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Dimanche 10 décembre 2006
Ouvrages de philosophie à télécharger - (Hansen Loves philosophy ouvrages de philosophie à télécharger)


Sur le site de l 'Académie de Grenoble , vous trouverez un grand nombre d' ouvrages de philosophie.
Aller sur "présentation Textes philosophqiues" puis cliquez sur "téléchargeables"
 Cette liste sera régulièrement complétée.

En ce qui concerne mes collections disparues de Hatier: LISTE DES OUVRAGES HATIER SITE GRENOBLE

COLLECTION NOTIONS PHILOSOPHIQUES
La justice E. Clément
La liberté E. Clément
Le temps C . Malabou

COLLECTION PHILOSOPHES:
Nietzsche par D. Pimbé
Spinoza par p. Pimbé

COLLECTION ESSAIS PHILOSOPHIQUES:
La perversité P. Vignoles
La philosophie au XX ième siècle Jean Lacoste

TEXTES PHILOSOPHIQUES COMMENTES:
F. Khodoss Cours de philosophie politique (Comte)
E. Zernik    Essai sur l'origine des langues (Rousseau) JM Muglioni Théorie et pratique (Kant)
N. Depraz La crise de la conscience europréenne et la philosophie (Husserl)
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Dimanche 10 décembre 2006
Le temps n'est ni une chose en soi, ni une idée ou un concept- le temps relève de l'intution. Il est une " forme a priori de la sensibilité" :  avant toute expérience nous savons que tout phénomène se produira dans le temps:

a) Le temps n'est pas quelque chose qui existe en soi, ou qui soit inhérent aux choses comme une détermination objective, et qui, par conséquent, subsiste, si l'on fait abstraction de toutes les conditions subjectives de leur intuition ; dans le premier cas, en effet, il faudrait qu'il fût quelque chose qui existât réellement sans objet réel. Mais dans le second cas, en qualité de détermination ou d'ordre inhérent aux choses elles-mêmes, il ne pourrait être donné avant les objets comme leur condition, ni être connu et intuitionné a priori par des propositions synthétiques; ce qui devient facile, au contraire, si le temps n'est que la condition subjective sous laquelle peuvent trouver place en nous toutes les intuitions. Alors, en effet, cette forme de l'intuition intérieure peut être représentée avant les objets et, par suite, a priori.
b) Le temps n'est autre chose que la forme du sens interne, c'est-à-dire de l'intuition de nous-mêmes et de notre état intérieur. En effet, le temps ne peut pas être une détermination des phénomènes extérieurs, il n'appartient ni à une figure, ni à une position, etc. ; au contraire, il détermine le rapport des représentations dans notre état interne. Et, précisément parce que cette intuition intérieure ne fournit aucune figure, nous cherchons à suppléer à ce défaut par des analogies et nous représentons la suite du temps par une ligne qui se prolonge à l'infini et dont les diverses parties constituent une série qui n'a qu'une dimension, et nous concluons des propriétés de cette ligne à toutes les propriétés du temps, avec cette seule exception que les parties de la première sont simultanées, tandis que celles du second sont toujours successives. Il ressort clairement de là que la représentation du temps lui-même est une intuition, puisque tous ses rapports peuvent être exprimés par une intuition extérieure.
c) Le temps est la condition formelle a priori de tous les phénomènes en général. L'espace, en tant que forme pure de l'intuition extérieure, est limité, comme condition a priori, simplement aux phénomènes externes. Au contraire, comme toutes les représentations, qu'elles puissent avoir ou
non pour objets des choses extérieures, appartiennent, pourtant, en elles-mêmes, en qualité de déterminations de l'esprit, à l'état interne, et, comme cet état interne est toujours soumis à la condition formelle de l'intuition intérieure et que, par suite, il appartient au temps, le temps est une condition a priori de tous les phénomènes intérieurs (de notre âme), et, par là même, la condition médiate des phénomènes extérieurs.
Emmanuel Kant, Critique de la raison pure (1781),

trad. A. Tremesaygues et B. Pacaud, Éd. PUF,

colt. Quadrige, 4° éd., 1993, p. 63.
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Dimanche 10 décembre 2006

