HANSEN LOVES PHILOSOPHY
Entretenir une relation avec mes élèves, mes lecteurs, mes étudiants...
Le but de l'Etat n'est pas de nous apporter le bonheur. Les hommes ne sont plus des enfants et ne doivent pas être traités comme tels:
"La liberté en tant qu'homme, j'en exprime le principe pour la constitution d'une communauté dans la formule : personne ne peut me contraindre à être heureux d'une certaine manière (celle dont il
conçoit le bien-être des autres hommes), mais il est permis à chacun de chercher le bonheur dans la voie qui lui semble, à lui, être la bonne, pourvu qu'il ne nuise pas à la liberté qui peut
coexister avec la liberté de- chacun selon une loi universelle possible (autrement dit, à ce droit d'autrui). - Un gouvernement qui serait fondé sur le principe de la bienveillance envers le
peuple, tel celui du père envers ses enfants, c'est-à-dire un gouvernement paternel, où par conséquent les sujets, tels des enfants mineurs incapables de décider de ce qui leur est vraiment utile
ou nuisible, sont obligés de . se comporter de manière uniquement passive, afin d'attendre uniquement du jugement du chef de l'État la façon dont ils doivent être heureux, et uniquement de sa
bonté qu'il le veuille également, - un tel gouvernement, dis-je, est le plus grand despotisme que l'on puisse concevoir (constitution qui supprime toute liberté des sujets qui, dès lors, ne
possèdent plus aucun droit)".
KANT
Ceci, pour l'admirateur de Rousseau, c'est le contraire de son programme : contre le despotisme (grâce à des contraintes, imposer UN bonheur), contre l'inertie des "mineurs" (= ceux qui se laissent "faire") ... Bref : Kant contre les philosophes français (nuances : Montesquieu Diderot ?)
Attention: Kant ne rêve pas d'un Etat paternel et bienveillant..