Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 13:54


 Vous me demandez s'il est possible de cumuler
LIre ici la réponse de Rémy

Partager cet article

Repost 0
Published by laurence hansen-love - dans Préparation IEP (sciences-po)
commenter cet article

commentaires

Seb 02/08/2008 12:32

On persiste on persiste.. mais le découragement n'est pas très très loin quand même.. enfin bon...
Ci-dessous nouvel essai.... we'll see... bonnes vacances..

La politique peut-elle se passer d’homme providentiel ?


La formulation est ici assez singulière puisque la question de la nécessaire providence est associée à la politique elle-même.
Nous nous attacherons donc à tenter de savoir si conceptuellement et historiquement le phénomène politique se construit autour d’hommes et de femmes providentiels.
Néanmoins, la politique sera tout de même considérée dans un sens large de sa définition première de « chose publique » soit l’ensemble des actes liés à l’organisation de la vie société par l’exercice du pouvoir.
Enfin, on entendra la providence comme une notion assez proche de l’inespéré ou tout du moins comme intervenant au bon endroit et au bon moment pour apporter une réponse à un problème à priori insurmontable.

I/ La politique se fonde sur l’espoir.
- Quel que soit le contexte, la société rêve de jours meilleurs et recherche celui qui les lui offrira
- Les citoyens s’en remettent souvent à la politique pour apporter réponse aux problèmes : notion d’état providence
- Historiquement, les situations ont mis en exergue des hommes qualifiés alors de providentiels parce que apportant des solutions : De Gaulle et la résistance, Mandela et l’Apartheid, Benazir Butho et les talibans pakistanais.
- Ainsi les leaders émergent naturellement dans les situations les plus stressantes. Exemple de M. Tsvangiraï au Zimbabwe.
Conclusion : En cela, la politique a besoin des personnages qui incarnent un rêve et s’élèvent devant la foule pour apporter sinon une réponse, au moins une vision providentielle.

II/ La chose politique est trop complexe pour se satisfaire de la providence
- Les Deus Ex Machina ne durent qu’un temps et des problèmes subsistent lorsque l’euphorie de l’arrivée de l’Homme providentiel retombe : exemple de l’Ukraine et de la révolution Orange
- L’homme providentiel libère ou apporte une réponse à un problème donné mais n’assure pas pour autant la nécessaire stabilité politique
Conclusion : A moyen terme l’efficacité de l’Homme providentiel est remise en cause. Ce dernier incarne un vœu mais chaque vœu exaucé en appelle d’autres et la pérennité d’un système ne peut reposer sur la succession des providences.

III/ La providence, une utopie ?

- La providence manque de rationalité, sous certains aspects elle s’approche du métaphysique.
- Finalement, ne fonde t-on pas de providence celui qui, simplement, fournit l’effort auquel nous ne voulons consentir ?
Conclusion : l’Homme providentiel est peut être plus utile à ses concitoyens qu’à la politique elle-même.

Conclusion : Si il est évident que la politique s’est toujours nourrie de celles et ceux qui se sont érigés en libérateurs, en réformateurs ou en conciliateurs assez inspirés pour apporter une réponse et engager un élan jugé comme providentiel, l’histoire politique a aussi souvent constaté que l’exercice même du pouvoir demande quant à lui beaucoup d’autres qualités que les Hommes providentiels ne possèdent pas toujours.

laurence hansen-love 02/08/2008 13:31


Seb , je  n'ai plus trop le temps, mais je vous reommande (encore?) Mythes et mtyhologies politiques par Raoul Giraredet. Petit livre très facile et très utile pour IEP il mE semble sur le
monde contemporain, le fascisme etc...


SP 30/07/2008 13:17

Peut on justifier la guerre ?

Si l’on tente d’apporter une réponse à cette question il est important de souligner au préalable l’emploi de « on ». A la différence d’une justification de la guerre par elle-même, pour ce qu’elle est : « la guerre peut elle se justifier », il est ici demandé si « on », sous entendu l’Homme, peut la justifier, s’il est habilité et capable d’apporter justification à l’acte de guerre.
Ces deux derniers mots participeront également à l’analyse : on partira du principe que justifier revient à faire admettre la guerre comme juste en revanche cette dernière notion sera explorée sous différentes formes, dès lors qu’elle place en opposition deux ou plusieurs acteurs.
L’objectif est donc de savoir si l’Homme est capable de prouver que la guerre est juste.

Partie I / Même issues d'une définition classique, les guerres sont multiples.
Partie II / Qui est l'Homme pour pouvoir justifier la guerre ?
Partie III/ Et si la réponse se situait dans le temps ?

Conclusion
Nous ne pourrons jamais justifier la mort des victimes de guerres, civiles comme militaires, mais il semble que dans certaines circonstances la cause supplante l’humain.
Si ce prix à payer est injustifiable par l’Homme il est de toute évidence trop souvent injustifié.

voila...
Je vous souhaite de très bonnes vacances.

laurence hansen-love 30/07/2008 15:59



Réponse à Sébastien


 Peut-on justifier la guerre ?


