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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 18:44
 Quel est le montant du programme des candidats ?
A la veille du premier tour et compte tenu des dernières annonces de campagne, la cellule de chiffrage de l'Institut de l'entreprise a évalué le coût budgétaire net du programme de Ségolène Royal à 62,68 milliards d'euros, celui de NicolasSarkozy à 51,83 milliards d'euros et celui de François Bayrou à 11,2 milliards d'euros. Le PS, de son côté, retenait un coût budgétaire net de 35 milliards d'euros, l'UMP de 31,7 milliards d'euros et l'UDF de zéro.

Pourquoi y a-t-il une polémique sur les chiffrages ?
Une « cellule de chiffrage des propositions de campagne » comprenant trois hauts fonctionnaires du ministère des finances et abritée par l'Institut de l'entreprise a été créée en septembre 2006 pour évaluer le montant des propositions des principaux candidats. L'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) a condamné ces chiffrages, les jugeant incertains ou inappropriés dans un « Manifeste contre une déontologie en rase campagne » publié en février. Jean-Pierre Boisivon, délégué général de l'Institut de l'entreprise, et Jean-Marc Daniel, professeur à l'ESCP-EAP, ont répondu que les électeurs « ont le droit de savoir ce que coûte telle ou telle proposition ».
  (source :Le Monde de l'économie du 25 avril 2007)


(Nota bene : il y a tout de même une différence certaine entre le programme de Ségolène Royal et celui de Bayrou)

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Published by laurence hansen-love - dans actualité politique
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commentaires

baptiste 26/04/2007 20:00

Vous avez raison et tort. L'angleterre : précarité énorme. Espagne : ils sont partis de très bas et ils ont beaucoup profité de l'aide européenne qui n'apparaît biensûr pas dans le budget espagnol, Irlande : pareil. Quant à la Suède et la Finlande, deux techniques hétérodoxes et intelligentes qui se rapprocherraient du programme de Royal. Pour la Suède : très forte augmentation des impôts, droit du travail démantelé (sans connotation péjorative), assurance chômage qui assure 90% de l'ancien salaire et système d'éducation formidable et surtout discussion sans interruption entre partenaires sociaux mais cela n'est possible qu'avec un taux de syndicalisation énorme. Finlande : Suppression de toutes les prestations sociales, augmentation des salaires, investissement énorme sur l'éducation et biensur politique d'incitation fiscale pour les entreprises... Voila alors à ce que je sache mettre en place une vrai poltique d'éducation ça coûte cher... (Ségo ne souhaite-t-elle pas l'excellence pour tous quand Sarkozy prend des poignets  de français par si par là , sorte de nouvelle Nomenklatura (car pas de privilège héréditaire...quoique).

laurence hansen-love 26/04/2007 21:19

Ai-je oublié de citer le Canada?Au delà des variantes, le point commun  de tous ces payx qui ont renoué avec la croissance et réduit de façon spectaculaire le chômage,est le retour à l'équilibre budgétaire qui permet de relancer la croissance et , en conséquence, de financer les gros chantiers, comme celui de l'éducation nationale et de la recherche. Mais là nous avons un tel retard (par opposition à la Suède ou à la Finlande) que je n'ose pas même imaginer comment nous allons redresser la situation!

baptiste 25/04/2007 13:13

Non mais ça va on a compris que vous étiez une grande fan de François Bayrou. Vous avez peut-être de grandes connaissances philosophiques et François Bayrou représente-(ait) surment  ce qu'un président doit être sous la Vème République cependant, je pense que vos connaissances en économie sont très limitées et qu'on ne peut juger un programme à l'aune de son coût mais sur l'efficacité effective potentielle. Ainsi, si de grosse dépenses qui "creuseraient la dette" sont plus souhaitables si elles relancent l'économie et permettent à terme de renflouer cette dette, tandis qu'un soupoudrage de mesures peu honéreuses sont depuis longtemps inefficaces et inutiles...

laurence hansen-love 25/04/2007 20:57

Sans être foudre de guerre en économie, je pense que je peux comprendre en gros ce que signifie "financement " d'un programme, et aussi comment et pourquoi un certain nombre de pays, partant d'une situation très comparable à la nôtre, ont rétabli la croissance en adoptant des mesures de restriction des dépenses publiques (Suède, Canada, Espagne, Irlande , Angleterre etc..). Je ne connais pas le cas contraire, en tout cas pour ces dernières années en Europe, de pays ayant une forte dette et ayant relancé sa croissance par des mesures telles que celles du programme PS. Je suis impatiente, comme vous sans doute, d'entendre Ségolène Royal défendre son programme (l'expliquer?) devant Bayrou.Quant à être fan de F. Bayrou... Ségolène Royal aussi, aux dernières nouvelles...