cet article conforterait-il la thèse de C. Schmitt, càd qu'il faut faire en quelque sorte abstraction de la souveraineté des Etats afin de maîtriser certains conflits ? mais les EU ont ils le droit de condamner fermement les intentions d'israel quand on observe les péripéties irakiennes ? attendez, je crois finalement que la reponse à la 1ère question réside dans la seconde... ou, ai-je tord ?
Commentaire n°1 posté par Sedat le 07/01/2009 à 17h29
Je ne suis pas sûre de bien comprendre... Schmitt dit au contraire qu'il ne faut jamais faire abstraction de la souveraineté des Etats...
Quant à Obama: l'auteur de l'article suggère que l'on attend de lui qu'il soit plus un arbitre, donc moins un soutien inconditionnel d'Israël. N'est-ce pas le bon sens même? Cela dit, les Etats-Unis sont-ils en mesure de s'ériger en représentants de la paix et de prétendre faire régner ordre et justice sur cette Planète.. cela peut en effet se discuter!
est-ce parce que sans cette souveraineté étatique aucune "guerre juste" (au sens de Rousseau) n'aurait lieu ?
désolé
Commentaire n°2 posté par Sedat le 08/01/2009 à 22h49
Parce que quoi? "Guerre juste au sens de Rousseau"? je ne comprends toujours pas Sedat... Essayez de oser des questions plus claires...plus simples! sans allusions incompréhensibles...
alors tout simplement, en quoi Schmitt est-il pour la souveraineté des Etats quand il s'agit de guerre ?
désolé pour ce manque de clarté préalable
Commentaire n°3 posté par Sedat le 09/01/2009 à 21h54
Cest précisément ce qu'explique A.F.
A partir du 16-17 ième siècle en Europe la "mise en forme" de la guerre a permis de l'humaniser, de la rationaliser, de la circonscrire. La relation entre Etats est susceptible de "courtoisie" . Autrement dit il y a des règles, Et personne ne peut dire, "je suis l'enviyé de Dieu, donc il est permis d'exterminer l'adversaire". A la limite il n'y a plus de "guerre juste". Il n'y a que deux entités qui défendent leurs interêts. Ceci est évidemment un progrès. Aujourd'hui, on voit un dissymétrie désastreuse entre Isaraël et les palestiniens. Du coup chacun s'affranchit du droit de la guerre et tend à considérer que "tout est permis". Les palestiniens car leurs droits fondamentaux sont bafoués, ils considérent donc que tout est permis : c'est le terrorisme. Et Israël dans l'exacte mesure où ils disent : "nous avons affaire non pas à un Etat mais à un groupe de criminels sans aucune légitimité. L'autre est un criminel et non un ennemi" On trouve le même type de situations abominables en Afrique lorsqu'il y a des nettoyages ethniques ( Rwanda, Congo) qui ne sont pas à proprement parler des "guerres" et où l'ennemi est .. tout le monde et n'importe qui! Ai-je répondu à vos questions?
donc si je comprend bien, dans le cas où israel viendrait à reconnaitre un etat palestinien souverain, le conflit entre ces deux nations serait transposé à un conflit d'intérêts et non plus à une guerre visant à "exterminer" l'adversaire ?
peut-être est-ce d'ailleurs à cause de ce manque de souveraineté et de "droits" du côté palestinien que l'on observe des difficultés dans la mise en place d'une solution qui passerait par la voie dipplomatique ?
sinon, vous avez répondu à ma question, et je vous en remercie. mais visiblement votre réponse, quoiqu'assez précise, a motivée d'autres questions de ma part^^ enfin, je suis sûr que vous ne m'en voudrez pas de vouloir accéder à ce précieux sésame qu'est le Savoir :-)
Commentaire n°4 posté par Sedat le 10/01/2009 à 23h56
On ne peut pas prendre un auteur qui explique ce qu'il s'est passé au 17 ième siècle pour en déduire que si... alors... Israël ne vise pas à exterminer l'adversaire! Je n'ai pas dit cela! Votre second § est plus pertinent..