 
"L'irréversibilité constitue pourtant le caractère le plus essentiel du temps, le  plus émouvant, et celui qui donne à notre vie tant de gravité et ce fond tragique dont la découverte fait naître en nous une angoisse que l'on considère comme révélatrice de l'existence elle-même, dès que le temps lui-même est élevé jusqu'à l'absolu. Car le propre du temps, c'est de nous devenir sensible
moins par le don nouveau que chaque instant nous apporte que par la privation de ce que nous pensions posséder et que chaque instant nous retire:  l'avenir lui-même est un indéterminé dont la seule pensée, même quand  elle éveille notre espérance, trouble notre sécurité. Nous confondons volontiers l'existence avec ses modes et, quand ce sont ces modes qui changent, il
nous semble que l'existence elle-même s'anéantit.
 Le terme seul d'irréversibilité montre assez clairement, par son caractère négatif, que le temps nous découvre une impossibilité et contredit un  désir qui est au fond de nous-même: car ce quis'est confondu un moment avec notre existence n'est plus rien, et pourtant nous ne pouvons faire qu'il n'ait point été: de toute manière il échappe à nos prises.
[...] Or c'est justement cette substitution incessante à un objet qui pouvait être perçu d'un objet qui ne peut plus être que remémoré qui constitue pour nous l'irréversibilité du temps. C'est elle qui provoque la plainte  de tous les poètes, qui fait retentir l'accent funèbre du « Jamais plus », et qui
donne aux choses qu'on ne verra jamais deux fois cette extrême acuité de volupté et de douleur, où l'absolu de l'être et l'absolu du néant semblent  se rapprocher jusqu'à se confondre. L'irréversibilité témoigne donc d'une vie qui vaut une fois pour toutes, qui ne peut jamais être recommencée et  qui est telle qu'en avançant toujours, elle rejette sans cesse hors de nous- même, dans une zone désormais inaccessible, cela même qui n'a fait que  passer et à quoi nous pensions être attaché pour toujours.
    Louis Lavelle, Du temps et de l'éternité (1945), Éd. Aubier-Montaigne, p. 126
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Dimanche 10 décembre 2006
                                    
