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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 15:20
La morale  a-t-elle besoin d'un fondement absolu?  Le prêtre est-il indispensable pour justifier la morale? 

 André Grjebine ne le croit pas ( Sciences-po) ne le croit pas;
 Il écrit:
 "La question qu'il (le pape) suscite est peut-être, en fin de compte, de savoir s'il peut exister un absolu qui soit de nature à prémunir l'homme contre les pulsions destructrices qui sont en lui. le caractère profondément tragique de cette interrogation réside en ceci que toute l'histoire de l'humanité suggère une réponse négative"
 Et pour conclure:
 "Dès lors, ne serait-il pas préférable d'inverser la perspective et de partir de l'humain pour définir une éthique"
 La quête impossible du Pape Benoît XVI

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commentaires

jean louis 14/07/2009 08:24

Ah, si vous posez définitivement, que :" La philosophie a débuté (Platon) avec cette idée que "l'homme n'est pas la mesure de toute chose". " évidemment, je comprends.Mais à qui est destinée une morale ou une éthique ? Et pourquoi formerait-on une morale ou une éthique ? En tout premier lieu, cette morale est à l'usage de son concepteur, et si on pense à en concevoir une, c'est parce que l'on est concerné. On ne se préoccupe pas de fonder une morale pour les autres uniquement. De quel droit, pourquoi ?La morale et l'état actuel de ses sentiments, désirs, convictions font un. Et on peut vérifier cela partout et sans cesse.Dites-moi qui vous croyez être et je vous dirai quelle est votre morale, et inversement.   

laurence hansen-love 15/07/2009 17:21


"Dire qu'il ny a rien de juste ni d'injuste que ce qu'ordonnent ou défendent les lois positives, c'est dire qu'avant qu'on eût tracé le cercle, les rayons n'étaient pas égaux" Montesqueiu


jean louis 12/07/2009 17:04

Oh, Locke parle d'un phénomène bien connu, à savoir que toute règle morale, toute éthique se rapporte à son concepteur, que ce concepteur soit un individu, un groupe, ou une société. Dans ma conclusion, qui pouvait prêter à confusion je l'avoue, je voulais juste dire que de la même manière que l'on a convenu de rouler à droite, sur les routes, en France, parce qu'il faut bien s'organiser, on a convenu de ne pas voler son voisin, parce que la société est organisée sur la base de la propriété privée. C'est ce genre de pacte.La morale, c'est autre chose. Mais on n'est pas prêt de ne pas en faire un problème de société.Pourtant, si on réfléchit bien, aucun problème moral ne se pose à soi dans la solitude de sa conscience, que l'on soit seul ou en relation. S'il y a problème, c'est parce que l'on introduit des principes, des présupposés sociétaux qui ne "tiennent pas la route".D'où des interrogations à n'en plus finir. Interrogations suscitées par ces présupposés, interrogateur reprenant des problématiques qui ne sont pas vraiment les siennes.Il veut toujours, malgré lui ou inconsciemment, édicter des règles pour tout le monde.    

laurence hansen-love 13/07/2009 22:09


je ne comprends pas bien:
 "toute éthique se rapporte à son concepteur"..(???)
Eh bien non!
 La philosophie a débuté (Platon) avec cette idée que "l'homme n'est pas la mesure de toute chose". (contre les sophistes)


jean louis 12/07/2009 12:00

L'absolu est toujours défini par des hommes, des institutions, des pouvoirs.Absolu - pouvoir. Cela fait frémir. Non, on pourrait résumer le problème que vous posez ainsi : ou bien la morale (le bien, le mal) est dans les actes eux-mêmes, ou bien elle est - non pas dans l'intention - mais dans la conscience de celui qui agit.Si ce sont les actes qui sont moraux ou immoraux, il faut les répertorier et les évaluer. Si c'est dans la conscience que se trouve la morale, c'est à dire dans la présence ou non du couple bien/mal, il faut au contraire proscrire toutes les règles de morale. Ainsi, la conscience restera pure. En fait, la seule chose qui soit incontournable, ce sont les règles de vie en commun que se donne une société.

laurence hansen-love 12/07/2009 14:18


je ne suis pas d'accord avec votre conclusion. Car des règles que se donnent les hommes peuvent fonctionner. Et être Mauvaises.
 C'était le sujet du texte de Locke qui est tombé cette année au bac ES. (cf le code d'honneur d'une mafia)