Ce que dit Schmitt, c'est que la guerre entre deux Etats souverains, c'est moins pire qu'une guerre "théologique" dont les partenaires ne sont pas reconnus comme des ennemis au sens juridique...mais comme des criminels. Donc ce qui se passe actuellement est comme un retour au Moyen-Age
ok, c'est compris ! puis-je me permettre de vous demander ce que vous pensez de ce conflit ? (sans vouloir revendiquer une quelconque partialité de ma part ! je ne veux pas entrer dans un débat, le terme "exterminer" était maladroit)
merci
Commentaire n°5 posté par Sedat le 13/01/2009 à 11h55
Ce que je pense de ce conflit... mon sentiment est que les israëliens sont devenus fous, mais en même temps je ne suis pas assez informée pour savoir si vraiment ils ont des raisons de faire cela, ce qu'ils font... Que valent leurs arguements... Je ne peux pas approuver ces horreurs! Je me sens assez proche de ce que dit Abdelwahab Medded hier dans le Monde... Quant au Hamas..Faut-il vous dire ce que je pense du terrorisme? Je vous mets en ligne un texte de Isabelle Sommier, à mon avis la meilleure spécialiste. Enfin j'ai le même point de vue qu'elle. Rien d'étonnant car nous avons travaillé ensemble dans le même séminaire avec les mêmes lectures( Jacques Semelin, Michael Walzer, Todorov..;)
madame hansen-love vous dites ne pas être au courant de la situation sur le terrain et bien je serais heureuse de vous la donner. en effet suite à la mutation de mes parents je me trouve en Israël depuis un an. cela fait 8 ans que le H'amas lance des tirs de roquettes sur le sud du pays assassinant hommes, femmes et enfants innocents et se servant de la population gazouïte pour se protéger. Israêl n'a pas voulu tuer des innocents c'est pourquoi il n'est pas intervenu mais les tirs de roquettes s'intensifiant et mettant en danger toujours plus de monde israel n'a pas eu d'autres choix que de déclencher une opération. Malgré tout, et surtout malgré son droit à se défendre Israel ménage tous les jours un couloir humanitaire, pendant ces heures il laisse passer vivres et nourritures à la population gazouïtes et arrête les combats. pendant ce couloir humanitaire le hamas lui n'hésite pas à tirer des roquettes sur israel. De plus, avant qu'israel ne lance des missiles il avertit les civils que le quartier va être bombardé le hamas empêche les civils d'évacuer. Celui passant outre ces ordre est assassiné et soufre le martyr. Voilà quelle est aujourd'hui la situation. Depuis 8 a,s des gens souffrent cela ne pouvait plus durer, j'espère qu'israqel a fait le bon choix car malgré ce que je vis en Israêl je compatis avec la population gazouïtes. j'espère que ces informations vous ont éclairées sur la situation en Israel.
Commentaire n°7 posté par wolko le 14/01/2009 à 13h37
Merci Wolko. Votre témoignage est précieux. ici, c'est vrai que l'on entend surtout le point de vue palestinien. Il me semble toutefois que ces bombardements ont quelques soient leurs motifs, quelque chose d'inhumain -pour ceux qui les subissent... Et puis c'est gentil de prévenir les gens, mais il paraît qu'ils n'ont pas tellement de possibilités de mettre à l' abri. Vu la puissance de feu d'Israël , on ne peut s'empêcher de trouver leur réaction brutale, cruelle. En tout cas, merci, et continuez de me corriger si vous le jugez nécessaire..
Je ne l'ai pas encore lut mais je pense que Dominer le monde ou sauver la planète de Noam Chomsky traite assez bien cette question... Concernant le conflit israelo-palestinien , rappelons que les EU se sont engagé a versé une aidé depuis 2008 de 30 milliards de dollars sur 10 ans. Alors on peut pensé que l'investiture d'Obama pourrait influencer les israéliens vers des accords mais je ne suis pas sur qu'Obama est une grande marje de manoeuvre...
Commentaire n°8 posté par Benjamin le 15/01/2009 à 17h25
Une aide de 3O milliards à qui?
De mon point de vue, Chomski n'est pas du tout une référence sérieuse...
