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Samedi 16 décembre 2006
J'ai fini - momentanément en tout cas- l'histoire.
 Demain j'attaque la connaissance (opinion et savoir, théorie et expérience, la démonstration , la vérité... etc...)
Et j'attends vos suggestions.
Ai-je oublié quelque chose?
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Samedi 16 décembre 2006
C'est le papier de J.M. Dumay ce soir dans le Monde, qui évoque le différend des auteurs de l'article "humanité" pour le site wikipedia.
Ce qui semble démontrer
1) qu'il est difficile de définir l'homme (pour ne pas dire impossible)
2) qu'un monde humain sans affrontement n'est pas pour demain (cependant: "l'examen méticuleux des causes des guerres pourrait  conduire à une forme d'éducation précoce à la paix... (car) ce sont d'abord les convictions de détenir la vérité qui déchainent la violence" écrit JM Dumay)
 Très philosophique ce papier!
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Samedi 16 décembre 2006

Dans le langage courant, le mot " affrontement  est   chargé de connotations  négatives,  et l'on pense donc tout naturellement qu'un univers sans affrontement serait un monde  idéal, monde que l'on se le représentera  tantôt  comme un âge d'or, ou  un paradis, ou  un simple jardin, ou bien une société autogérée, ou encore un "  nouvel ordre mondial "  mettant un terme une fois pour toutes aux guerres entre les nations. Pourtant, si un monde humain sans aucun affrontement   est par nature  impossible à réaliser, à quoi bon continuer d'en rêver ?  On  objectera  à ceci  que l'on ne doit pas  récuser  un idéal aujourd'hui hors d'atteinte  s'il  n'est pas  formellement impossible, c'est-à-dire absurde. Un monde de paix, par exemple, n'est pas inconcevable, nous devons donc tenter de le mettre en œuvre, et c'est précisément à quoi nous invitait  Kant dans son  l'opuscule intitulé :Vers la paix perpétuelle. L'abolition de l'esclavage et de la torture, l'émancipation des femmes et la protection de l'enfance sont autant d'objectifs évidemment justes et même réalistes, même si la pratique aujourd'hui nous éloigne actuellement énormément de telles ambitions. Mais  le cas d'un " monde sans affrontement " est sensiblement différent, car nous ne sommes pas sûr qu'un tel objectif ait tout simplement un sens : en d'autres termes, il ne s'agit pas  de déterminer ici si un monde humain sans affrontement  est possible mais s'il est pensable, en partant toutefois du principe que ce qui est bon en théorie le sera aussi en pratique. Nous admettons ici en effet qu'une théorie juste doit pouvoir se frayer un chemin vers la réalité.

(suite dans mon livre Cours particulier de philosophie, chapitre 14)
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Samedi 16 décembre 2006
                         
                     
Personne
n'est en possession du sens de l'histoire. Toutefois l'idée de progrès et l'idée de  finalité peuvent être mobilisées, mais à condition de savoir qu'elles ne sont qu'un "idéal  régulateur" (une orientation générale, une indication d'un chemin à suivre):


"Pour employer un langage kantien, il est un usage régulatif des idées de la raison. Qu'il  s'agisse du déterminisme ou de la fin de l'histoire, ces deux notions ne sont pas, en tant
que telles, condamnées par la critique de la raison historique. Il est, effectivement, à
chaque époque, des forces auxquelles il faut s'adapter parce qu'on ne peut les vaincre, il
est des mouvements qu'il faut canaliser et orienter parce qu'on tenterait vainement de les
arrêter. Certes, ces sortes de raisonnements sont dangereux, parce qu' ils servent souvent
d'alibi à la lâcheté ou de justification à l'acceptation de la défaite. Ce n'est pas au 
philosophe mais à l'historien de dire quand l'argument est bien fondé. Le philosophe peut et
doit marquer l'erreur de principe commise quand on applique l'argument à l'histoire totale,
alors qu'il est tout au plus acceptable en des domaines limités.
De même, autant il est erroné de se donner par la pensée un état social où toutes les
aspirations seraient simultanément comblées, autant il est légitime de construire une idée
de la raison, la représentation d'une collectivité ordonnée et équitable, qui semblerait
rétrospectivement la raison d'être du long chemin, douloureux et sanglant, de l'humanité.
Cette société, où le sage serait satisfait, où les hommes vivraient selon la raison, on n'en
peut abandonner l'espérance, puisque l'homme, l'homme d'Occident en tout cas, est celui qui
n'a jamais consenti à consacrer l'injustice en la mettant au compte de Dieu ou du cosmos.
Mais confondre cette idée de la Raison avec l'action d'un parti, avec un statut de
propriété, une technique d'organisation économique, c'est se livrer aux délires du
fanatisme. Vouloir que l'Histoire ait un sens, c'est inviter l'homme à maîtriser sa nature
et à rendre conforme à la raison l'ordre de la vie en commun. Prétendre connaître à l'avance
le sens ultime et les voies du salut, c'est substituer des mythologies historiques au
progrès ingrat du savoir et de l'action.
L'homme aliène son humanité et s'il renonce à chercher et s'il s'imagine avoir dit le
dernier mot".
Raymond Aron, Dimensions de la conscience historique,
Éd. Plon, 1964, pp. 44-45.
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Samedi 16 décembre 2006
                                    Plutôt que de chercher à justifier l'histoire, comme  ont tendance à le faire les disciples de Hegel et de Marx, il faut s'efforcer de la comprendre.  Telle est  la tâche de la philosophie:

