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Jeudi 13 décembre 2007

Contre la Discrimination Positive (par Myriam Laville, HK2 Jules Ferry)

En France, l’expression « discrimination Positive » est très ambiguë : on l’emploie, peut être à tort, comme l’équivalent de l’« Affirmative Action » américaine, c’est-à-dire des politiques impliquant l'usage de classifications ethniques.
Elle a fait son apparition dans le vocabulaire politique français il y a une vingtaine d’années. Mais sa véritable arrivée dans le langage courant date des années 2000  à propos de la suggestion de rendre anonymes les CV de candidats à l’embauche ou au sujet de la convention passée entre Science-Po  et des  lycées classés ZEP.
Pourquoi cette proposition du gouvernement  a-t-elle soulevé tant de remous en France et quelles sont, par ailleurs,sces représentation dans le monde ?

Tout d’abord, on peut s’interroger sur l’origine de cette  « Affirmative Action » à la française.
Aux Etats-Unis, elle visait à compenser les inégalités héritées de l’esclavage dont la population noire a été victime : mise en œuvre depuis plus de quarante ans, cette pratique présente un bilan loin d’être excellent :
pour commencer, on entend par « aider les désavantagés », non pas, aider les pauvres, mais  ceux qui se trouvent désavantagés en raison de leur « race » ou de leur sexe. En réalité, minorités raciales et défavorisés sociaux se confondent souvent dans l’esprit des Américains, et à juste titre : les Noirs et les Hispaniques ne représentent chacun que 13 % de la population américaine, mais les premiers constituent 25 % des pauvres du pays, les seconds, 22 %. De plus, le plus souvent  l’action affirmative aide les plus favorisés au sein même des groupes défavorisés.
Cette législation avait pour objectif de remédier au taux de chômage particulier des Noirs, alors deux fois supérieur à celui des Blancs. Or ce rapport ne s’est jamais modifié depuis. En février 2007, le chômage (officiel) était de 4 % pour les Blancs, contre 7,9 % chez les Noirs. Les entretiens d’embauches sont effectivement la cible première de ces lois anti-discriminatoires et de nombreuses recherches on été menées : lors d’ « audits » des postulants à un emploi, qui ne diffèrent entre eux que par leur race, sont dépêchés auprès des employeurs. Les résultats sont probants, malgré la Affirmative Action, la plupart d’entre eux font ressortir une discrimination à l’encontre des Noirs et des Hispaniques. La sociologue Devah Pager a même constaté que les Blancs ayant des antécédents criminels avaient davantage de chances d’obtenir un emploi que des Noirs ayant mené une vie irréprochable.
Pire : la " discrimination positive " provoque une suspicion généralisée par rapport aux compétences réelles de chaque américain de couleur qui aura réussi. Un Noir américain peut très bien être naturellement brillant, mais par la faute de la mauvaise réputation de ses collègues Noirs " engagé d’office ", les entreprises se méfieront toujours de son CV exceptionnel lors d’un entretien d’embauche. Ainsi, à force de contredire un marché de l’emploi qui retrouve un nouvel équilibre malgré ces mesures artificielles, la " discrimination positive " favorise l’émergence d’une authentique discrimination négative….
Les différences sont donc loin d’être résorbées par cette politique. Et pour ceux qui, comme Martin Luther King autrefois, rêvent d’un avenir « indifférent à la couleur de la peau », l’inconvénient est que les mesures prises au nom de la diversité ont tendance à accorder une place essentielle à l’origine ethnique. Loin d’atténuer les différences, elles les institutionnalisent.


