Il ne peut pas exister, suivant le principe des "indiscernables" deux êtres distincts qui seraitn pourtant strictement identiques:
A : La Monadologie, § 9
(1714)
"Car il n'y a jamais dans la nature, deux Êtres, qui soient parfaitement l'un comme l'autre et où il ne soit possible de trouver une différence interne, ou fondée sur une dénomination
intrinsèque".
B Les Nouveaux Essais:
THÉOPHILE. " Le principe d'individuation revient dans les individus au principe de distinction dont je viens de parler. Si deux individus étaient parfaitement semblables et égaux et (en un
mot) indistinguables par eux-mêmes, il n'y aurait point de principe d'individuation ; et même j'ose dire qu'il n'y aurait point de distinction individuelle ou de différents individus à cette
condition. C'est pourquoi la notion des atomes est chimérique, et ne vient que des conceptions incomplètes des hommes. Car s'il y avait des atomes ; c'est-à-dire des corps parfaitement durs et
parfaitement inaltérables ou incapables de changement interne et ne pouvant différer entre eux que de grandeur et de figure, il est manifeste qu'étant possible qu'ils soient de même figure et
grandeur, il y en aurait alors d'indistinguables un soi, et qui ne pourraient être discernés que par des dénominations extérieures sans fondement interne, ce qui est contre les plus grands
principes de la raison. Mais la vérité est que tout corps est altérable et même altéré toujours actuellement, en sorte qu'il diffère en lui-même de tout autre. Je me souviens qu'une grande
princesse, qui est d'un esprit sublime, dit un jour en se promenant clans son jardin qu'elle ne croyait pas qu'il y avait deux feuilles parfaitement semblables. Un gentilhomme d'esprit, qui était
de la promenade, crut qu'il serait facile d'en trouver ; mais quoiqu'il en cherchât beaucoup, il fut convaincu par ses yeux qu'on pouvait toujours y remarquer de la différence. On voit par ces
considérations, négligées jusqu'ici, combien dans la philosophie on s'est éloigné des notions les plus naturelles, et combien on a été éloigné des grands principes de la vraie métaphysique".
Les Nouveaux Essais sur l'entendement humain, II, XXVII, 1-3 (rédigés en 1703, publiés postmortem en 1765)
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j'aimerais savoir qu'elles sont les différences entre l'individuation selon Jung et selon Leibniz.... merci
C'est toi qui m'a demandé la différence entre Aristote et Cicéron sur l'amitié???
C'est encore une colle?
la réponse est : je n'en sais rien!
Mais pourquoi cette question? Je pense qu'il n'est pas indispensable de savoir cela pour le concours IEP!