"Cette épreuve ne comporte pas de programme déterminé. Elle sollicite les savoirs et les instrument: intellectuels normalement acquis au terme d'une scolarité secondaire réussie, quel qu'en soit
le champ (philosophique, littéraire, historique, scientifique), et s'appuie plus particulièrement sur le: programmes de français de Première et de philosophie de Terminale Les deux
types d'exercice proposés au choix du candidat, composition ou commentaire, répondent selon leurs modalités propres (1), aux mêmes exigences. Il s'agit toujours, pour le candidat, dE s'interroger
sur un problème, d'élaborer une analyse rigoureuse, une argumentation cohérente, qui puissent le mener à une conclusion fondée, expression de son libre jugement. Ce travail de réflexion
s'articule en outre, dans le commentaire, avec l'explication de texte dont il est nécessaire de dégage l'orientation, la thèse, les arguments. Les sujets retenus invitent le candidat à étudier,
dans la réalité d( monde contemporain, une question fondamentale.
L'épreuve d'ordre général requiert ainsi du candidat une culture solide et maîtrisée ; elle permet d'apprécier, outre ses capacités d'expression, ses qualités de compréhension, de réflexion et de
jugement.
Il va de soi que le candidat doit écrire correctement, respecter les règles d'orthographe et de syntaxe utiliser judicieusement les ressources de la langue (précision et richesse du vocabulaire,
nuances de la ponctuation, etc..). Pour autant, il ne doit pas se livrer à un pur exercice de style mais se donner simplement, les moyens de penser et, par là, manifester sa culture et affirmer
sa liberté de jugement. L'épreuve fait appel, en effet, à toute la culture du candidat. Si elle n'a pas de programme déterminé e si elle ne constitue pas, au sens strict du terme, un contrôle de
connaissances, elle n'en exige pas moins réellement des savoirs substantiels et des instruments intellectuels maîtrisés ; on appréciera gins l'usage rigoureux des concepts, le souci de
démonstration, la pertinence des références et de exemples, lesquels ne sauraient se réduire à de simples allusions, ni valoir, à eux seuls, comme arguments. Ni exercice d'érudition ni exposé
d'informations, l'épreuve exige du candidat qu'il nourrisse de toute sa culture - c'est-à-dire des connaissances qu'il s'est appropriées et dont il maîtrise l'unité e les distinctions - son
effort pour s'interroger, réfléchir et juger. De manière indissociable, enfin, le candidat doit montrer des qualités de jugement. Ceci à un triple égard. Il lui faut d'abord discerner l'essentiel
du sujet, construire ou élucider le problème, y ordonne l'ensemble de sa réflexion. Il doit aussi, constamment et sans confusion, passer du concret à l'abstrait et réciproquement, reconnaître
dans la réalité historique ou contemporaine les distinctions conceptuelles qui permettent de la comprendre, illustrer analyses et argumentation d'exemple pertinents ; est ici à l'oeuvre
l'activité médiatrice propre à la faculté de juger. Enfin, dans la conclusioi certes, mais aussi dans la manière d'aborder le sujet et de mener sa réflexion, le candidat doit affirme sa liberté
de jugement : une liberté informée et instruite, consciente de ses raisons, capable don d'exprimer, non pas une simple opinion, mais un véritable jugement".
(1) : Le plan de la dissertation, qu'il soit en deux ou trois parties, doit avant tout être cohérent . Et répondre à un souci de démonstration rigoureuse et claire. Le commentaire de texte, s'il offre au candidat une plus grande souplesse d'organisation, doit également traduire ses qualités de clarté et de rigueur.


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