Mon second point est que l’interprétation française est l’exemple même de ce problème: dans "discrimination positive", il y a "positive", certes, mais il y a d'abord "discrimination". Choisir cette traduction, c'était déjà porter un jugement sur le concept. Pour les Américains, le concept était positif à son origine, et les mots choisis le prouvaient. Pour les Français, il était d'emblée négatif : qui dit "discrimination", positive ou négative, dit contraire à l'égalité.
Le problème est certainement lié au fait que l’environnement juridique des deux pays est fondamentalement différent. Dans la Constitution française, l'article premier interdit les distinctions fondées sur l'origine, la race ou la religion. Aux Etats-Unis, le texte de la Constitution pose simplement l'égalité des personnes devant la loi. De plus, ce type de statistiques basées sur la race rappelle une histoire encore fraîche et douloureuse pour les Français : celle du régime de Vichy. D’ailleurs, en France personne ne parle de « race » mise à part l'extrême droite, les spécialistes du racisme et, parfois, quelques hommes de lois - mais uniquement afin d’interdire toute distinction.
La mauvaise image est d’autant plus forte, que le projet de l’ex ministre de l’Intérieur et nouveau président de la république Nicolas Sarkozy, avait d’abord pour but de créer " une discrimination positive " en faveur des musulmans, afin de rétablir une " égalité des chances" dont l’absence générait des injustices envers les jeunes issus de l’immigration. Il a d’ailleurs illustré son propos quelques semaines plus tard par la nomination d’un préfet musulman.
Plus fondamentalement, un présupposé choquant émerge de ce discours : les plus pauvres et les plus malheureux seraient forcément les personnes issues de l’immigration, et les "Natives Français" (pour employer une expression directement issue du " politiquement correct" américain) vivraient par conséquent dans le luxe et l’abondance, c’est bien connu… Pourtant la misère se trouve tout autant dans les campagnes Des familles du Nord sont ravagées par le chômage, l’alcool… Les SDF dans le métro sont très loin d’être tous typés et  au contraire, parmi les grosses fortunes de France, figurent des footballeurs, des chanteurs, des athlètes d’origine immigrée.
Certes, ce serait exagéré d’en déduire que tous les immigrés de France nagent dans le bonheur, mais l’idée de discrimination positive stigmatise tout autant les musulmans qui vivraient soit disant moi bien que les chrétiens…
 Au-delà de ceci,  cette proposition pose un problème dans son essence même car elle suggère que la clé du bonheur se situe dans les grands postes. Prétendre qu’il faut absolument que certaines catégories de personnes (les femmes, les immigrés, les Bretons, les chauves à moustache…) accèdent à des postes de haute responsabilité, c’est suggérer que le bonheur passe nécessairement par un plan de carrière conforme à une vision élitiste du monde. En établissant un lien direct entre bonheur et réussite sociale, en jetant tant de discrédit implicite sur les professions modestes, il n’est pas étonnant que la jeune génération ait des préjugés sur les métiers manuels, et que le nombre d’étudiant dans le supérieur augmentent sans que ces études soient  adaptées ni à leurs personnalités, ni aux besoins de l’économie.
Quand bien même désormais les jeunes issus de ZEP disposent d’accords spéciaux entre leurs lycées et de grandes écoles comme Sciences-Po, la discrimination en matière d'éducation dévalorise les diplômes obtenus. Leur prestige n'est plus le même. Leur valeur diminue également pour les entreprises, qui peuvent avoir tendance à rejeter plus encore les personnes membres d'un groupe "discriminé positivement", y compris ceux ayant obtenu le diplôme sans cette aide. Mathieu Laine rapporte ainsi dans La grande nurserie l'exemple américain de Stefen L. Parker, étudiant en droit qui postula en 1980 à Harvard et fut recalé puis reçut quelques jours après une lettre de Harvard disant : "Nous ne savions pas que vous étiez noir et nous serions en réalité ravis de vous recevoir parmi nous". Pour Laine, "le soupçon [sur les qualifications] est l'odieux corollaire des politiques de discrimination positive". De plus, le risque d'échec est plus élevé puisque les étudiants, bon puisqu’ils ont malgré tout été choisis, n’ont pas forcement eu les même bases et la discrimination positive oblige les établissements supérieurs à recruter à un niveau inférieur dans la population en difficulté
De manière plus générale,  la plupart des  immigrés sont honnêtes et s’aperçoivent bien que cette « politique de charité » n’ira pas entièrement en leur faveur. Ils ne veulent pas d’une " discrimination positive " qui les assimilerait inutilement à des privilégies arbitraires. D’autant plus qu’en France, les privilèges de naissance conduisent souvent à des Révolutions.
     Sur le plan politique, les conséquences seraient-elles toutes aussi désastreuses: attaqués injustement dans leur chair, les "Natives Français" de condition modeste rejetteraient massivement un système politique qu’il verrait comme injuste. N’ont-ils pas déjà peur de l’arrivée du plombier polonais ? Alors que diront-ils de la ministre marocaine ? L’extrême droite en profiterait évidemment et l’ont ne pourra que dire que les défenseurs de cette    cause l’auront favorisé.