     ACCIDENT
« L'accident est un attribut qui n'est ni nécessaire ni constant » (Métaphysique, delta, 8). L'accident s'oppose à l'essence : les propriétés "essentielles" d'un être ne peuvent pas ne pas lui appartenir, entrent dans sa définition.
AME (psuchê)
« L'âme est l'essence ou la forme d'un corps ayant la vie en puissance » (De l'Âme : II, 1, 41 2a). Aristote affirme la solidarité de l'âme et du corps, analogue à celle de la forme et de la matière, et la priorité de l'âme, principe animateur et unificateur du corps. Il s'oppose ainsi au dualisme de Platon (l'âme est dans le corps comme en une prison provisoire) et au matérialisme de Démocrite (l'âme est une résultante du corps).
AMITIÉ (philia)
Au sens large, l'amitié désigne l'attachement ou l'affection pour les autres, qu'ils soient des parents, des citoyens, d-;s camarades de travail, ou de combat. Tendresse familiale, entente civique (homonoia), camaraderie, sont des manifestations d'une certaine forme de philia, extensible aux animaux, et « à tous les êtres vivants » (VIII, 1, 30).
Au sens strict, l'amitié est la vie en commun sous-tendue par une bienveillance active et réciproque, et le sentiment d'une similitude (amitié plaisante), d'une complémentarité (amitié utilitaire), d'une véritable identité
amitié vertueuse}.
ANIMAL
Entre les hommes et les autres espèces animales, il y a pour Aristote une continuité dans l'échelle de la nature, et, pourtant, aussi, une coupure. Continuité : tous les vivants forment une série hiérarchisée des êtres naturels, telle qu'on passe petit à petit d'une espèce à une autre, sans toujours « apercevoir la frontière qui les sépare » (Histoire des animaux, 1, 538b).
APORIE (aporia)
Voie sans issue. L'aporie est l'embarras où se trouve le dialecticien quand, exposant les opinions les plus communément admises, il rencontre des opinions contradictoires. Etymologicament, l'aporie est l'encombrement (a privatif) du passage (parcs).
BONHEUR (eudaimonia)
Le premier objet de l'éthique est de définir le souverain bien de notre activité. Le bonheur est ce but qui est recherché pour luimême et non comme moyen en vue d'autre chose. Car si nous visons la richesse, le pouvoir, la connaissance, c'est que nous en espérons du bonheur. Et si nous désirons être malheureux (masochisme, désir de rédemption, beauté de la souffrance, etc.), c'est que nous espérons trouver dans ce malheur un bonheur « Tous les hommes recherchent d'être heureux »... « jusqu'à ceux qui vont se pendre » (Pascal, Pensées, 425).
Mais chacun a ses moyens d'atteindre cette fin : le relativisme individualiste des sophistes (à chacun sa vérité) enseigne alors : à chacun son bonheur. Pour dépasser les sophistes, sans retomber dans l'idée d'un bien universel cher à Platon, Aristote place le bonheur dans une activité humaine accomplie, c'està-dire une activité où un homme aurait pleinement, rempli sa fonction essentielle d'homme : « La fonction de l'homme consiste dans un certain genre de vie, c'est-à-dire dans une activité de l'âme et dans des actions accompagnées de raison. » (Éthique à Nicomaque, I, 6.)
CATÉGORIES (kalegoria)
Les catégories sont les genres les plus généraux, les différentes classes de prédicats applicables à tout objet. Aristote en distingue dix : substance (ousia), quantité (posotès), qualité (poiotès), relation (pros ti), le lieu (topos), le temps (chronos), la position (keisthai), la possession, ce qu'on a (avoir : echein) la passion (pathos), l'action (praxis, poièsis).
CITOYEN (politès)
