Partager l'article ! La guerre (texte de Hegel) et tirade de Orson Welles: La guerre préserve les peuples de l'apathie propre aux périodes de paix. Parce ...
La guerre préserve les peuples de l'apathie propre aux périodes de paix. Parce qu'elle nous délivre de la trivialité des préoccupations finies ("déterminations finies" ) :
« La guerre, en tant que situation où l'on prend au sérieux la vanité des biens et des choses de ce monde, qui d'ordinaire a coutume d'être une fonction édifiante, est ainsi le moment en
lequel l'idéalité du particulier (1 reçoit son droit et devient effectivité; - elle a la signification supérieure suivant laquelle, comme je l'ai annoncé ailleurs, elle conserve aussi
bien la santé éthique des peuples en son indifférence vis-à-vis des déterminations finies [ ...] que le mouvement des vents préserve les mers de la putridité dans laquelle un calme durable les
plongerait, comme le ferait pour les peuples une paix durable ou a fortiori une paix perpétuelle"
G.W.F. Hegel, Principes de la philosophie du droit (1821), § 324, PUF, 2003, p. 420.
C3)
1) Le particulier, ici une communauté, un peuple particulièr.
Nota bene : Cette idée est à rapprocher de la fameuse formule de Hegel :
"Les peuples heureux n'ont pa d'histoire; les périodes de bonheur y sont des pages blanches" (La raison dans l'histoire)
Et de la tirade d'Orson Welles dans Le troisième homme de Carol Reed:
"L"Italie sous les Borgia a connu 30 ans de terreur, de meurtres, de carnage...
Ca adonné Michel-Ange, de Vinci et la Renaissance.
La Suisse a connu la fraternité, 500 ans de démocratie et de paix. Et ça a donné quoi?
Le coucou"