Néanmoins, à la vue de mon exposé, il est légitime de rétorquer que la France et les Etats-Unis ne sont pas les seuls à faire usage de la Discrimination Positive. Il y a forcement des pays dans lesquels elle est ou à été utiliser et dans lesquels elle à eu, peut être, de meilleurs résultats.
Prenons, justement l’exemple de l’Inde qui, par son système de castes, est l’un des pays où l’on trouve le plus de discrimination. Le ministre indien du développement des ressources humaines a justement annoncé, en avril 2006, l’extension des quotas de « places réservées » aux « autres classes arriérées » dans les institutions d’enseignement financées par l’Etat ainsi que les entreprises. La plupart de ces entreprises sont d’ailleurs loin de partager cette opinion et clament que ces pratiques discriminatoires en matière d’embauche mettent à mal les profits. « En ces temps de concurrence internationale, il vaudrait mieux mettre l’accent sur les qualifications, le mérite et l’efficacité plutôt que sur l’appartenance à telle ou telle caste. L’interventionnisme économique ne ferait qu’entraîner une perte de productivité et entraver les mécanismes naturels du marché. Selon les milieux d’affaires, il est préférable que l’Etat et les entreprises créent un environnement favorable aux basses castes en offrant des bourses et en mettant en place de bonnes infrastructures éducatives, afin de mieux les armer pour affronter le marché du travail. »
Si la discrimination positive a permis d’émanciper les "intouchables", elle légitime les inégalités fondées sur les castes qui sont pourtant interdites par la constitution. Le fait d’apporter de l’aide à des minorités revient à reconnaître qu’elles existent dans un État où chaque individu est de droit égal à l’autre. En cherchant à réduire l’influence des castes, l’État a fait l’inverse en reconnaissant une hiérarchie entre elles. La discrimination positive a stigmatisé les "intouchables", les aborigènes et les basses castes, elle a pu leur donner une mentalité d’«assistés ».
Lorsque le Premier ministre V.P. Singh, au pouvoir en 1990 décida pour la première fois de mettre en place des quotas de basses castes dans la fonction publique, il provoqua la colère des hautes castes, qui comme, en 1981, décidèrent d’organiser une sanglante révolte. Après de nombreux morts, la cour suprême donna en 1992, un coût d’arrêt au dangereux projet. Depuis, cette question n’a jamais été remise à l'ordre du jour, mais pour combien de temps ?
Ce sujet a en effet une forte capacité de mobilisation électorale : celui qui propose ce type de réforme, à la garantie d’obtenir le maximum de voix chez les basses castes. On assiste depuis ce projet, à une «castéisation » du discours politique. Le but étant bien sur de faire avant tout du marketing politique.

L’Afrique du Sud à elle aussi tenté l’expérience de la discrimination positive, sous le nom « d’embauche équitable » afin de dépasser  l’Apartheid.
Cette loi a pour but de donner leur juste place sur le marché du travail aux catégories de Sud-africains, y compris les femmes et les handicapés, victimes de discriminations. Cependant, les séquelles de l’apartheid étant évidemment la priorité des pouvoirs publics, ce texte a en conséquence presque exclusivement été utilisé en faveur des Noirs.
En conséquence de cette logique raciale, des milliers de fonctionnaires blancs aguerris ont été incités à quitter leurs postes grâce à des primes de licenciement. Cette politique a déjà coûté 1 milliard de rands (103 millions d’euros) à l’Etat rien que pour les enseignants.
Un député est d’ailleurs allé jusqu’à affirmer à la presse : « Beaucoup de Blancs désertent le service public à cause de la politique gouvernementale. Certains restent parce qu’ils n’ont pas de solution de rechange, notamment les cadres moyens, et le font payer à leurs subordonnés sans que personne ne le sache. »
Autre effet : les pertes économiques que représentent le départ des Blancs qualifiés, en particulier les jeunes. On estime que des milliers d’entre eux ont émigré au Royaume-Uni, au Canada, en Australie ou en Nouvelle-Zélande, par la faute de la discrimination positive. En 1999, le nombre d’Afrikaners qui ont quitté le pays a, pour la première fois, dépassé celui des autres Blancs. Ceci est en effet pet être le revers majeur de cette politique qui s’est retournée contre elle-même au point qu’en 2006, une nouvelle loi a été instaurée ; cette fois ci contre la discrimination des blancs.