Mon commentaire précédent est un petit peu confus car je pensais répondre a votre commentaire du 07/01: "Cela dit, les Etats-Unis sont-ils en mesure de s'ériger en représentants de la paix et de prétendre faire régner ordre et justice sur cette Planète.. cela peut en effet se discuter!", c'est pour cela que j'en venait à l'hegemonie américaine. Quand à l'aide que j'évoquais, c'est l'aide militaire américaine à l'Israel. Cependant on peut s'interroger quand au futur des relations Israelo-américaines car avec le départ de Bush, c'est aussi le départ d'un gouvernement, de lobbys, de personalités eco, int... très pro Israel, même si Obama a placé aux Hilary Clinton aux affaires étrangères qui tient une position assez orthodoxe sur la question. Cela dit, l'opinion américaine reste craintive des pays Arabes et les interets stratégiques et eco ne pousseront surement pas les EU à mettre en danger leur alliance avec Israel. Enfin, ma connaissance de Chomsky est très médiocre mais le terme "serieux" au dépend de celui-ci me parait mal choisit car de ce que j'ai compris, ses opinions politiques mises a part (on peut les paratager ou non), ses recherches sur la linguistique sont reconnues comme fondamentales, ensuite sur ses opinions politiques, la question se rapporte au marxisme (même s'il dit s'en déttaché) et le refus du capitalisme, mais là, ce sont d'autres débâts.
A wolko, en lisant votre commentaire, je me suis demandé si vous ne l'aviez pas copier/coller sur l'équivalent de l'AFP isrélienne. Les tirs de roquettes... on a compris, le bouclier humain...ça aussi on a compris,les 3 heures de répits...ok. Après avoir fait du TF1 on peut se demander comment l'Israel à développer le Hamas contre l'ennemi d'hier, l'OLP. Comment la démonstration de force a pour but de réinventer le myhte de l'armée invincible, histoire de montrer à l'Iran et aux autres qui est le plus fort, on peut aussi se demander comment l'Israel peut se mettre au niveau d'un "partis" terroriste,etc. Enfin, on dépasse les 1000 morts dont 1/3 d'enfants, ça tient en trois mots, crimes de guerre.
Ps: je suis élève en terminale S et prépare le concours iep provinces, j'ai trouvé ce blog ajd et je suis aux anges de trouver enfin des ressources gratuites car l'égalité devant l'éducation parait être une expression vide de sens en cette démocratie. Alors merci Mme Hansen-love. Ps': désolé des fautes d'aurtaugrafe d'avance.
Commentaire n°9 posté par Benjamin le 15/01/2009 à 21h47
Oui on peut être un bon linguiste (il le fut il y a 40 ans) et un piètre philosophe... Chomski est assez calamiteux sur le plan politique..
L’analyse sous tous ces angles du terrorisme ou de la « violence totale » est vraiment intéressante. Voici les grandes lignes que j’ai retenues…
Pourquoi le terme de « violence totale » ?
- « violence » pour l’atrocité des actions (attentats, guerres…)
« totale » car cette violence regroupe plusieurs individus autour d’un projet commun de « terreur » et « d’activisme idéologique ». Le parallèle est d’ailleurs fait avec le concept de « guerre totale » où le conflit mobilise tous les hommes, l’industrie, et l’économie d’une société (illustration parfaite avec 14-18).
La violence totale est d’abord caractérisée par le « principe de disjonction » entres les victimes directes des attentats, pour la plupart innocentes et civiles, et la cible étatique et/ou politique visée à travers la violence « aveugle » et les meurtres « arbitraires » subies par ces dernières. En ce sens, la violence totale se distingue du terme “terrorisme” qui comporte selon Sommier, un caractère moral disproportionné par rapport à la “barbarie” des violences perpétrées.
Les “groupes clandestins” et les liens avec les violences étatiques de leurs actions
les violences totales perpétrées par les groupes clandestins sont liées à la “désinstitutionnalisation” et à la “déformalisation” croissantes des violences étatiques, notamment observées au cours du 20è siècle (crimes contre l'humanité, massacres...). Plusieurs similtudes sont observables :
l'idéologisation de la violence
l'exaltation des héros de guerre
le meurtre arbitraire et la violence aveugle...
bref, autant de similitudes qui font que les violences étatiques peuvent se transposer au terrorisme.
Parmis les groupes clandestins, il se distinguent deux groupes : les groupes de religieux radicaux et les groupes de séculiers. Dans le 1er cas, la violence tient d'une motivation religieuse ou divine (“devoir divin”), et reste une fin. Dans le second, la motivation est d'ordre “politique” (enfin je crois, par exemple, les groupes terroristes d'extrème gauche tel la bande à Baader), et la violence est considérée comme un moyen. Ceci dit, certains groupes religieux ont aussi pour objectif, de par leurs actions, de désinciter à la mise en place d'une législation contraignant leur valeurs, ou leur principes qu'ils considèrent très souvent comme universels. Dans le cas des groupes religieux radicaux, la “foi religieuse”, et plus précisement la logique de “purrification” occupe une place très importante. Elle permet de nourir la conviction radicale et irrévocable des “kamikazes” au sujet du rôle “redempteur” du sacrifice de leur vie. Du fait du caractère irrationnel de ces violences aucune négociation n'est envisageable avec ces groupes religieux.
