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Lundi 27 novembre 2006
La suite demain...
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Lundi 27 novembre 2006

ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU
"N' allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais bien le glaive. Oui, je suis venu séparer l'homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère: on aura pour ennemis les gens de sa maison.
Qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi; qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi. Qui ne se charge pas de sa croix et ne me suit pas n'est pas diane de moi. Qui aura assuré sa vie la perdra et qui perdra sa vie à cause de moi l'assurera".
Matthieu 10, 34-39, Traduction oecuménique
Éd. du Cerf-Société Biblique,:.:



Pour un commentaire de ce texte lire Connaissance de la Bible  ( pour éviter les contre sens!)
 Le glaive, c'est celui de la parole! Jesus n'est pas un prophète armé et ne prône en aucun cas la violence!
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Lundi 27 novembre 2006
Non seulement  l'agressivité ne peut être éliminée. Mais - Nietzsche va plus loin - elle ne doit pas l'être! En revanche, elle peut être spiritualisée; de même que la sensualité peut être sublimée et devenir "amour". Cette idée, dans la mesure où elle  permet de sauver la sensualité, constitue aux yeux de Nietzsche  un triomphe sur le christianisme:


" La spiritualisation de la sensualité, cela s'appelle l'amour: elle représente  un grand triomphe sur le christianisme. Autre triomphe: notre spiritualisation de l'agressivité. Cela consiste à comprendre en profondeur le prix des ennemis: bref, à agir et conclure au contraire de ce qu'on faisait autrefois. L'Église a toujours voulu l'anéantissement de ses ennemis pour notre part, nous, immoralistes et antichrétiens, nous comprenons l'avantage que nous tirons de la permanence de l'Église... En politique aussi l'agressivité est maintenant devenue plus spirituelle - plus avisée, plus réfléchie, elle a plus de ménagements. Presque tous les partis comprennent qu'il va de leur propre intérêt que le parti adverse ne s'étiole pas trop; cela vaut aussi pour la politique internationale. [...]
Nous ne nous comportons pas autrement face à l'« ennemi intérieur" : là aussi nous avons spiritualisé l'agressivité, et c'est là aussi que nous avons compris son prix. On n'est fécond qu'à condition d'être plein de  contradictions; on ne reste jeune qu'à condition que l'âme ne se détende pas, ne désire pas la paix... Rien ne nous est maintenant plus étranger que le voeu qu'on nourrissait autrefois, typiquement chrétien, de la « paix de l'âme»; rien ne nous fait moins envie que le bovidé de la morale et le bonheur gras de la bonne conscience" .
Friedrich Nietzsche, Crépuscule des idoles (1888), trad. É. Blondel, Éd. Hatier, 1983, pp. 72-73.
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Lundi 27 novembre 2006
Tout homme meurt  nécessairement  un jour du fait de ses contradictions internes, si l'on en croit Freud . Et, pour nous maintenir en vie aussi longtemps que possible, nous devons trouver des exutoires pour nos "pulsions de mort".  (Freud est à cet égard d'accord avec Nietzsche: l'agressivité ne peut être éliminée. Elle ne peut être que sublimée)


"Après de longues hésitations, de longues tergiversations, nous avons résolu de n'admettre l'existence que de deux pulsions fondamentales: l'Éros et la pulsion de destruction (les pulsions, opposées l'une à l'autre, de conservation de soi et de conservation de l'espèce, ainsi que l'autre opposition entre amour du moi et amour d'objet, entrent encore dans le cadre de l'Éros). Le but de l'Éros est d'établir de toujours plus grandes unités, donc de conserver: c'est la liaison. Le but de l'autre pulsion, au contraire, est de briser les rapports, donc de détruire les choses. Il nous est permis de penser de la pulsion de destruction que son but final est de ramener ce qui vit à l'état inorganique et c'est pourquoi nous l'appelons aussi pulsion de mort. Si nous admettons que l'être vivant n'est apparu qu'après la matière inanimée et qu'il en est issu, nous devons en conclure que la pulsion de mort se conforme à la formule donnée plus haut et suivant laquelle une pulsion tend à restaurer un état antérieur. [...] Aussi longtemps que cette pulsion agit intérieurement en tant que pulsion de mort, elle reste muette, et elle ne se manifeste à nous qu'au moment où, en tant que pulsion de destruction, elle se tourne vers l'extérieur. Cette division semble indispensable à la conservation de l'individu; elle est accomplie grâce au système musculaire. À l'époque où s'instaure le sur-moi, des charges considérables de la pulsion d'agression se fixent à l'intérieur du moi et y agissent sur le mode auto-destructeur. C'est là l'un des dangers qui menacent la salubrité du psychisme et auxquels l'homme s'expose quand il s'engage dans la voie de la civilisation".
Sigmund Freûd, Abrégé de psychanalyse (1938), trad. A. Bernan, Éd. PUF, 12r éd., 1995, pp. 8-9.
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Lundi 27 novembre 2006
Exposé de communication  : réalisé par Emilie de Cooker, en licence de philo à Paris IV , jeudi 16 novembre 2006.
Cet exposé  constitue la conclusion d'un exposé collectif