Conclusion 
La France s’est inspirée des modèles étrangers pour créer sa « discrimination positive » dite « à la Française ». Force est de constater que le nom même de se modèle dérange et que quoi que l’on pense du fond, on imagine mal, sur la forme, le mouvement démocratique se mobilisant en faveur d’une... discrimination. Et ce d’autant plus lorsque l’on connaît les résultats des politiques inspiratrices dans leur propre pays.
D’ailleurs, la parité, sorte de discrimination positive elle aussi, en montre déjà l’exemple avec des listes électorales, certes mixtes, mais où, mises  à part de rares exceptions, les femmes se retrouvent souvent en bout de listes…
En bref, je suis contre la discrimination positive car elle est le contraire même de ce qu’elle prétend  défendre et elle provoque, comme nous l’avons vu en Afrique du Sud des retournements de situation pour le moins surprenant.

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Jeudi 13 décembre 2007

Pour la discrimination positive (par Hélène Charbonneau HK2 Jules Ferry)

 

 

Je défendrai, dans ce débat, la discrimination positive. Avant toute chose, la discrimination positive est une politique discriminatoire visant à favoriser un groupe non jugé à parité avec le reste de la société. Plus qu’un mot, c’est une idéologie visant à « donner plus à ceux qui ont moins ». Il s’agit de rétablir une égalité de droit bafouée dans les faits. Pourtant, une trop grande majorité de la population retient le caractère négatif du terme « discrimination » au lieu du concept qu’il révèle. Je tâcherai donc dans un premier temps d’éclaircir les « a priori » sur la discrimination positive puis, dans un deuxième temps, j’expliquerai en quoi cette politique est nécessaire pour le bien-être de notre société.

 

 

 

Je commencerai donc par éclaircir les préjugés les plus répandus sur la discrimination positive.

Tout d’abord, afin de bien comprendre le concept de discrimination positive, il est obligatoire de prendre de la distance par rapport aux mots. Certes le terme « discrimination » est négatif puisqu’il inspire une différence de traitement entre plusieurs personnes. A l’origine, le concept de « discrimination positive » provient de la politique américaine « Affirmative Act » du président Kennedy. Ainsi, afin de contenter les esprits les plus sensibles aux nuances étymologiques, on pourra parler « d’égalité des chances » ou d’après une traduction plus littérale de l’anglais « d’action positive », puisqu’il est question de mots. Il ne faut donc pas retenir le caractère péjoratif du terme « discrimination », d’ailleurs contrebalancé par « positive », mais bien une idéologie visant à rétablir dans les faits une égalité présente dans les lois.

Par ailleurs, cette politique est une politique provisoire. Il n’est pas du tout question de favoriser à tout jamais un groupe souffrant d’inégalités actuellement et ainsi de créer de nouvelles discriminations. La discrimination positive vise essentiellement à faire rentrer dans les mœurs d’une société la diversité qui la compose. En attendant la croissance démographique des minorités, et donc l’extinction de ces minorités dans le sens où chaque groupe deviendra numériquement équivalent, cette politique tente d’ouvrir les mentalités à un avenir multicolore ainsi que « multi social », qui s’avère être de plus en plus proche. La discrimination positive est donc le seul moyen pour permettre aux sociétés de prendre conscience d’elles-mêmes.

Enfin, contrairement à une idée reçue, la discrimination positive n’est pas une invention française des vingt dernières années mais bien une expérience probante utilisée aux Etats-Unis dès 1960 ainsi qu’en Inde dès le 19ème siècle. Des statistiques permettent de montrer l’efficacité de cette politique. En 1960, la population noire composait 13% des classes moyennes ; en 2000, elle en compose 66%. Libre à chacun de tirer la conséquence directe de ces chiffres… De plus, la discrimination positive exercée en Inde, visant à rétablir l’égalité entre les castes, a permis l’accès au pouvoir du parti des basses castes, le Bahujan Samoj Party, durant un an et demi, dans la région de l’Uttar Pradesh. Cet évènement restera dans l’histoire étant donné que cette situation était totalement inconcevable quelques années auparavant.

