Langage : (etym : lingua : organe de la parole, langue comme parole et langage) 1) Sens ordinaire : tout système de signes permettant la communication ; en un sens plus strict : faculté de parler propre à l'homme lui permettant de communiquer et d'exprimer des pensées 2) Linguistique : faculté de constituer une langue c'est-à-dire un système de signes discontinus correspondant à des idées distinctes, dont le langage parlé est une possibilité parmi d'autres. Le langage humain comporte une double articulation (division en unités à deux degrés) ce qui le distingue
de tout autre mode de communication 3) Philosophie et anthropologie : le langage humain est un des « propres » de l'homme les plus caractéristiques. En tant que fonction, l'aptitude au langage est universelle. Mais les langues, produits contingents du langage, témoignent toutes de manière diversifiée des aptitudes culturelles et des capacités intellectuelles communes à tous les êtres humains. Les langues sont ses systèmes institués de signes ou de symboles, verbaux ou écrits, procédant de conventions et utilisés intentionnellement par des sujets souhaitant exprimer des désirs et des pensées singulières. Le langage humain est fondamentalement un dialogue, il inclut la relation potentielle avec un interlocuteur- et un métalangage, c'est-à-dire un langage à propos non pas du réel mais de l'univers symbolique que le langage instaure. Le langage est donc une institution universelle qui témoigne de l'intelligence et de la sociabilité propre au genre humain. Il ne se réduit en aucun cas à un système de communication et il est toujours fluctuant et créatif, contrairement aux systèmes de signaux des animaux.
Signes : (etym : latin signum, « marque », « signe », « empreinte » ) 1) Sens ordinaire : tout élément matériel, vocal, graphique etc? permettant d'évoquer ou de deviner une autre chose à laquelle il renvoie ou qu'il représente 2) Linguistique : il convient de distinguer les signes naturels ( la fumée, le cri animal) les signes intentionnels manifestant une volonté de communiquer (mimique, geste, langage) et les signes conventionnels propres à la communication humaine. Parmi ceux-ci le signe linguistique présente la particularité d'être discret (les signes se détachent les uns des autres) et mobiles (ils changent de sens selon les contextes, comme en témoigne l'usage métaphorique des mots et des symboles). Les symboles sont des signes qui présentent une certaine analogie avec ce qu'ils représentent (exemple : les symboles du guide Michelin) .
de communicare, mettre en commun, communiquer) 1) Sens ordinaire : tout forme d'échanges de signes et tout dispositif permettant de faire circuler des mobiles ou des particules (les autoroutes, les fils électriques constituent des réseaux de communication) ou tout autre réalité transférable. En un sens plus restreint : processus par lequel une information est transmise d'un émetteur à un récepteur 2) Linguistique : la communication implique un code indépendant de ceux qui l'utilisent et qui leur préexiste. Dans le cas des animaux, ce code possédé instinctivement est un système de signaux. Dans le cas de l'homme, la langue est un système conventionnel qui peut prendre une forme intersubjective (communication directe), médiatisée (transmise par des dispositifs artificiels) ou institutionnalisée (langues et pratiques symboliques grammaticalement ou politiquement « correctes »). Les signaux des animaux sont fixes, étroitement fonctionnels et univoques contrairement aux signes linguistiques, qui sont mobiles et ambigus. Un système de communication constitué d'un nombre limité de signaux comme ceux qu'utilisent tous les animaux n'est donc absolument pas un langage.


"Nous avons coutume aujourd'hui de ne voir dans l'amitié qu'un phénomène de l'intimité, où les amis s'ouvrent leur âme sans tenir compte du monde et de ses exigences. Rousseau, et non Lessing, est le meilleur représentant de cette conception conforme à l'aliénation de l'individu moderne qui ne peut se révéler vraiment qu'à l'écart de toute vie publique, dans l'intimité et le face-à-face. Ainsi nous est-il difficile de comprendre l'importance politique de l'amitié. Lorsque, par exemple, nous lisons chez Aristote que la philia, l'amitié entre citoyens, est l'une des conditions fondamentales du bien-être commun, nous avons tendance à croire qu'il parle seulement de l'absence de factions et de guerre civile au sein de la cité. Mais pour les Grecs, l'essence de l'amitié consistait dans le discours. Ils soutenaient que seul un
«parler-ensemble » constant unissait les citoyens en une polis. Avec le dialogue se manifeste l'importance politique de l'amitié, et de son humanité propre. Le dialogue (à la différence des conversations intimes où les âmes individuelles parlent d'elles-mêmes), si imprégné qu'il puisse être du plaisir pris à la présence de l'ami, se soucie du monde commun, qui reste «inhumain» en un sens très littéral, tant que des hommes n'en débattent pas constamment. Car le monde n'est pas humain pour avoir été fait par des hommes, il ne devient pas humain parce que la voix humaine y résonne, mais seulement lorsqu'il est devenu objet de dialogue. Quelque intensément que les choses du monde nous affectent, quelque profondément qu'elles puissent nous émouvoir et nous stimuler, elles ne deviennent humaines pour nous qu'au moment où nous pouvons en débattre avec nos semblables. Tout ce qui ne peut devenir objet de dialogue peut bien être sublime, horrible ou mystérieux, voire trouver voix humaine à travers laquelle résonner dans le monde, mais ce n'est pas vraiment humain. Nous humanisons ce qui se passe dans le monde et en nous en en parlant, et, dans ce parler, nous apprenons à être humains".
l'énoncé je te parle n'est pas un performatif, bien que son énonciation implique que l'on parle. Si en effet l'énonciation de je te parle ne peut se faire sans parole, l'emploi de cette formule n'est pas destiné essentiellement à constituer une parole, mais à appeler l'attention d'un audi
Nord-Est ont un grand choix de mots pour désigner le renne.
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