Comment les NTIC ont révolutionné le monde de la communication ?
 (NTIC = nouvelles technologies d'information et de communacation)



Nous avons pu voir que l’émergence des nouvelles technologies d’information et de communication ont véritablement révolutionné le monde de la communication.

Les divers secteurs du monde de la communication ont eu pour tâche nouvelle au cours de cette dernière décennie de se servir au mieux des technologies dont il a été question, tout en faisant face à des difficultés inédites qui en sont la conséquence directe.

Notre problème fut donc celui d’évaluer les aspects positifs de l’invention des NTIC dans les divers secteurs de la communication, tout en soulignant les problèmes radicalement nouveaux  auxquels ils furent confrontés.

Nous tâcherons ici de les récapituler brièvement afin d’avoir les outils nécessaires pour en faire une analyse véritablement critique. La question ne sera donc plus celle de savoir dans quelle mesure les NTIC furent la source d’avantages dont se sert le monde de la communication et d’inconvénients auxquels il se doit de faire face. Il nous faut en effet à présent nous demander si ce monde dispose des éléments indispensables à la prise de distance requise devant un tel bouleversement.

Autrement dit : si le monde de la communication « gère » ces bouleversements, parvient-il à avoir sur eux un regard critique ?   
 Nous tâcherons de voir en quoi le monde de la communication auquel nous avons à faire aujourd’hui n’a presque plus rien en commun avec celui d’hier : en quoi est-il fondamentalement nouveau ? 
En tentant d’éviter l’écueil d’une analyse réactionnaire stérile qui se bornerait à dire « c’était mieux avant », nous chercherons à voir dans quelle mesure ce nouveau monde de la communication suscite de nouveaux problèmes tant éthiques que sociaux.
N’y a-t-il pas, en effet, un lien intrinsèque entre l’avènement de cette communication sans limite sous le signe de la vitesse et le déclin des questionnements ou du moins des préoccupations d’ordre éthique ?

1) Premiers problèmes suscités du fait de l’apparition des NTIC dans le secteur des médias.

- Les médias ont dû s’adapter à de nouvelles problématiques suscitées par ces technologies novatrices.
Si la vitesse de transmission de l’information représente pour les journalistes la nouvelle donne fondamentale, c’est aussi à la multiplication des sources de l’information qu’ils ont dû se confronter. Comment déceler les informations essentielles ? Comment les diffuser de manière pertinente alors que quasiment tout le monde peut y accéder par un autre biais ? Donc face à Internet, par exemple, comment ne pas perdre son statut d’informateur ?
Ainsi, faut-il jouer la carte de l’information de masse sans doute plus intéressante au niveau financier? Ou cibler un public plus spécialisé, avec l’avantage (moralement supérieur certes) de préserver une certaine qualité et donc de faire preuve peut-être d’une plus grande intégrité intellectuelle.

- Problème de la multiplication des presses : comment se distinguer des autres afin d’être concurrentiel sur le marché. N’y a-t-il pas là également un risque de perte de qualité ? Et peut-être également d’homogénéisation. Car si l’on cherche à créer un produit nouveau, il faut le faire de façon très mesurée : ne pas trop innover non plus, et donc rester proche de ce que les autres font. Pour comprendre cela, la mode peut nous servir d’analogie, elle est changeante mais ne doit pas être un bouleversement. Donc changer en restant fidèle. Exemple : magasines féminins : même structure car attente lectrices, mais il faut quelques idées nouvelles pour se différencier et donc vendre plus.