Les moyens utilisés par les groupes clandestins afin de répandre la terreur s'articulent sur trois registres : le registre technologique d'abord, avec le développement de nouvelles armes chimiques encore plus destructrices. Le registre “dramaturgique” ensuite, avec la “mise en scène” et la médiatisation des attaques (ils jouent là sur la vulnérabilité de l'opinion publique des sociétés démocratiques. L'exemple le plus récent est celui des attentats de Bombay en novembre 2008). Le registre “irrationel” enfin, de par le caractère “fanatique” de ces groupes, qui nourrit la détresse des plus susceptibles.
Le “kamikaze”
L'approche de I. Sommier vis à vis des victimes de ces attaques, c'est à dire les “kamikazes” me plaît. L'hypothèse comme quoi ces derniers seraient en manque de repères culturels ou sociaux et qui par conséquent, se réfugieraient dans la foi religieuse, est pertinente. Freud et Marx l'ont d'ailleurs bien démontrée que ce soit à travers la frustration socio-économique des classes dominées, ou à travers les désirs et les peurs inconscientes des hommes.
Ainsi, ils perçoivent leur propre sacrifice comme la consécration suprême de leur vie confiée à Dieu. D'où “l'humilité” qu'ils éprouvent face à leur mort, humilité qu'ils ont justement toujours recherché à travers un cadre socio-économique, mais qu'ils n'ont jamais véritablement trouvée pour diverses raisons.
Le “mimétisme”
Nombreuses sont en effet les similitudes entres les violences étatiques et la violence totale. Et on néglige trop souvent ce “mimétisme”, du moins dans l'opinion publique de nos sociétés. Je crois que la raison de cet oubli est liée à l'état de droit dont jouissent les Etats lorsqu'il font la guerre. Celle-ci légitime en effet leurs violences, du moins les rend plus “conventionnelles”. Par ailleurs, un Etat, reposant sur des instutions de droits, va pouvoir contrôler les médias et ainsi, lors d'une guerre asymétrique, stigmatiser la criminalité de son adversaire. On peut ici faire un parallèle avec le comportement d'Israel dans l'approche du conflit avec le Hamas. À l'inverse, les groupes clandestins seront considérés comme radicaux et terroristes car leurs violences ne reposent sur aucune institutions étatiques, mais sur de simples aspirations idéologiques.
mon avis : j'ai trouvé cet article très vrai. et n'étant initialement pas clairement conscient de ces réalités, je fus très satisfait. j'ai cru lire cette citation de Weber sur votre blog : "ce n'est parce que la réalité est ambigu que nos concepts doivent être confus". je crois que vous comprenez maintenant en quoi ce texte m'aura été utile...
PS : oui, je prépare le concours d'entrée à IEP Lyon.
Commentaire n°10 posté par Sedat le 26/01/2009 à 20h05
:
Professeur de philosophie, à Paris. Directrice de collection chez Belin et chez Hatier et animatrice de www.cinechronique.com
Co-auteur de : Philosophie,anthologie (Belin) et Philosophie de A à Z (Hatier).
Auteur de : "Cours particulier de philosophie" et "La philo en dix leçons" (le webpédagogique)
attendez, je crois finalement que la reponse à la 1ère question réside dans la seconde... ou, ai-je tord ?
Schmitt dit au contraire qu'il ne faut jamais faire abstraction de la souveraineté des Etats...
Quant à Obama: l'auteur de l'article suggère que l'on attend de lui qu'il soit plus un arbitre, donc moins un soutien inconditionnel d'Israël. N'est-ce pas le bon sens même?
Cela dit, les Etats-Unis sont-ils en mesure de s'ériger en représentants de la paix et de prétendre faire régner ordre et justice sur cette Planète.. cela peut en effet se discuter!
est-ce parce que sans cette souveraineté étatique aucune "guerre juste" (au sens de Rousseau) n'aurait lieu ?
désolé
Parce que quoi?
