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Lundi 20 novembre 2006

C'est pour satisfaire nos désirs (refoulés), en règle générale, que nous rêvons:

"En tant que réaction à l'excitation psychique, le rêve doit avoir pour fonction d'écarter cette excitation, afin que le sommeil puisse se poursuivre. Par quel moyen dynamique le rêve s'acquitte-t-il de cette fonction ? C'est ce que nous ignorons encore ; mais nous pouvons dire d'ores et déjà que, loin d'être, ainsi qu'on le lui reproche, un trouble-sommeil, le rêve est un gardien du sommeil qu'il défend contre ce qui est susceptible de le troubler. Lorsque nous croyons que sans le rêve nous aurions mieux dormi, nous sommes dans l'erreur ; en réalité, sans l'aide du rêve, nous n'aurions pas dormi du tout. C'est à lui que nous devons le peu de sommeil dont nous avons joui. Il n'a pas pu éviter de nous occasionner certains troubles, de même que le gardien de nuit est obligé de faire lui-même un certain bruit, lorsqu'il poursuit ceux qui par leur tapage nocturne nous auraient troublés dans une mesure infiniment plus grande.
Le désir est l'excitateur du rêve ; la réalisation de ce désir forme le contenu du rêve : tel est un des caractères fondamentaux du rêve. Un autre caractère, non moins constant, consiste en ce que le rêve, non content d'exprimer une pensée, représente ce désir comme réalisé, sous la forme d'un événement psychique hallucinatoire. Je voudrais voyager en mer tel est le désir excitateur du rêve. Je voyage sur ruer : tel est le contenu du rêve. Il persiste donc, jusque dans les rêves d'enfants, si simples, une différence entre le rêve latent et le rêve manifeste, une déformation de la pensée latente du rêve : c'est la transformation de la pensée en événement vécu."
SIGMUND FREUD, Introduction à la psychanalyse (1915-1917), 8` Conf., Éd. Payot, coll. « Petite Bibliothèque », trad. S. Jankélévitch,
1922,p.114.
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Lundi 20 novembre 2006
                             

Rendons hommage à l'inspirateur de Reagan et de Thatcher!!!!!!!!
C'est dans  Libé ce matin
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Lundi 20 novembre 2006
A lire ce matin dans Libe. La solution n'est en aucun cas de rallonger les heures de cours!
 Les solutions existent...

 (personnellement je suggère que les profs ouvrent des blogs et soient accessibles tout le temps de cette manière pour leurs élèves. Ainsi ceux-ci peuvent poser des questions, critiquer  etc..)
Et les profs peuvent compléter leurs cours , combler leurs lacunes, faire cours les jours de grèves (du métro) etc.., pendant les vacances, le lundi de pentecôte etc..
Et puis il est aussi possible de mettre en  ligne les cahiers de texte, travaux des élèves etc.. comme le fait Baptiste sur son blog .(voir http://5fjbs.blogspot.com/)
 Avis à mes élèves :  d'ailleurs c'est ce vers quoi je pense m'orienter aussi.
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Lundi 20 novembre 2006

Freud montre ici que  la conscience morale est elle-même le produit du désir.  Le surmoi est en effet dérivé du complexe d'Oedipe


Aussi longtemps que nous avions à nous consacrer à l'étude du refoulé dans la vie psychique, nous n'éprouvions pas le besoin de partager l'anxiété de ceux qui se préoccupaient de savoir où nous avions laissé ce qu'il y a de supérieur en l'homme. Maintenant que nous nous risquons à l'analyse du moi,nous pouvons répondre à tous ceux qui, ébranlés dans leur conscience éthique, se sont récriés qu'il doit pourtant y avoir dans l'homme un être supérieur : certainement, et voici cet être supérieur, l'idéal du moi ou surmoi, la représentance de notre relation aux parents. Petits enfants, nous avons connu, admiré, redouté ces êtres supérieurs, plus tard, nous les avons pris en nous-mêmes.
L'idéal du moi est donc l'héritier du complexe d'Œdipe et, de _fait, l'expression des plus puissantes motions et des plus  importants destins de la libido du ça. Par son édification, le moi a assuré son emprise sur le complexe d'Œdipe et, en même temps, il s'est lui-même soumis au ça. Tandis que le moi est essentiellement représentant du monde extérieur, de la réalité, le surmoi se pose en face de lui comme mandataire du monde intérieur, du ça. Les conflits entre le moi et l'idéal refléteront en dernière analyse, nous sommes maintenant prêts à l'admettre, l'opposition entreréel et psychique, monde extérieur et monde intérieur".
SIGMUND FREUD, Le Moi et le Ça (1923), Éd. Payot, coll. « Petite Bibliothèque », trad. J. Laplanche, 1981, pp. 248-249.
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