2) Elargissement des risques moraux (déjà existants) du fait des NTIC. Problèmes globalement liés à internet.

Grand pouvoir de ceux qui utilisent ces outils de communication.
- Manipulation.
L’Ecole de Francfort a tout particulièrement orienté ses études vers la question de la manipulation à travers les médias. Selon Adorno, même la soi-disant démocratisation de la culture ne serait rien d’autre qu’une gigantesque « mystification des masses » par ceux qui en ont la maîtrise. En cela, les NTIC  ne feraient qu’augmenter des risques déjà présents.
Art de la rhétorique : danger moral si distinction forme et contenu : dès lors que les deux sont séparés alors tout peut être dit dès lors que la forme est acceptable. Donc ceux qui dominent l’art de la parole se trouvent dotés d’un pouvoir gigantesque. Propagande : imaginons ce que cela peut donner sur internet. Impact de cette propagande risque d’augmenter du fait de l’immédiateté des rapports de communication, et de leur multiplicité.

Les techniques de diffusion de message liées au progrès scientifico-tehnique est désigné par le terme de « communication de masse » qui peut sous-entendre qu’on a affaire à une audience indifférenciée. La question est donc celle de savoir comment l’un agit sur l’autre. Dans quelle mesure le public s’homogénéise-t-il du fait qu’il est a priori considéré comme un. Quelle est la conséquence de cette consommation de masse sur l’information ? L’un est il vraiment cause de l’autre ou n’est-ce pas une tendance générale qui permet à ce cercle de s’établir et de se renforcer ?

  - Conformisme.
Le développement des NTIC semble pouvoir accroître le risque du conformisme. Outre des informations véritables, les outils de communication (qu’ils soient la radio, la télé, et aujourd’hui le phénomène est accentué par les NTIC) diffusent également un genre de modèle, c-a-d qu’ils nous représentent indirectement le système dans lequel nous vivons et les valeurs qui gravitent autour de ce dernier (culte de la vitesse, croyance en la toute puissance de la science etc. …). Dès lors, nous évoluons dans un cadre que nous n’apercevons plus et, nous rapportant tous à lui, nous tendons à tous nous ressembler. Nous recherchons même parfois cette appartenance (que se soit par la ressemblance ou la démarcation). Donc risque de conformisme accru par NTIC.

Nous venons de parler de la diffusion d’un modèle. Il semble, de plus, qu’une forme de dépendance soit créée chez le destinataire du fait de ces NTIC : on ne peut plus vivre sans elles, elles sont présentées comme indispensable et sont de surcroît le biais par lequel sont créés de nouveaux besoins : en soit est-il vraiment nécessaire de pouvoir recevoir toute l’information sur son téléphone portable ? N’est pas alors aussi un moyen de consolider les bases de la société de consommation ? La communication est un nouvel objet de consommation, cela ne va-t-il pas à l’opposé de la définition première de ce même terme ?


3) Crise de la communication : quelle place pour le lien social ?

- Edgar Morin dit dans une interview sur la modernité (mars 2006) « Nous voyons bien que les grands principes unificateurs modernes (la technique, l’économie mondialisée, la communication…) fabriquent de l’uniformité plus que de l’unité ». En cela, ce n’est pas la seule singularité qui est perdue. Paradoxalement, le lien social diminue à force de communiquer, l’unité des consciences semble se disloquer, ce qui est pourtant contraire à l’idée même de communication, qui repose justement sur une forme de communauté et s’appuie tout au moins sur l’occupation d’un espace commun propice justement au partage. 
- Terme même de communication : stupéfait devant le fait que ce que désigne le terme de « monde de la communication » ne correspond en rien à la définition classique, ou tout du moins originelle, de la communication… « Communication » vient du latin « communicatio, de communicare, qui signifie être en relation avec, mettre en commun. J’ai une idée, je la partage, elle devient commune. En quoi le marketing est de la communication ?? Glissement de sens intéressant, révélateur d’un glissement de façon de percevoir par les hommes ce qu’est la communication. Le but n’est plus tant la mise en commun, le partage puisque dans la communication telle qu’elle se pratique de nos jours il y a un dominant : celui qui possède l’information et l’art du discours.