"Guerre juste au sens de Rousseau"?
je ne comprends toujours pas Sedat... Essayez de oser des questions plus claires...plus simples! sans allusions incompréhensibles...
alors tout simplement, en quoi Schmitt est-il pour la souveraineté des Etats quand il s'agit de guerre ?
désolé pour ce manque de clarté préalable
A partir du 16-17 ième siècle en Europe la "mise en forme" de la guerre a permis de l'humaniser, de la rationaliser, de la circonscrire. La relation entre Etats est susceptible de "courtoisie" . Autrement dit il y a des règles, Et personne ne peut dire, "je suis l'enviyé de Dieu, donc il est permis d'exterminer l'adversaire". A la limite il n'y a plus de "guerre juste". Il n'y a que deux entités qui défendent leurs interêts.
Ceci est évidemment un progrès.
Aujourd'hui, on voit un dissymétrie désastreuse entre Isaraël et les palestiniens.
Du coup chacun s'affranchit du droit de la guerre et tend à considérer que "tout est permis".
Les palestiniens car leurs droits fondamentaux sont bafoués, ils considérent donc que tout est permis : c'est le terrorisme.
Et Israël dans l'exacte mesure où ils disent : "nous avons affaire non pas à un Etat mais à un groupe de criminels sans aucune légitimité. L'autre est un criminel et non un ennemi"
On trouve le même type de situations abominables en Afrique lorsqu'il y a des nettoyages ethniques ( Rwanda, Congo) qui ne sont pas à proprement parler des "guerres" et où l'ennemi est .. tout le monde et n'importe qui!
Ai-je répondu à vos questions?
peut-être est-ce d'ailleurs à cause de ce manque de souveraineté et de "droits" du côté palestinien que l'on observe des difficultés dans la mise en place d'une solution qui passerait par la voie dipplomatique ?
sinon, vous avez répondu à ma question, et je vous en remercie.
mais visiblement votre réponse, quoiqu'assez précise, a motivée d'autres questions de ma part^^
enfin, je suis sûr que vous ne m'en voudrez pas de vouloir accéder à ce précieux sésame qu'est le Savoir :-)
Israël ne vise pas à exterminer l'adversaire! Je n'ai pas dit cela!
Votre second § est plus pertinent..
Ce que dit Schmitt, c'est que la guerre entre deux Etats souverains, c'est moins pire qu'une guerre "théologique" dont les partenaires ne sont pas reconnus comme des ennemis au sens juridique...mais comme des criminels.
Donc ce qui se passe actuellement est comme un retour au Moyen-Age
puis-je me permettre de vous demander ce que vous pensez de ce conflit ?
(sans vouloir revendiquer une quelconque partialité de ma part ! je ne veux pas entrer dans un débat, le terme "exterminer" était maladroit)
merci
Je ne peux pas approuver ces horreurs!
Je me sens assez proche de ce que dit Abdelwahab Medded hier dans le Monde...
Quant au Hamas..Faut-il vous dire ce que je pense du terrorisme? Je vous mets en ligne un texte de Isabelle Sommier, à mon avis la meilleure spécialiste. Enfin j'ai le même point de vue qu'elle. Rien d'étonnant car nous avons travaillé ensemble dans le même séminaire avec les mêmes lectures( Jacques Semelin, Michael Walzer, Todorov..;)
encore merci :)
je vais lire le texte de isabelle sommier.
Vous préparez IEP ?
en effet suite à la mutation de mes parents je me trouve en Israël depuis un an.
cela fait 8 ans que le H'amas lance des tirs de roquettes sur le sud du pays assassinant hommes, femmes et enfants innocents et se servant de la population gazouïte pour se protéger. Israêl n'a pas voulu tuer des innocents c'est pourquoi il n'est pas intervenu mais les tirs de roquettes s'intensifiant et mettant en danger toujours plus de monde israel n'a pas eu d'autres choix que de déclencher une opération. Malgré tout, et surtout malgré son droit à se défendre Israel ménage tous les jours un couloir humanitaire, pendant ces heures il laisse passer vivres et nourritures à la population gazouïtes et arrête les combats. pendant ce couloir humanitaire le hamas lui n'hésite pas à tirer des roquettes sur israel.
De plus, avant qu'israel ne lance des missiles il avertit les civils que le quartier va être bombardé le hamas empêche les civils d'évacuer. Celui passant outre ces ordre est assassiné et soufre le martyr.