"Il est [...], pour tous les philosophes, une évidence suprême, évidence qui apparaît comme la condition d'existence de la philosophie elle-même celle de la supériorité de l'esprit jugeant sur tout ce qu'il peut avoir à juger, sur tout ce qui, pour lui, peut devenir objet, et donc sur l'histoire, et les pouvoirs qui s'y manifestent. Ce qui change, de philosophe à philosophe, c'est le contexte de cette évidence. Au XVII siècle, son fondement est souvent théologique: c'est en invoquant l'ordre divin que Pascal juge l'ordre du monde, et oppose la justice à la force; on devine ici que le philosophe pourra se conformer à l'ordre terrestre et lui obéir, mais sans respect. Au XVIII siècle, c'est en sa propre raison que l'homme découvre la transcendance qui lui permet de juger toute chose: chez Kart, la certitude morale se suffit, et ne dépend d'aucune connaissance métaphysique préalable; elle nous livre une sorte d'absolu. Mais, théologique ou rationnel, l'ordre des valeurs est toujours tenu pour distinct de l'ordre du fait, et de cette suite d'événements qui constitue l'histoire.
Aujourd'hui, cependant, certains se disent philosophes qui ne pensent plus ainsi. Ils estiment qu'une attitude purement morale demeure abstraite, ils croient découvrir la Raison dans le cours objectif des événements, ils tiennent notre pensée pour un simple moment de l'histoire,
déterminé du dehors et n'ayant plus de principe intérieur à nousmêmes. Les origines de ce trouble sont à chercher dans l'idée hégélienne selon laquelle l'Histoire exprime et retient seule toute la richesse de l'Esprit, et dans l'idée marxiste du conditionnement historique et social de nos pensées. Et sans doute l'idée de la spiritualité de l'Histoire est-elle compensée, chez Hegel, par l'affirmation que le cours du monde ne trouve son sens qu'en la pensée du philosophe, et le matérialisme de Marx se joint lui-même au désir d'assurer partout la suprématie de l'homme. Mais l'humanisme de Marx, l'idéalisme de Hegel sont oubliés par bien des disciples : nous assistons alors à une descente de Dieu dans le temps, à une déification du cours des choses d'autant plus dangereuse qu'elle ne s'avoue pas pour ce quelle est, la constitution d'une nouvelle Eglise. Toute possibilité de philosophie disparaît; on ne juge plus l'histoire ou le pouvoir: on les justifie".
Ferdinand Alquié, Solitude de la raison, Éd. Losfeld, 1966, p. 45.
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Samedi 16 décembre 2006
On apprend que Castro souffre d'une très grave maladie (laquelle?) mais pas d'un cancer.
 Ouf!
On a eu très peur!
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Samedi 16 décembre 2006
 Les romains ont  considéré  que les grands hommes sont ceux qui réforment  les royaumes et les républiques par des lois et des  institutions nouvelles. Il leur faut pour cela une autorité comparable à celle des fondateurs légendaires des cités:


