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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 09:18

La guerre préserve les peuples de l'apathie  propre aux périodes de paix. Parce qu'elle   nous  délivre de la trivialité des préoccupations finies  ("déterminations finies" ) :



« La guerre, en tant que situation où l'on prend au sérieux la vanité des biens et des choses de ce monde, qui d'ordinaire a coutume d'être une fonction édifiante, est ainsi le moment en lequel l'idéalité du particulier (1  reçoit son droit et devient effectivité; - elle a la signification supérieure suivant laquelle, comme je l'ai annoncé ailleurs, elle conserve aussi bien la santé éthique des peuples en son indifférence vis-à-vis des déterminations finies [ ...] que le mouvement des vents préserve les mers de la putridité dans laquelle un calme durable les plongerait, comme le ferait pour les peuples une paix durable ou a fortiori une paix perpétuelle"

G.W.F. Hegel, Principes de la philosophie du droit (1821), § 324, PUF, 2003, p. 420.

C3)

 1)  Le particulier, ici  une communauté, un peuple particulièr.
 

 Nota bene : Cette idée est à rapprocher de la fameuse formule de Hegel :
 "Les peuples heureux n'ont pa d'histoire; les périodes de bonheur y sont des pages blanches" (La raison dans l'histoire)
 Et de la tirade d'Orson Welles dans Le troisième homme de Carol Reed:

 "L"Italie sous les Borgia a connu 30 ans de terreur, de meurtres,  de carnage...
 Ca  adonné Michel-Ange, de Vinci et la Renaissance.
 La Suisse a connu la fraternité, 500 ans de démocratie et de paix. Et ça a donné quoi?
 Le coucou"

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Published by laurence hansen-love - dans Préparation IEP (sciences-po)
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commentaires

Tietie007 03/07/2009 07:41

Très schmittien tout ça ...