaux est une combinaison de corps brûlés avec l’oxygène. En 1783, il découvre la combinaison de l’eau (H2 0) et réfute la théorie du phlogistique  Il est considéré avec Cavendish  comme le créateur de la chimie moderne

Darwin (1809-1882)

 De l’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle (1859). La nature agit comme un agriculteur en favorisant ceux qui sont les plus «  aptes » (par accident)  et en laminant les autres. Il n’ y a aucune finalité dans la nature, le hasard est la seule cause des mutations et des évolutions.

J . Mendel (1822-1884)

 Fondateur de la génétique,  Il hybride des lignées de petits pois.  Il constate que la première génération reproduit le phénotype (caractère apparent) et la seconde le génotype (caractère caché)  statistiquement répartis en trois groupes, homozygotes ( 25% dominants, 25% récessifs)  et 50 % hétérozygotes.

Einstein  (1879-1955)

 Il utilise en 1905 pour la première fois la notion de « quanta »   pour suggérer que la lumière est constituée de grains  (infimes quantités d’énergie ) qui plus tard seront baptisés photons. A l’époque le sens commun admet que la lumière est ondulatoire.

La théorie de la relativité restreinte pose l’équivalence matière/énergie (E= MC2) . En 1919,  il énonce la théorie de la relativité généralisée,  qui présente l’univers comme possédant 4 dimensions, étant courbe et fini.

 Werner  Heisenberg (1901- 1976 )

Le principe d’incertitude : on ne peut connaître à la fois la position et la vitesse d’une particule. Ainsi la physique quantique met-elle  fin à  la fiction de l’observateur neutre  qui  aurait accès à la réalité en soi (Pierre Duhem).

Néo-darwinisme  ou théorie synthétique de l’évolution  (J.S. Huxley, 1942)

Elle est une synthèse  de la théorie génétique et de la théorie de Darwin, Une espèce évolue quand la fréquence de la version d’un gène (appelé allèle)  se modifie du fait d’un mutation (accident génétique) et si la population concernée est isolée et s’adapte  mieux du fait de ce changement.

 L’hypothèse de la sélection naturelle est toujours valide, mais l’idée de « pression de sélection » permet de rendre compte de l’impression d’adaptation sous l’effet du milieu (le milieu pousse en quelque sorte les espèces à se modifier  dans un sens qui paraît favorable à leur survie)

 

( Sources:  Einstein et Infeld, L'évolut ion des idées en physique, Pierre Duhem            Essai sur la notion de théorie physique de Platon à Galilée

PS: S'il y a des erreurs, ayant la gentillesse de me les signaler svp. 

 



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Lundi 6 octobre 2008
"Tournons alors notre regard, pour la troi ième fois, vers Mona Lisa. N'y aurait-il pas une clé pour ouvrir l'énigme de son regard ? Plus précisément en ce paysage brumeux tout à la fois lointain et proche qui se profile derrière elle Ici, écoutons France Quéré
« Dans des formes de rocs et de lacs éclat: l'étrange sonde d'un monde intérieur. [... ] A  hauteur des épaules [de Mona Lisa] commence un ocre paysage au relief accidenté que parcou rent des efflorescences de rochers. À gauche, le sentier débouche sur les eaux grises d'un lac, striées par les ombres de rochers en surplomb. Ce sont des chevauchements de pierres, des crinières, de farouches encolures, des museaux difformes qui dressent au-dessus de l'onde le sursaut de leur colère pétrifiée. Une violence préhistorique barre le regard... À droite, du côté où se lèvent les lèvres de la jeune femme, le sentier remonte le cours limoneux de la rivière, se faufile de gradin en gradin, parmi les éboulis de pierres, parvient enfin au rebord d'un second lac, élevé au-dessus du premier... C'est un autre monde, immatériel, immensément recueilli vers lequel le sourire et le mouvement des yeux subtilement nous font signe. Le lac d'altitude s'irise à peine de quelques lueurs. Mais les malédictions de l'ombre et de l'obstruction sont vaincues. D'autres rochers s'élèvent, ils n'enténèbrent ni ne ferment plus rien. Leur ombre dessine un cerne, suggère une transparence, laisse intact le miroir des eaux... Entre les deux rivages purifiés s'ouvre une brèche où l'eau et la lumière confondent leur or, et ensemble s'éloignent vers l'infini. Est-ce un dieu qui accueille l'homme voyageur ? Est-ce la joie d'une intelligence parvenue au faîte de sa méditation ? [...] Est-ce l'enfance retrouvée, embellie par les lointains du souvenir ? [...] Un rêve humain commence là, à hauteur des yeux et du front pur. Ses aubes sont plus belles encore que les collines de Florence aux premiers rayons du jour » (Le Sel et le Vent).

Cinq méditations sur la beauté, François Cheng
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