« On n'est pas citoyen par le seul fait d'habiter un certain territoire. » « Un citoyen, au sens absolu, ne se définit par aucun critère plus adéquat que la participation aux fonctions judiciaires et aux fonctions publiques en général » (ibid, III, 1, 127a).
CONSTITUTION (politeia)
Organisation du pouvoir à l'intérieur de la cité, en particulier du pouvoir suprême. « Une constitution est, en effet, dans les États, un ordre des magistratures fixant leur mode de distribution, et déterminant quel est le pouvoir suprême » (La Politique, IV, 1289a).
CONSTITUTIONS CORRECTES (politeaï orthai)
« La démocratie est la moins mauvaise de toutes les constitutions corrompues (elle s'écarte de façon minime du gouvernement républicain.) » (VIII, 10).
Dons La Politique, dont il reprend ici les classifications, Aristote distingue trois formes de constitutions correctes ou convenables et trois corruptions de ces formes convenables, ou déviations par rapport à elles.
La monarchie (gouvernement d'un seul) risque de dégénérer en tyrannie (despotisme d'un seul) ; l'aristocratie (gouvernement des meilleurs) risque de dégénérer en oligarchie (despotisme des riches) ; la timocratie, forme de démocratie tempérée où le droit de vote est réservé à ceux qui possèdent un certain cens (revenu), risque de dégénérer en démocratie extrême (despotisme des masses, des clans, des démagogues qui animent ces clans et ces masses).
La distinction entre les formes convenables et les formes aberrantes tient à ce que les dirigeants dans les premières font prédominer l'intérêt général sur leur intérêt particulier.
DIEU
 Dieu, parfait et immuable, est le principe de tout mouvement dans l'univers. Tous les êtres désirent arriver à sa perfection (Dieu est le « suprêmement désirable »), mais sans pouvoir espérer réaliser ce désir : un écart, ou séparation, demeure entre Dieu et les autres êtres.
EUDÉMONISME
Doctrine éthique qui enseigne que le souverain bien est le bonheur. On oppose souvent l'eudémonisme antique, qui se retrouve chez tous les philosophes grecs, à la morale de Kant qui distingue la recherche du bonheur et le devoir qui nous enjoint seulement de nous rendre dignes d'être heureux.
JUSTICE (dikaiorzinè)
« L'amitié et la 'Justice, comme on l'a dit au début, semblent se rapporter aux mêmes objets et avoir des caractères communs. » (VIII, 9).
La justice trouve son exercice dans la répartition des biens entre les citoyens ou les particuliers ; elle a pour fin d'instituer l'égalité entre les individus de mérite égal (justice distributive), de réparer l'inégalité qui résulte de la violation des contrats ou de la violence (justice restitutive), de proportionner les rétributions aux services (justice commutative). La justice ne réclame pas l'égalité arithmétique (les mêmes parts pour tous), mais l'égalité géométrique ou proportionnelle  (à chacun suivant ses mérites).
NATURE(phusis)
« La Nature est cause de mouvement et de repos pour l'être dans lequel elle est. » (Physique, II, 192.)
Principe de ce qui change dans l'univers, elle est concurrencée en quelque sorte par l'Art (techné) : « L'Art est principe en une autre chose, la Nature est principe dans la chose même et les finalités conscientes de celui-là sont différentes des finalités inconscientes de celle-ci. »
PLAISIR (hedonè)
Speusippe, neveu de Platon, et son successeur à la tête de l'Académie , menait le combat anti-hédoniste, refusait d'identifier le plaisir au bien : le plaisir est indéterminé, le bien se caractérise par sa juste mesure ; le plaisir est inachevé, est un mouvement, un devenir très éloigné du bonheur achevé du sage ; le plaisir n'est que la réplétion (remplir) d'un vide, la réparation d'un défaut : conditionné par une douleur antécédente, il laisse derrière lui regret et tristesse.