 "La coïncidence même de l'autorité, de la tradition et de la religion, toutes trois nées simultanément de l'acte de fondation, forma l'épine dorsale de l'histoire romaine de son début à sa fin. Parce que l'autorité signifiait l'augmentation des fondations, Caton pouvait dire que la constitution rei publicae  (de la chose publique) n'était pas l'« oeuvre d'un homme seul ou d'une seule époque ». Par la vertu de l'auctoritas (l'autorité) , permanence et changements étaient liés, ce qui signifiait qu'à tort ou à raison, tout au long de l'histoire romaine, le changement ne pouvait vouloir dire que l'augmentation ou l'extension de l'ancien. Pour les Romains, au moins, la conquête de l'Italie et l'édification de l'Empire étaient légitimes dans la mesure où les territoires conquis augmentaient la fondation de la Cité et restaient liés à celle-ci.
Ce dernier point, à savoir que fondation, extension, conservation sont intimement liées entre elles, est peut-être la notion isolée la plus importante adoptée par les révolutionnaires. Ils l'adoptèrent non à la suite d'une réflexion consciente mais parce qu'ils étaient nourris de classiques et qu'ils avaient fait leurs classes dans l'Antiquité romaine. C'est de la même école que provenait l'idée de Harrington d'un « Commonwealth for increase » (de « république pour l'accroissement »), étant donné que c'est exactement ce qu'avait été la romaine, de même que plusieurs siècles auparavant Machiavel répétait déjà presque mot pour mot ce qu'avait déclaré Cicéron, que nous avons cité dessus, même s'il ne se donnait pas la peine de donner le nom de l'orateur romain         « Nul homme ne s'élève par ses actes autant que ceux qui ont réformé républiques et royaumes par des lois et des institutions nouvelles... Après ceux qui sont des dieux, à de tels hommes vont les premiers éloges . » [...]
    La conception même de l'autorité romaine donne à penser que l'acte de fonder sécrète pour ainsi dire nécessairement sa propre stabilité, sa propre permanence, que l'autorité dans ces conditions n'est plus ou moins qu'une sorte d' « augmentation » nécessaire, par la vertu de quoi toutes les innovations et modifications restent liées à la fondation que, d'autre part, elles étendent et augmentent. Ainsi, les amendements à la Constitution augmentent, étendent les fondements originaux de la République Américaine ; inutile d'ajouter que l'autorité même de la Constitution américaine réside dans une capacité inhérente aux amendements et augmentations. Cette idée d'une coïncidence entre la fondation et la préservation par la vertu de l'augmentation - que l'acte « révolutionnaire » du commencement de quelque chose d'entièrement nouveau et le soin conservateur, qui abrite et protège ce commencement à travers les siècles, sont liés - était profondément enracinée dans l'esprit romain et se lit à toutes les pages de l'histoire de ce peuple. Cette coïncidence elle-même n'est nulle part mieux illustrée sans doute que dans le mot latin signifiant fonder, qui est condere et qui dérive d'un vieux dieu latin, dieu des greniers qui préside à la mise en réserve des récoltes, à la croissance et à la récolte, visiblement un fondateur et un préservateur en même temps.[...]
 Cette solution romaine était la vraie source d'inspiration du « despotisme de la liberté » d'un Robespierre, et si Robespierre avait voulu justifier sa dictature par la constitution de la liberté il aurait pu évoquer Machiavel; « Fonder une république nouvelle, ou réformer entièrement les vieilles institutions d'une république déjà existante, doit être l'oeuvre d'un seul » il aurait pu également confier son affaire à James Harrington (1 qui, se référant aux « Anciens et à leur docte disciple Machiavel (le seul politique des âges récents) », affirmait lui aussi que. « le législateur » (que Harrington confondait avec le fondateur) « doit être un seul et même homme et... que le gouvernement doit être fait complètement, ou en une seule fois... Pour cette raison, le législateur avisé... s'efforcera donc de s'assurer ce pouvoir souverain entre ses mains. Et nul homme maître de raison ne blâmera des moyens aussi extraordinaires dans ce cas nécessaires, la fin se révélant tout simplement celle de constituer une république bien ordonnée    » [...]
Le dictateur romain, quoi qu'il en soit, n'était d'aucune sorte un créateur, et les citoyens sur qui il exerçait des pouvoirs extraordinaires pendant la durée de l'urgence étaient tout, si ce n'est du matériel humain à partir de quoi « construire » quelque chose. A coup sûr, Harrington n'était pas encore en situation de savoir l'énorme danger inhérent à l'entreprise océanique, et il ne doutait même pas de l'usage auquel Robespierre devait mettre les moyens violents, alors qu'il se crut placé dans la position d'un « architecte » construisant avec le matériel humain le nouveau monument, la nouvelle république, pour l'être humain. Ce qui devait se passer c'est qu'en même temps que l'« avènement », le crime originel, le crime légendaire de l'humanité occidentale, faisait sa réapparition sur la scène politique européenne, comme si, une fois de plus, le fratricide allait servir d'origine à la fraternité et la bestialité de  source   à l'humanité, avec seulement cette différence que, contrairement aux rêves vieux comme l'humanité et ses conceptions moins anciennes, la violence ne donnait nullement naissance à quelque chose de nouveau et de stable mais, au contraire, noyait dans le torrent révolutionnaire l'avènement avec les initiateurs. [...]