La discrimination positive est donc une politique qu’il est légitime de défendre, ayant déjà fait ses preuves dans d’autres pays.

 

 

 

 

 

Je défendrai dans un second point les avantages sociaux, économiques et politiques de la discrimination positive.

Premièrement, la discrimination positive est profitable pour la cohésion de notre société. Particulièrement dans l’éducation, elle permet de rassurer les minorités. Par un accès plus facile à l’enseignement, elle permet à celles-ci d’entrevoir un meilleur avenir, mais surtout un avenir caractérisé par une insertion réelle dans la société. De plus l’utilisation de la discrimination positive au sein de l’éducation est bénéfique pour tous car elle permet, par la mixité des classes, d’enrichir l’apprentissage de chaque individu. Des cultures, des idéologies, des manières de penser, de vivre se confrontent et permettent à chacun de s’ouvrir sur le monde qui nous entoure, mais surtout sur la diversité de celui-ci. La discrimination positive est donc un liant social, et même plus, une ouverture d’esprit.

Deuxièmement, la discrimination positive est bénéfique pour tous en ce qui concerne le marché du travail. Entre autre, par la suppression de la photo d’identité sur le curriculum vitae, la discrimination positive permet de passer outre certaines pratiques racistes pratiquées encore récemment dans le monde du travail. Ainsi, elle ouvre ce marché à des minorités qui désespéraient depuis longtemps de ne pouvoir y accéder équitablement par rapport au reste de la société. Il y a donc visibilité des groupes qui composent notre société et donc, encore une fois, ouverture des esprits à cette diversité, partie intégrante du milieu qui nous entoure. Par ailleurs, les employeurs sont encouragés par une rentabilisation de cette main-d’œuvre habituellement rejetée ; cette rentabilisation ne signifiant pas, bien évidemment, la diminution de leur salaire par rapport au reste des employés. La discrimination positive est donc aussi un bon moyen d’ouvrir le marché du travail et donc de dynamiser l’économie d’un pays.

Enfin, comme je l’ai déjà précisé précédemment à travers le cas de l’Inde, la discrimination positive paraît de nos jours, comme l’unique moyen, pour les diverses minorités composant nos sociétés, d’accéder aux hautes fonctions publiques. Pour reprendre l’exemple de l’Inde, on observe aujourd’hui que 24,5% des postes dans la fonction publique et plus précisément, dans les collèges et les universités appartiennent à la caste des intouchables, c'est-à-dire à la plus basse caste. Là encore, la discrimination positive permet la visibilité des groupes et l’ouverture des esprits aux minorités composant nos sociétés.

 

En conclusion, il paraît insensé de dénier à la discrimination positive son caractère unificateur de la société. En « donnant plus à ce qui ont moins », cette politique vise, dans le fond, à préparer en douceur nos sociétés à une prise de conscience d’elles-mêmes en tant qu’addition de nombreuses minorités, et non plus en tant qu’une majorité encerclée par les minorités. Car la majorité s’estompe et les minorités grandissent, la discrimination positive est nécessaire afin de préparer un avenir propice où chacun aura préalablement accepté cette nouvelle évolution.

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Jeudi 13 décembre 2007
Mes élèves ont eu à faire un exposé sur ce thème. Elles m'autorisent à publier leur travail (message ci-joint)
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Jeudi 13 décembre 2007
• Le concours deug:    //sccp.inp-toulouse.fr
• La banque d'épreuves DUT- BTS et le concours ATS :  www.concours-ensea.org
• Le concours B et C des Enita :www.enitab.fr
• Les concours B et C INA-Ensa :www.concours-agro-veto. net
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Alire :
Le Guide des admissions parallèles en écoles de commerce, Philippe Teyssier, L'Etudiant, 2007, 12,90 €.

Les Admissions parallèles dans les écoles de commerce, Hobsons, 2007,12 €.

Comment choisir son école d'ingénieurs ?, Studyrama, 2007, 15C.

Bien choisir son école d'ingénieurs, Céline Manceau, L'Etudiant, 2008, 11,50 €.
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