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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 09:58

Guerre et commerce

« La guerre est antérieure au commerce ; car la guerre et le commerce ne sont que deux moyens différents d’atteindre le même but : celui de posséder ce que l’on désire. Le commerce n’est qu’un hommage rendu à la force du possesseur par l’aspirant à la possession. C’est une tentative pour obtenir de gré à gré ce qu’on n’espère plus conquérir par la violence . Un homme qui serait toujours le plus fort n’aurait jamais l’idée du commerce. C’est l’expérience qui, en lui prouvant que la guerre, c’est-à-dire l’emploi de sa force contre la force d’autrui, l’expose à diverses résistances et à divers échecs, le porte à recourir au commerce, c’est-à-dire à un moyen plus doux et plu sûr d’engager l’intérêt d’un autre à consentir à ce qui convient à son intérêt. La guerre est l’impulsion, le commerce est le calcul. Mais par là même il doit venir une époque où le commerce remplace la guerre. Nous sommes arrivés à cette époque ». B. Constant De la liberté des anciens comparée à celle des Modernes. 1815

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Published by laurence hansen-love - dans Préparation IEP (sciences-po)
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commentaires

thurar 29/04/2015 11:17

La mondialisation a réduit nombre d'aspects de la vie moderne à rien de moins que des marchandises contrôlées par les multinationales. Tout, de la terre à l'eau en passant par la santé et les droits humains, est intimement lié au libre-échange. Et cela est présenté comme la seule voie pour le progrès et le développement…

Le commerce, c'est la guerre conteste l'orthodoxie dominante d'après laquelle le libre-échange bénéficie à tout le monde. Ce livre prouve, par un récit détaillé, justement le contraire.

Yash Tandon n'est pas un intellectuel de salon ; il puise son savoir dans plus de trente années d'expériences sur le terrain. Il est le fondateur et le Président du SEATINI et l'ancien Directeur exécutif du Centre Sud, un think tank des pays du Sud.

Ce livre montre comment l'OMC, les Accords de partenariat économique (APE), comme ceux négociés entre l'Europe et l'Afrique, tout comme d'ailleurs le Grand marché transatlantique (TAFTA ou TTIP), sont imprégnés d'une idéologie masquant un système qui ne roule que dans l'intérêt des entreprises transnationales.

Ce système en crise provoque des conflits en Afrique, en Asie, en Amérique, et aussi en Europe. C'est un navire en train de couler. Cependant partout, des gens résistent. Le commerce, c'est la guerre propose une autre vision : des milliers de bateaux avec, à bord, des communautés autonomes, non violentes et qui travaillent de façon décentralisée, échangeant sur la base de la valeur d'usage selon les besoins réels de l'humanité.

Yash Tandon est auteur de nombreux livres et Professeur honoraire des universités de Warwick et de London Middlesex. Il est le co-fondateur du SEATINI et l'ancien Directeur exécutif du Centre Sud, dont le siège est à Genève.
COMMANDEZ ICI: http://www.cetim.ch/fr/publications_ouvrages/189/le-commerce-c-est-la-gu...

lewis 01/04/2011 15:14



merci de ces commentaires illustrés



marine 14/11/2008 22:49

Il croyait si bien dire ... Il y a eut certainement les plus importantes guerres après 1815.Mais il faut avouer qu'il y a une part de vérité, dans ce qu'il dit. Le commerce est plutôt symbole d'amicale, d'entente, mais la guerre est son rival ; dure, et pleine de haine.

dom 14/11/2008 22:37

  C'est un texte d'une belle naïveté, qui repose sur l'idée simple que la guerre est uniquement un moyen brutal d'accroître ses richesses ; d'où vient la force apaisante du commerce. Constant critique Rousseau à juste titre dans d'autres parties de ce petit discours, mais il eût bien fait d'accorder une meilleure attention à la théorie de Rousseau sur la guerre : chaque Etat, par rapport à un autre, essaye d'augmenter son territoire (bien rarement commercialisable entre nations...) et il y a donc un état de guerre larvée perpétuel à l'échelle internationale ; l'expérience, invoquée par Constant, est ici plutôt du côté de Rousseau ! L'erreur, à mon avis, consiste à transposer au niveau inter-étatique une vertu du commerce qui est partiellement efficace au niveau du marché infra-étatique, du moins entre individus possesseurs de biens et de services.

romain 13/11/2008 20:15

" Plus la tendance commerciale domine, plus la tendance guerrière s'affaiblit " B . Constant