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Lundi 23 juillet 2007


"Cette épreuve ne comporte pas de programme déterminé. Elle sollicite les savoirs et les instrument: intellectuels normalement acquis au terme d'une scolarité secondaire réussie, quel qu'en soit le champ (philosophique, littéraire, historique, scientifique), et s'appuie plus particulièrement sur le: programmes de français de Première et de philosophie de Terminale Les deux types d'exercice proposés au choix du candidat, composition ou commentaire, répondent selon leurs modalités propres (1), aux mêmes exigences. Il s'agit toujours, pour le candidat, dE s'interroger sur un problème, d'élaborer une analyse rigoureuse, une argumentation cohérente, qui puissent le mener à une conclusion fondée, expression de son libre jugement. Ce travail de réflexion s'articule en outre, dans le commentaire, avec l'explication de texte dont il est nécessaire de dégage l'orientation, la thèse, les arguments. Les sujets retenus invitent le candidat à étudier, dans la réalité d( monde contemporain, une question fondamentale.
L'épreuve d'ordre général requiert ainsi du candidat une culture solide et maîtrisée ; elle permet d'apprécier, outre ses capacités d'expression, ses qualités de compréhension, de réflexion et de jugement.
Il va de soi que le candidat doit écrire correctement, respecter les règles d'orthographe et de syntaxe utiliser judicieusement les ressources de la langue (précision et richesse du vocabulaire, nuances de la ponctuation, etc..). Pour autant, il ne doit pas se livrer à un pur exercice de style mais se donner simplement, les moyens de penser et, par là, manifester sa culture et affirmer sa liberté de jugement. L'épreuve fait appel, en effet, à toute la culture du candidat. Si elle n'a pas de programme déterminé e si elle ne constitue pas, au sens strict du terme, un contrôle de connaissances, elle n'en exige pas moins réellement des savoirs substantiels et des instruments intellectuels maîtrisés ; on appréciera gins l'usage rigoureux des concepts, le souci de démonstration, la pertinence des références et de exemples, lesquels ne sauraient se réduire à de simples allusions, ni valoir, à eux seuls, comme arguments. Ni exercice d'érudition ni exposé d'informations, l'épreuve exige du candidat qu'il nourrisse de toute sa culture - c'est-à-dire des connaissances qu'il s'est appropriées et dont il maîtrise l'unité e les distinctions - son effort pour s'interroger, réfléchir et juger. De manière indissociable, enfin, le candidat doit montrer des qualités de jugement. Ceci à un triple égard. Il lui faut d'abord discerner l'essentiel du sujet, construire ou élucider le problème, y ordonne l'ensemble de sa réflexion. Il doit aussi, constamment et sans confusion, passer du concret à l'abstrait et réciproquement, reconnaître dans la réalité historique ou contemporaine les distinctions conceptuelles qui permettent de la comprendre, illustrer analyses et argumentation d'exemple pertinents ; est ici à l'oeuvre l'activité médiatrice propre à la faculté de juger. Enfin, dans la conclusioi certes, mais aussi dans la manière d'aborder le sujet et de mener sa réflexion, le candidat doit affirme sa liberté de jugement : une liberté informée et instruite, consciente de ses raisons, capable don d'exprimer, non pas une simple opinion, mais un véritable jugement".

 (1) : Le plan de la dissertation, qu'il soit en deux ou trois parties, doit avant tout être cohérent . Et répondre à un souci de démonstration rigoureuse et claire. Le commentaire de texte, s'il offre au candidat une plus grande souplesse d'organisation, doit également traduire ses qualités de clarté et de rigueur.

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Lundi 23 juillet 2007

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Lire l'article de

Nicolas Weil , le  Monde ce soir à propos des "nouveaux philosophes"  (Retrocontroverse  1977: les noiuveaux philosophes) qui ont permis une "chute du mur dans les têtes" 20 ans avant la chute réelle du mur de Berlin. Lire aussi, dans le même article, le point de vue des philosophes ultérieurs (Gauchet, Derrida..) sur ces querelles.