 


Il y a de bons éléments, une note moyenne est possible
 Mais


1) En ce qui concerne  la méthode, cela ne va pas encore


 


Vos trois parties ne constituent pas une réponse à la question posée (cela pourrait être aussi bien : pourquoi
faire la guerre, par exemple).
 Pas de définition de « la » guerre ( conflit armé entre nation et non conflit civil ni opération de police internationale) ;
 Vous ne distinguez pas les deux sens de justifier  (argumenter/  légitimer ) et vous les
confondez


 


 


2) Dans le détail :


Inutile de demander si « l’Homme peut prouver.. » : qui d’autre que l’Homme ?


 


Toute guerre n’est pas « invariablement barbare ». Il y a des règles dans la guerre
 Les « conflits civils » ne sont pas des guerres


 « Justification innée » ??? cela ne veut rien dire . Vous
vouliez dire : une « justification » dogmatique ? théologique ?


Etat prend un  E majuscule


 


Légitimer et justifier, ce n’est pas pareil


 La peine de mort et la guerre : rien à voir


Quelle est la conclusion de la seconde partie ?


A posteriori ne prend pas d’accent sur le a


 


Et de la troisième ?  Idée obscure de « résultats
unanimes »


. Evidemment, tuer n’est jamais « justifiable ». Mais votre dernière phrase est obscure


 


 Conclusion : pas de découragement mais restez plus proche de ma
méthode….



 


 


 


Post- scriptum


 


 Ce sujet mériterait un débat considérable.
 Connaissez vous les thèses de Saint Augustin ? Kant (Projet de paix perpétuelle) ?


Et le livre de Michael Walzer (Guerres justes et injustes)?


 


 


Avez-vous mon livre: "Cours particulier de philosophie", dont le chapitre 14 aborde ce pb?


 


 


Enfin, deux choses:


 Les guerres, vous le dites, sont jugées "justes" après coup (cf Hegel : la « fin de l'histoire »). C'est exact.


Aujourd'hui, une guerre (conflit entre nations) ne peut plus  être justifiée.  Pour toutes sortes de raisons ...notamment parce que
toute guerre est autodestructrice.


 


 La guerre contre le  terrorisme doit-elle être appelée "guerre"?


 


Si une guerre est menée au nom de la paix internationale, ce n'est plus une guerre, mais une opération de police ...


 S'il y a une communauté internationale, une "guerre " menée en son nom ne doit pas être appelée "guerre", puisque sa fin est la
paix...


  Je ferais un plan comme
ça


 


 I Oui on peut « justifier » la guerre
 Pour de mauvaises raisons!...  liste de ces "raisons"  mauvaises (autrefois, aujourd'hui)


 


II Oui, on peut justifier la guerre


Pour de bonnes raisons


 (guerres de libération, guerres défensives, guerres inévitables)


 


III On peut justifier la « guerre »


 Sauf que la guerre n'est plus la guerre, (au sens ancien) si elle est menée contre une nation qui commet un crime contre l'humanité, qui
viole les lois internationales…


Car il y a aujourd’hui un droit international !
En revanche (s'il y a un ordre international) alors, aucune nation ne peut plus justifier la guerre.


 


 Conclusion
 Plus rien n'est comme avant. On ne peut plus justifier les guerres. MAIS la définition de la guerre pose un pb nouveau. Quand un Etat détruit une partie de sa population , est-ce une
guerre? Non, en toute rigueur. Et quand l’ONU intervient (poération de maintien de la paix)


 La vraie question est : "existe-t-il une communauté internationale"?


 





Keep your kids safer online with Windows Live Family Safety. Help protect your
kids.




SP 28/07/2008 16:00

Bonjour,
Comme demandé dans votre mail, ci-dessous le plan de dissert même si j'ai déjà reçu le verdict par mail (arghh).. cela pour aider d'autres élèves à ne pas faire les mêmes erreurs....
Bonne réception. Pour ma part je vais essayer de retravailler sur ce même sujet cet après midi.
Merci pour tout.

La liberté est elle l’ennemie de la solidarité ?

Introduction
Plus loin encore qu’un constat d’antagonisme, la question posée soulève l’éventualité d’une opposition entre la liberté et la solidarité.
L’une, ennemie de l’autre, viendrait par conséquent la combattre.
Ces deux notions, indissociables des fondements de l’Humanité et des sociétés présentent forcément des connexions entre elles qui seront individuellement comportementales et collectivement sociologiques. Cette première différenciation participera à l’analyse de liens qui seront vraisemblablement plus complexes qu’une seule opposition.
On partira pour cela du principe que la Liberté permet à celui qui en jouit d’échapper à la contrainte et de méconnaître les obligations à l’exception de celles qu’il se fixera lui-même.
La solidarité pourra être l’une de celles-ci, l’encourageant, selon sa définition, à concourir aux intérêts de son prochain ou du groupe qu’il participe à constituer.

