Samedi 2 mai 2009
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Ce sujet fait référence à un livre :
Le temps des victimes, de Caroline
Eliacheff et Daniel Souliez Larivière
Le sujet impliquait à mon sens
1) Faire un état des lieux,et montrer pourquoi nous suivons en cela le modèle américain, avec le règne du juridique et le folie des "psy" (tous azimuths).
2) Enoncer les différents aspects du problème; psychologiques (est-il sain d'adopter la posture de la victime), juridiques (jusqu'où doit-on aller dans la demande de réparations, notamment pour les
crimes passés (cf le débat sur l'esclavage) et enfin philosophiques: la question de la responsabilité, et éventuellement de son déni systématique ("c'est la faute des autorités", quoiqu'il
arrive)
3) Se demander quelle est la raison de cette dérive de nos sociétés (cf Pascal Bruckner,
Le sanglot de l'homme blanc lire
ici ) et à quelle problématique philosophique elle
renvoie.
Pour moi, il y a au moins trois questions:
- Une victime, cela implique-t-il nécessairement un coupable? (quid des catastrophes naturelles?). Autrefois on accusait les Dieux. Maintenant on a tendance à accuser l'Etat, qui a remplacé
le destin.
- Le dédommagement doit nécessairement être monnayé. C'est un des aspects de notre logique utilitariste. Mais quel est le dédommagement pour un viol, par exemple? Et quel est le prix de la vie
humaine?
- la compassion est-elle une composante décisive de la politique aujourd'hui? Si oui, est-ce une bonne chose?