Voilà quelle est aujourd'hui la situation. Depuis 8 a,s des gens souffrent cela ne pouvait plus durer, j'espère qu'israqel a fait le bon choix car malgré ce que je vis en Israêl je compatis avec la population gazouïtes.
j'espère que ces informations vous ont éclairées sur la situation en Israel.
ici, c'est vrai que l'on entend surtout le point de vue palestinien.
Il me semble toutefois que ces bombardements ont quelques soient leurs motifs, quelque chose d'inhumain -pour ceux qui les subissent...
Et puis c'est gentil de prévenir les gens, mais il paraît qu'ils n'ont pas tellement de possibilités de mettre à l' abri.
Vu la puissance de feu d'Israël , on ne peut s'empêcher de trouver leur réaction brutale, cruelle.
En tout cas, merci, et continuez de me corriger si vous le jugez nécessaire..
Concernant le conflit israelo-palestinien , rappelons que les EU se sont engagé a versé une aidé depuis 2008 de 30 milliards de dollars sur 10 ans. Alors on peut pensé que l'investiture d'Obama pourrait influencer les israéliens vers des accords mais je ne suis pas sur qu'Obama est une grande marje de manoeuvre...
De mon point de vue, Chomski n'est pas du tout une référence sérieuse...
Quand à l'aide que j'évoquais, c'est l'aide militaire américaine à l'Israel. Cependant on peut s'interroger quand au futur des relations Israelo-américaines car avec le départ de Bush, c'est aussi le départ d'un gouvernement, de lobbys, de personalités eco, int... très pro Israel, même si Obama a placé aux Hilary Clinton aux affaires étrangères qui tient une position assez orthodoxe sur la question. Cela dit, l'opinion américaine reste craintive des pays Arabes et les interets stratégiques et eco ne pousseront surement pas les EU à mettre en danger leur alliance avec Israel.
Enfin, ma connaissance de Chomsky est très médiocre mais le terme "serieux" au dépend de celui-ci me parait mal choisit car de ce que j'ai compris, ses opinions politiques mises a part (on peut les paratager ou non), ses recherches sur la linguistique sont reconnues comme fondamentales, ensuite sur ses opinions politiques, la question se rapporte au marxisme (même s'il dit s'en déttaché) et le refus du capitalisme, mais là, ce sont d'autres débâts.
A wolko, en lisant votre commentaire, je me suis demandé si vous ne l'aviez pas copier/coller sur l'équivalent de l'AFP isrélienne. Les tirs de roquettes... on a compris, le bouclier humain...ça aussi on a compris,les 3 heures de répits...ok. Après avoir fait du TF1 on peut se demander comment l'Israel à développer le Hamas contre l'ennemi d'hier, l'OLP. Comment la démonstration de force a pour but de réinventer le myhte de l'armée invincible, histoire de montrer à l'Iran et aux autres qui est le plus fort, on peut aussi se demander comment l'Israel peut se mettre au niveau d'un "partis" terroriste,etc. Enfin, on dépasse les 1000 morts dont 1/3 d'enfants, ça tient en trois mots, crimes de guerre.
Ps: je suis élève en terminale S et prépare le concours iep provinces, j'ai trouvé ce blog ajd et je suis aux anges de trouver enfin des ressources gratuites car l'égalité devant l'éducation parait être une expression vide de sens en cette démocratie. Alors merci Mme Hansen-love.
Ps': désolé des fautes d'aurtaugrafe d'avance.
Oui on peut être un bon linguiste (il le fut il y a 40 ans) et un piètre philosophe... Chomski est assez calamiteux sur le plan politique..
A bientôt sinon pour la préparation IEP
Alors, ce cher texte de Isabelle Sommier…
L’analyse sous tous ces angles du terrorisme ou de la « violence totale » est vraiment intéressante. Voici les grandes lignes que j’ai retenues…
Pourquoi le terme de « violence totale » ?
- « violence » pour l’atrocité des actions (attentats, guerres…)
« totale » car cette violence regroupe plusieurs individus autour d’un projet commun de « terreur » et « d’activisme idéologique ». Le parallèle est d’ailleurs fait avec le concept de « guerre totale » où le conflit mobilise tous les hommes, l’industrie, et l’économie d’une société (illustration parfaite avec 14-18).
La violence totale est d’abord caractérisée par le « principe de disjonction » entres les victimes directes des attentats, pour la plupart innocentes et civiles, et la cible étatique et/ou politique visée à travers la violence « aveugle » et les meurtres « arbitraires » subies par ces dernières. En ce sens, la violence totale se distingue du terme “terrorisme” qui comporte selon Sommier, un caractère moral disproportionné par rapport à la “barbarie” des violences perpétrées.