I/ La liberté n’interdit rien
- Par principe, la liberté représente la faculté d’un individu à disposer de lui-même. Cela n’entre donc pas en opposition avec une volonté de se lier à d’autres, de renforcer un ensemble ou de venir en aide à son prochain.
- Ainsi certaines remises en causes des libertés combattaient la volonté des hommes à s’associer.
- En cela, le modèle démocratique peut constituer un bon exemple dans le sens où il rassemble des hommes libres qui concourent ensemble à l’intérêt collectif.
- Pour preuve, on pourrait détourner la devise de la France qui associe la fraternité –que l’on peut ici rapprocher de la solidarité- et la liberté.
- Loin d’être en opposition, les deux termes deviennent ici quasiment complémentaires.

II/ En revanche la liberté n’oblige à rien
- Cependant, un homme libre peut choisir de ne pas être solidaire.
- La notion de liberté est forcément associée à celle de « libre-arbitre » et peut, par conséquent, être poussée à l’extrême. (Du totalitarisme à l’anarchie, du mauvais usage de la liberté)
- Les limité des libertés individuelles sont donc atteintes et l’on entre dans le champ des libertés collectives.
- Reprenons l’exemple d’une démocratie qui permet une liberté de pensée, d’expression ou encore de culte mais encadre celles-ci dans un ensemble de devoirs lié à l’intérêt collectif.
- A ce stade, l’obligation de solidarité (telle que l’assistance à personne en danger) devient une limite de la liberté individuelle.

III/ Donc la liberté « se défausse » sur celui qui l’incarne
- Finalement, on peut imaginer que la liberté ne s’oppose pas frontalement à la solidarité, au contraire, elle peut même lui venir en aide dans certains cas.
- Néanmoins elle peut lui être défavorable dans le sens où elle autorise de s’affranchir de tout devoir.
- En cela, sans remettre en cause l’adéquation possible des deux notions, on doit noter que certaines limites posées à la liberté peuvent aider à garantir la solidarité.

Conclusion
De part « l’absolu » du libellé de la question, l’Homme se retrouve libre, libre de tout oui, mais pas de lui-même, de sa conscience, de ses valeurs, voire de son identité. C’est dans ces conditions qu’il choisira d’être solidaire, ou pas.

laurence hansen-love 28/07/2008 21:35



 


 La liberté est-elle l’ennemie de la solidarité ?


 


Votre problématique est un peu floue. Il faut tenter de définir solidarité et liberté, en posant d’emblée le pb des différentes
conceptions de la liberté.
 Le plan : chaque partie doit répondre à la question posée, ce qui n’est pas le cas ici. Ainsi la 3 ième partie n’apporte pas une réponse
évidente.


 Les liens solidarité/fraternité et liberté/ démocratie ne sont pas du tout
clairs.


 La phrase : « les libertés combattaient les hommes à
s’associer » n’est pas française


Et « du totalitarisme à l’anarchie, du mauvais usage de la liberté » peu clair : quel rapport entre totalitarisme et
mauvais usage de la liberté ?


 


Sinon, c’est mieux que le précédent  (effort d’articulation des idées).


 



 Comme plan, je proposerai plutôt, pour bien serrer le
sujet :


I Une liberté absolue serait l’ennemie de la liberté


II La liberté du citoyen n’est pas l’ennemie de la liberté


III Il y a des conceptions de la liberté qui sont ennemies les unes des autres


- L’ une implique le choix (donc le refus de partager) ? Conception cynique de la liberté


- L’autre conception de la liberté implique la rationalité, et donc une prévalence de l’intérêt général sur l’intérêt particulier.
Donc la solidarité.


 


Conclusion


 La conception juridique de la liberté, qui est rationnelle et qui prend en
compte le long et le moyen terme (un jour, j’aurai besoin des autres) n’exclut pas la solidarité.


 


 


 


 



anton 28/07/2008 03:44

bonjour, ou peut on trouver les corrigés de ces sujets?

laurence hansen-love 28/07/2008 09:27


Pour le corrigés, c'est très variable, je les ai faits (pour une part) à l'époque où ils sont tombés.
 Vous allez sur google, vous tapez le sujet , suivi de Hansen-Love, et normalement le corrigé, parfois un mini corrigé, apparaît.
Dans le cas contraire (pour certains sujets!), dites-le moi, je verrai si j'ai le corrigé dans mes archives.. C'est bon?


Romain 24/07/2008 22:34

C'est le lycée Gay-Lussac de Limoges (J'ai également commandé votre cours de culture generale et je me prepare aussi au concours de sciencespo Paris meme si mes resultats obtenus aux concours de province n'ont pas été "terribles")Je vous remercie de votre aide