Platon, plus subtil, avait, dans Le Philèbe , tenté de distinguer plusieurs sortes de plaisirs. II valorisait les plaisirs de l'étude ainsi que ceux des sens esthétiques comme la vue et l'ouïe, qui sont pas mélangés de souffrance, ne dépendent d'aucune base corporelle, par opposition aux plaisirs mélangés, consistant en l'assouvissement d'un besoin physique, comme (c'est l'exemple invoqué et mis dans  la bouche de Socrate (se gratter quand on a la gale ».
En fait, entre Protarque qui identifiait, en défenseur de l'hédonisme, le bien au plaisir- et la position prêtée à Socrate qui critique le plaisir et lui opposait la joie de la  connaissance vraie, seule pure, " Platon défendait une troisième voie : celle d'une vie essentiellement intellectuelle,mais laissant une place aux plaisirs, et distinguait ceux qui sont purement corporels des autres.
Aristote repense le problème en associant le plaisir et l'activité(energeia), car le plaisir  n'est pas comme  le mouvement ( kinesis) un processus     toujours inachevé en voie de réalisation, mais « l'achèvement ou le couronnement d'une activité qui a atteint sa fin ».Sans être la fin visée  elle-même mais en quelque sorte  l'indice qu'elle a été atteinte telle une perfection de surcroît, ce qu'est la force de l'âge à la beauté". Chaque activité a ainsi son plaisir propre.
PROPRE (top idion)
Entre ce qui est essentiel et ce qui est accidentel, Aristote place le « propre » (to idion).
PUISSANCE (clunamis)
Le mouvement et le changement sont passages de la puissance  à l'acte, c'est-à-dire réalisations de ce qui était seulement a l'état de virtualité.
SUBSTANCE (ousia)
La substance est considérée d'abord comme le sujet qui reçoit des attributs contraires, mais qui lui-même n'a pas de contraire. Prise en ce sens, l'ousia est l'être singulier, existant in concreto, dans son unicité individuelle. Conséquence : il n'y a pas de science de l'essence, puisque toute science (episteme) porte sur l'universel.
Ousia désigne aussi la forme ou essence universelle qui rend ce sujet identique aux individus du même genre et de la même espèce. Aristote distingue ainsi la substance première d'un être singulier (prote ousia) - ce qui en fait un être singulier et individuel -, et sa substance seconde (deutera ousia).
Si l'ami aime l'ami pour luimême, l'amitié ne porte ni sur l'individualité de cet être (comme l'amitié de Montaigne pour La Boétie), ni sur sa qualité universelle d'homme, mais sur le composé  qu'il est des deux : sur l'individu en ce qu'il manifeste une humanité accomplie, sur l'humanité accomplie en ce qu'elle s'incarne en cet individu singulier et son activité vertueuse (choisie selon un juste milieu). La vertu n'est pas un être à part, mais une disposition stable (exis) de son être.
VERTU
(arété)
La vertu d'un être est ce qui le rend apte à accomplir sa fonction propre. C'est ainsi que la vertu de l'oeil est la vision, la vertu du médicament est la guérison, les vertus éthiques sont les aptitudes acquises grâce auxquelles les hommes peuvent au mieux remplir leur fonction d'hommes.
VOLONTÉ
« L'acte volontaire semblerait être celui dont le principe réside dans l'agent lui-même. » (Éthique à Nicomaque, III, 3.)
L'excellence ou vertu n'est possible que par un choix volontaire, délibéré, réfléchi (proairesis).
 (ce vocabulaire est un abrégé du glossaire établi par François Stirn pour Hatier , dans l'ouvrage : Ethique à Nicomaque)
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Dimanche 10 décembre 2006
 LEIBNIZ :quelques éléments de vocabulaire