Les “groupes clandestins” et les liens avec les violences étatiques de leurs actions
les violences totales perpétrées par les groupes clandestins sont liées à la “désinstitutionnalisation” et à la “déformalisation” croissantes des violences étatiques, notamment observées au cours du 20è siècle (crimes contre l'humanité, massacres...). Plusieurs similtudes sont observables :
l'idéologisation de la violence
l'exaltation des héros de guerre
le meurtre arbitraire et la violence aveugle...
bref, autant de similitudes qui font que les violences étatiques peuvent se transposer au terrorisme.
Parmis les groupes clandestins, il se distinguent deux groupes : les groupes de religieux radicaux et les groupes de séculiers. Dans le 1er cas, la violence tient d'une motivation religieuse ou divine (“devoir divin”), et reste une fin. Dans le second, la motivation est d'ordre “politique” (enfin je crois, par exemple, les groupes terroristes d'extrème gauche tel la bande à Baader), et la violence est considérée comme un moyen. Ceci dit, certains groupes religieux ont aussi pour objectif, de par leurs actions, de désinciter à la mise en place d'une législation contraignant leur valeurs, ou leur principes qu'ils considèrent très souvent comme universels. Dans le cas des groupes religieux radicaux, la “foi religieuse”, et plus précisement la logique de “purrification” occupe une place très importante. Elle permet de nourir la conviction radicale et irrévocable des “kamikazes” au sujet du rôle “redempteur” du sacrifice de leur vie. Du fait du caractère irrationnel de ces violences aucune négociation n'est envisageable avec ces groupes religieux.
Les moyens utilisés par les groupes clandestins afin de répandre la terreur s'articulent sur trois registres : le registre technologique d'abord, avec le développement de nouvelles armes chimiques encore plus destructrices. Le registre “dramaturgique” ensuite, avec la “mise en scène” et la médiatisation des attaques (ils jouent là sur la vulnérabilité de l'opinion publique des sociétés démocratiques. L'exemple le plus récent est celui des attentats de Bombay en novembre 2008). Le registre “irrationel” enfin, de par le caractère “fanatique” de ces groupes, qui nourrit la détresse des plus susceptibles.
Le “kamikaze”
L'approche de I. Sommier vis à vis des victimes de ces attaques, c'est à dire les “kamikazes” me plaît. L'hypothèse comme quoi ces derniers seraient en manque de repères culturels ou sociaux et qui par conséquent, se réfugieraient dans la foi religieuse, est pertinente. Freud et Marx l'ont d'ailleurs bien démontrée que ce soit à travers la frustration socio-économique des classes dominées, ou à travers les désirs et les peurs inconscientes des hommes.
Ainsi, ils perçoivent leur propre sacrifice comme la consécration suprême de leur vie confiée à Dieu. D'où “l'humilité” qu'ils éprouvent face à leur mort, humilité qu'ils ont justement toujours recherché à travers un cadre socio-économique, mais qu'ils n'ont jamais véritablement trouvée pour diverses raisons.
Le “mimétisme”
Nombreuses sont en effet les similitudes entres les violences étatiques et la violence totale. Et on néglige trop souvent ce “mimétisme”, du moins dans l'opinion publique de nos sociétés. Je crois que la raison de cet oubli est liée à l'état de droit dont jouissent les Etats lorsqu'il font la guerre. Celle-ci légitime en effet leurs violences, du moins les rend plus “conventionnelles”. Par ailleurs, un Etat, reposant sur des instutions de droits, va pouvoir contrôler les médias et ainsi, lors d'une guerre asymétrique, stigmatiser la criminalité de son adversaire. On peut ici faire un parallèle avec le comportement d'Israel dans l'approche du conflit avec le Hamas. À l'inverse, les groupes clandestins seront considérés comme radicaux et terroristes car leurs violences ne reposent sur aucune institutions étatiques, mais sur de simples aspirations idéologiques.
mon avis : j'ai trouvé cet article très vrai. et n'étant initialement pas clairement conscient de ces réalités, je fus très satisfait. j'ai cru lire cette citation de Weber sur votre blog : "ce n'est parce que la réalité est ambigu que nos concepts doivent être confus". je crois que vous comprenez maintenant en quoi ce texte m'aura été utile...
PS : oui, je prépare le concours d'entrée à IEP Lyon.