 Pour ma part, je vous proposerai une synthèse concernant le "Temps présent" (livre de Cl. Lefort) à la fin des révisions (mi-août).

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Lundi 23 juillet 2007

Engels prophétise ici la disparition de l'Etat ( "dépérissement")

"Le prolétariat s'empare du pouvoir d'État et transforme les moyens de production d'abord en propriété d'État. Mais par là, il se supprime luimême en tant que prolétariat. Il supprime toutes les différences de classe et oppositions de classes et également l'État en tant qu'État. La société antérieure', évoluant dans des oppositions de classes, avait besoin de l'État, c'est-à-dire, dans chaque cas, d'une organisation de classe exploiteuse pour maintenir ses conditions de production extérieures, donc surtout pour maintenir par la force la classe exploitée dans les conditions d'oppression données par le mode de production existant (esclavage, servage, salariat). LÉtat était le représentant officiel de toute la société, sa synthèse en un corps visible, mais cela, il ne l'était que dans la mesure où il était l'État de la classe qui, pour son temps, représentait elle-même toute la société. dans l' Antiquite, État des citoyens propriétaires d'esclaves; au Moyen Âge, de la noblesse féodale; à notre époque, de la bourgeoisie. Quand il finit par devenir effectivement le représentant de toute la société, il se rend lui-même superflu. Dès qu'il n'y a plus de classe sociale à tenir dans l'oppression: dès que, avec la domination de classe et la lutte pour l'existence individuelle motivée par l'anarchie antérieure de la production, sont éliminés également les collisions et les excès qui en résultent, il n'y a plus rien à réprimer qui rende nécessaire un pouvoir de répression, un État. Le premier acte dans lequel l'État apparaît réellement comme représentant de toute la société, - la prise de possession des moyens de production au nom de la société, - est en même temps son dernier acte propre en tant qu'État. L'intervention d'un pouvoir d'État dans des rapports sociaux devient superflue dans un domaine après l'autre, et entre alors naturellement en sommeil. Le gouvernement des personnes fait place à l'administration des choses et à la direction des opérations de production. L'État n'est pas «aboli». Il s'éteint.
Friedrich Engels, Anti-Dühring (1877), trad. E. Bottigelli, Éditions Sociales, 3` éd. revue, 1977, p. 317.
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Lundi 23 juillet 2007

 C'est par 'État émancipateur, dont les hommes sont eux-mêmes les agents,  que nous nous pouvons nous élever  à la dimension de l'universel.

L'État est la réalité effective de la liberté concrète. Or, la liberté concrète consiste en ceci que la personne individuelle et ses intérêts particuliers trouvent leur développement complet et obtiennent la reconnaissance de leur droit-pour-soi (dans le système de la famille et de la société civile) ; mais elle consiste aussi bien en ceci que, d'une part, ils passent d'eux-mêmes à l'intérêt de l'universel et que, d'autre part, avec leur savoir et leur vouloir, ils reconnaissent cet universel, le reconnaissent comme leur propre esprit substantiel et agissent en vue de l'universel comme de leur but final. Il en résulte que l'universel ne vaut et ne peut s'accomplir  sans l'intérêt, le savoir et le vouloir particuliers et que, pareillement, les individus ne vivent pas uniquement pour leur propre intérêt comme de simples personnes privées, sans vouloir en même temps dans et pour l'universel, sans avoir une activité consciente de ce but. Le principe des États modernes a cette force et cette profondeur prodigieuses de permettre au principe de la subjectivité de s'accomplir au point de devenir l'extrême autonome de la particularité personnelle et de le ramener en même temps dans l'unité substantielle et ainsi de conserver en lui-même cette unité substantielle.

Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Principes de la philosophie du droit (1821), § 260, trad. R. Derathé, Librairie philosophique J. Vrin, 1989, p. 264.

 

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Lundi 23 juillet 2007


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A propos du rêve républicain  et de la conjugaison des identités, lire et archiver l'article Identité (s) nationale(s) de J-Paul Fitoussi ce soir dans le Monde.

 L'auteur de référence est Amartya Sen : Identité et violence, (O. Jacob)

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