 Action : opération   propre aux   substances. Mais dans le cas des substances finies, toutes choses étant réglées les unes par rapport aux autres, à une action de l'une répond une passion de l'autre.
 Ame : ou encore monade. Réalité immatérielle et dynamique qui fonde  l'unité de tout être vivant. Toute âme est liée à un corps organique dont elle assure l'unité. Comme la psyché aristotélicienne,  elle est inhérente à tous les degrés du vivant. La matière est composée d'âmes : il y a des âmes dans la moindre portion de matière.
 Aperception : conscience de l'état intérieur d'une monade. Synonyme de " conscience réflexive ".
Appétition : tendance de toute monade à agir : "  L'action du principe interne qui fait le changement ou le passage d'une perception à une autre peut être appelée appétition ". (Monadologie, 15)
Conatus : élément infinitésimal de la tendance à l'action dont l'accumulation produit l'accélération et le mouvement. Les conatus sont les ingrédients du réel qui concernent  les corps comme les âmes, tout être s'efforçant de développer les virtualités comprises dans son essence.
Contingence : ce qui n'est pas nécessaire, et dont l'opposé est possible, car n'impliquant pas contradiction. Seul Dieu possède des certitudes au sujet des êtres contingents.
Connaissance : accès au réel par le biais de l'expérience et de l'intelligence. L'âme n'est pas une " table rase " comme le croient les empiristes. Il y a dans l'âme des idées, ou catégories (l'être, la substance, l'un, la cause), et des raisonnements qui sont comme des virtualités que l'expérience va solliciter et réveiller.
 Dieu : Etre existant en acte en dehors de  la série des choses existantes ; dernière raison de toute chose.
Dynamique : nouvelle science de la puissance et de l'action qui accorde une place décisive à la force agissante et à l'élasticité.
Entéléchie, acte : chez Aristote, c'est l'acte au sens d'accomplissement, de réalisation de soi. Chez Leibniz, principe de vie de toute substance simple, enveloppant la perception et l'appétit.
 Harmonie : unité dans la multiplicité, accord de tous les phénomènes entre eux, unité et accord dérivant de Dieu qui est la substance primitive et la cause de cet accord. Tous les événements de l'univers conspirent ensemble pour produire le plus bel effet d'ensemble comme les musiciens et les instruments dans un orchestre bien dirigé.
Esprit : substance capable d'action sur soi-même, c'est-à-dire capable de se rapporter à soi-même et de converser avec d'autres.
Expression : correspondance entre les êtres, ou entre la chose et ce que j'en perçois. Les idées " expriment " l'être sans l'épuiser, car les définitions sont des points de vue sur l'essence (" l'être se dit diversement ")
Infini :   Dieu ou l'univers sont les véritables infinis.  Mais tout être individuel enveloppe l'infini en tant qu'il exprime l'univers d'un certain point de vue. Seul Dieu est l'infini absolu, actuel des faux infinis, ou infinis potentiels ce tout ce qui comporte des parties.
Liberté :   est libre l'action spontanée accompagnée de réflexion. Il y a des degrés de liberté : on peut l'accroître par la connaissance, en améliorant notre compréhension de nous-même, en perfectionnant notre raisonnement. Dieu sait ce que nous ferons (il sait qu'Adam va pécher) mais ce n'est pas Dieu qui  pèche, mais Adam.
 Mal : Le mal n'a pas de réalité. Il ne correspond qu'à un moindre être, ou à une limitation de perfection. On distingue le mal physique, ce que les êtres intelligents considèrent en général sous le nom de souffrance. Le mal moral : vice ou souffrance morale Le mal métaphysique : limitation des créatures. Le mal physique ou moral (du point de vue de la créature) servira un jour à augmenter notre félicité. Le mal n'est jamais absolu ni radical.
 Monade : du grec monas, unité.  Constituant du réel comportant un principe actif du réel nommé aussi âme ou entéléchie et un principe passif nommé masse ou matière première.  Tout monade est un miroir vivant qui représente l'univers de son point de vue. Tout être est soit une monade, soit un composé de monades. Dans le cas d'une monade composée, il y a une monade dominante qui en produit l'unité.
Petites perceptions : perceptions minuscules, infimes, qui sont en nous sans que nous en ayons conscience (celles des gouttes  de la mer par exemple).
Raison suffisante (principe de) : principe d'après lequel jamais rien dans l'univers n'est sans raison.
Substance : réalité qui  se distingue d'un agrégat par son  principe d'unité qui est l'âme. La substance comporte toujours un corps organique qui l'environne et l'exprime. La substance est, dans le cas de l'homme,  la personnalité qui subsiste sous le changement : " L'avenir dans une substance, a une parfaite liaison avec le passé ;  c'est ce qui fait l'identité de l'individu " 
(Nouveaux essais sur l'entendement humain). Toute substance est perpétuellement agissante ce qui signifie qu'elle engendre ses propres opérations, mais en coordination avec toutes les autres substances  qui constituent  l'univers. Chaque substance constitue un point de vue sur l'univers, point de vue qu'elle incarne et actualise.
 Vérité : il en existe de deux sortes :  les vérités de raison doivent toutes pouvoir se résoudre en des propositions analytiques (le prédicat est contenu dans le sujet) qui se ramènent pour finir au principe d'identité  (A est A).  Toutes les vérités dépendent de Dieu et correspondent à des rapports réels de convenance ou de disconvenance entre objets idéaux.
Les vérités de fait sont les vérités d'expérience. Etant donné qu'elles enveloppent  l'infini, elles ne peuvent jamais être totalement cernées et épuisées par les êtres finis que nous sommes. Dieu seul peut voir l'infini actuel et comprendre la raison de al contingence.

: effort que nous faisons pour agir en vue de ce que nous jugeons bon. Il n'y a pas de liberté d'indifférence, car les choses ne sont jamais équivalentes (principe des indiscernables)
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