C'est peut-être en raison d'une affinité interne entre l'arbitraire inséparable de tous les commencements et les virtualités criminelles de l'Homme que les Romains décidèrent de faire dériver leur origine non de Romulus qui avait tué Remus, -mais d'Enée . A vrai dire, cette entreprise, également, s'accompagnait de violence, celle de la guerre entre Enée et les Italiens de naissance, mais cette guerre, dans l'interprétation de Virgile, était nécessaire pour annuler l'effet de celle contre Troie ; puisque la résurrection de Troie en terre italienne - illis fas regna resurgere Troiae - était destinée à sauver « les restes laissés par le courroux des Grecs et d'Achille, à ressusciter par conséquent la gens Hectorea qui, selon Homère, avait disparu de la surface de la terre, la guerre troyenne devait se répéter, cela pour renverser l'ordre des événements comme on le voit dans les poèmes d'Homère. [..].
- Comme Rome fut fondée sur cette entente-loi entre deux peuples différents et hostiles l'un à l'autre, il pouvait devenir la mission de Rome « de soumettre le monde aux lois » -  (...). Le génie de la politique romaine  non seulement selon Virgile mais en général, conformément à l'interprétation donnée par les Romains eux -mêmes - réside dans les principes mêmes ayant présidé à la fondation légendaire de la Cité". 
Essai sur la révolution, Gallimard pp 296-311

James Harrington (1611-1677), auteur d'Oceana (1656), où il tente de définir l'idéal d'un gouvernement. (N. du Tr.)

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Samedi 16 décembre 2006
Gouverner c'est  prévoir . Les hommes politiques doivent avant tout savoir anticiper et agir en conséquence :

"Je juge que s'il peut être vrai que la fortune est l'arbitre de la moitié de nos actions, elle nous en laisse cependant gouverner l'autre moitié, ou à peu près. Et je la compare à un de ces fleuves impétueux qui, lorsqu'ils s'irritent, inondent les plaines, détruisent les arbres et les édifices, enlèvent de la terre ici, la déposent ailleurs. Tous s'enfuient devant eux, chacun  cède à leur assaut, sans pouvoir en rien leur faire obstacle. Bien qu'ils soient ainsi faits, il n'empêche que les hommes, lorsque les temps sont calmes, peuvent prendre certaines dispositions, grâce à des digues et à des remparts, de telle sorte que si les eaux montaient, ou bien elles seraient canalisées, ou bien elles seraient moins furieuses et dangereuses. Il en va ainsi de la fortune : elle démontre sa puissance là où la valeur n'est pas préparée pour lui résister, et tourne
 ses assauts là où elle sait que n'ont pas été montés des digues et des remparts pour la contenir. Et si vous considérez l'Italie, qui est le siège de ces bouleversements' et la source de leur impulsion, vous remarquerez qu'elle est une contrée sans digue et sans aucun rempart."
Nicolas Machinale, Le Prince, IV' partie, chop. xxv, trad. Th. Ménissier, Hatier, coll. «Les classiques de la philosophie», 1999, p. 112-113.
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Samedi 16 décembre 2006
Analyse du sujet et préparation à la dissertation:
___
Les présupposés du sujet
1. La possibilité, pour l'histoire, de justifier le mal, peut être envisagée dans un sens religieux: l'histoire est alors conçue comme une Providence.  En quel sens une histoire providentielle justifie-t-elle le mal?
2. De façon générale, le mal doit-il être «justifié»? Doit-on lui trouver une signification, un intérêt, un but? Quelles objections un tel souci de justification du mal peut-il appeler?
3. Dans la vie courante, peut-il nous arriver de justifier le mal? Distinguez bien «expliquer» et «justifier»
4. Supposer que l'histoire puisse justifier le mal, n'est-ce pas supposer que l'histoire est un sujet qui pense et qui juge? Est-ce le cas?

Éléments pour une problématique
 -Le mal, dans l'histoire (la souffrance inutile, la violence gratuite des hommes...) est un fait difficilement contestable. Le sujet pourrait être en parti reformulé ainsi: «Le mal est-il absolu ou bien relatif?» S'il est relatif, cela signifie-t-il que ce qui est mal d'un certain point de vue est bien (juste ou profitable) d'un autre point de vue?
 -L'histoire est-elle comparable à une personne ou à une instance (telle qu'un tribunal) susceptible de rendre un verdict, voire d'acquitter les responsables du mal? Si ce n'est pas le cas, à quoi ou à qui le terme «histoire» renvoie-t-il ici: aux historiens qui construisent le récit de l'histoire en tentant d'en dégager le sens? aux philosophes qui se demandent, notamment, si l'histoire est un progrès (justifiant le mal)? à d'autres personnes ou instances?
 - Supposons que l'histoire puisse justifier le mal: doit-elle le faire? Y a-t-il quelqu'un qui soit habilité pour décider que la violence et la mort ont été (ou seront) utiles et profitables du point de vue du progrès? Le souci de justifier le mat (et donc d'en nier le caractère intolérable) ne peut-il être contesté, aussi bien en général que dans le cas particulier examiné ici?
LECTURES
Le Prince Machiavel
L'idée d'une histoire universelle du point de vue cosmopolitique Kant
La raison dans l'histoire   Hegel
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Samedi 16 décembre 2006
Vous pouvez télécharger mon cours sur le site de la Maison des enseignants.
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