Ainsi donc, nous avons parfois à faire à une fausse forme de communication : la transmission est truquée. Les interviews, par exemple, sont entièrement préparées : les participants ne font que répéter un discours préconçu et donc ne s’entretiennent pas véritablement l’un avec l’autre. Peut être y a-t-il ici une perte d’authenticité dans les rapports humains, ou plus précisément une perte d’humanité. Même le discours est utilisé de façon technique…

4) Problème essentiel posé par NTIC : celui du rapport au temps

Les NTIC ont essentiellement accentué un problème de rapport au temps propre à nos sociétés modernes, dont l’impatience est sans doute un des traits caractéristiques : tout, tout de suite !
Il n’y a en soi, bien sûr, rien de mal à vouloir recevoir ou transmettre des informations plus rapidement, mais cela a pour conséquence le fait que tout est mis en œuvre pour répondre à une telle demande avec pour souci premier d’aller vite. Or, n’est-il pas évident que pour bien communiquer, il faut prendre du temps ? Nécessité de choisir ses mots, de voir s’ils sont adéquats, de réfléchir aux conséquences logiques de ce que l’on dit, et de l’impact sur l’autre. Dans la communication individuelle, il y a donc une grande part de questionnement et de recherche d’anticipation du fait que l’on se soucie de la réaction d’autrui, de l’impact de notre parole sur lui, mais aussi de ses éventuelles objections, qui peuvent évidemment nous faire affiner notre propre pensée. Cela peut être perdu dans la prise de vitesse de la communication due entre autre à l’émergence des NTIC.
De plus, nous ne sommes souvent plus véritablement en présence de quelqu’un, donc le respect d’autrui apparaît peut-être comme moins essentiel. A cela s’ajoute le fait que l’on ne sait plus véritablement à qui l’on s’adresse. L’information peut aller jusqu’à être jetée telle quelle sans destinataire véritable ni motifs.

Problème de la perte de qualité : la quantité d’information l’emporte sur la qualité de cette dernière. Devant l’accélération de la transmission des informations, peu importe souvent si ce qui est dit est important, bien exposé, ou même juste : ce qu’il faut c’est donner une information, quelle qu’elle soit.
Et cette multiplication de l’information génère aussi une tendance à la désinformation. Exemple guerre en Irak : à force d’être informé toutes les minutes sur ce qui se passe on finit par en oublier les problèmes généraux et souvent essentiels, les enjeux politiques et humains. Ce qui risque peut-être du coup de dédramatiser la situation. Ce qui conduirait à dire que trop d’information tue l’information.
Cela peut être rapproché da la perte d’analyse constatable de nos jours : les journaux donnent l’information quasiment brute, l’analyse est de moins en moins présente. Or, une information brute, non analysée peut n’avoir aucun intérêt.


Nous souhaitions donc, dans un dernier temps, souligner les problèmes sociaux et moraux liés à la modification du monde de la communication par les Le but n’est pas nécessairement de répondre à ces questions, chose que nous ne saurions pas faire. Il ne s’agit pas non plus pour nous de disqualifier le monde de la communication : il n’est tout simplement pas du ressort des secteurs qui le compose d’en faire la critique.
Il nous a tout du moins semblé utile de les mettre en avant afin de montrer le potentiel de débat qui gravite autour de cette question, potentiel qu’il convient de ne pas perdre de vue et même d’élargir…
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Lundi 27 novembre 2006
Et bien c'est parce qu'elles s'auto-censurent et se mettent en retrait pour ne pas contrarier les hommes... (pas toutes heureusement!)
D'innombrables études le démontrent! Voir LIbé ce matin l'article de Esther Duflo : La femme et le plafond de verre
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Lundi 27 novembre 2006
C' est dans Libé ce matin,  par Jacques Bidet


   (autres désignations pour les partis de l'agonisante gauche : mouvementistes? alters? radicaux? conservateurs (des acquis sociaux?)  ).
 Par contre l'extrême droite se porte très bien (cf le ralliement de Dieudonné à Lepen, sur lequel  Vivien Meltz poste qq chose bientôt)
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Lundi 27 novembre 2006
C'est l'objet des travaux d'une équipe de chercheurs en Pennsylvanie !
Peut-être faudrait-il que les chercheurs se calment un peu, qu'ils fassent une pause, ou qu'on leur coupe les crédits et qu'ils aillent cultiver leur jardin!...
C'est dans le Monde du 26 -27 novembre, et c'est terrifiant







(Images de Minority report)!
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