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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 08:20
Vous trouverez ici une excellente fiche de lecture, ce qui ne vous dispense pas de le lire (en Classiques Hatier, pour son commentaire)

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Published by laurence hansen-love - dans Philosophie terminales
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commentaires

Romain 14/05/2009 20:00

Sceleratesses, pardonnez-moi encore: je tape en écoutant de la musique. La faute à Bach

Romain 14/05/2009 19:50

Personnelement, je trouve cette oeuvre grandiose. D'abord c'est le premier bouquin de philo ( stricto sensu) que j'ai lu, sans me demander si j'avais loupé la case "lire" du CP.( Il faut dire qu'avoir tenté Ainsi parlait Zarathoustra à 14 ans n'était pas une bien riche idée).Sans verser dans un proustisme gnan-gnan, Le Prince, marque qui sait s'écarter du préjugé machiavelique. On en fait souvent un espece de manuel de prise du pouvoir, ou démagogie, ruse, et autres sceleratries assoient l'autorité du dirigeant. En ce sens, on érige le bouquin en bible du politicien amoral. Machiavel passse alors dans l'imagerie stereotipo-folkorique comme un judas cornu. Tout d'abord, je doute que certaines personnalités politiques l'aient effectivemment lu. Je vois plutôt notre dictateur de poche feuilleter Closer. Ensuite ceux qui l'ont lu, s'ils s'arêtent à "gouverner c'est faire croire", peuvent sincèrement s'atteler à " la lecture avec Babar".Je ne pourrais développer, et je prend en gageure qui le prétend, d'éclairçir la pensée touffue de l'ouvrage. En tout cas un point m'apparait central: l'auteur était diplomate. On a donc affaire à un personnage jouant tout en finesse, et qui s'adresse ouvertement à Laurent de Médicis le Jeune.Il ne l'exorte pas à armer des millices pour massacrer à tout bout de champ et régner par la terreur, ni conseille de piller,... Il fait au contraire remarquer au Prince que, s'il a la possibilité de prendre le pouvoir par les armes (le lion), rien ne vaut la ruse (le renard). Or il met en lumière que la ruse pousse à l'approbation des citoyens, à une juste gestion des forces politiques,... Les chapitres de XIX à XIV l'explicitent bien. Mais bon, Machiavel ne releve pas non plus du satyagraha: il adule presque Borgia qui n'était pas vraiment un bisounours, s'il faut berner épisodiquement la populace pour se maintenir autant le faire,... N'oublions pas que l'Italie de la Renaissance, n'avait rien à voir avec la tendresse du sourire de la Joconde, d'ou la necessité de fixer un pouvoir fort pour garantir la protectin individuelle. En fait Le Prince est à mon sens, l'expression du pragmatisme politique, et non du "Machiavelisme" entendu.Ainsi j'amerais vous soumettre une question: Hobbes et Machiavel ne tendent-ils pas à un même but, à savoir la stabilité politique, à l'heure des guerres de religion, et des campagnes italiennes? Pour terminer j'aimerais désavouer Paul Claval, qui dans les mythes fondateurs des sciences soçiales, ecrit de Machiavel qu'il se trouvait dépassé par rapport à son temps compte tenu du déclenchement du processus d'étatisation antèrieur à la redaction du Prince. Soit, néanmoins que dire des fluctuations dans la structuration des pays? Par exemple la fragmentation balkanique?

merwan 11/05/2009 18:53

Je pense que vous avez raison, à vrai dire, le niveau de ma classe en philo n'étant pas terrible qu'elle utilise surement des moyens pour que tout le monde comprenne. En bref, ce qu'il faut que je retienne, c'est que chez Machiavel la morale et la politique sont distinctes, chez Hobbes, l'Etat est absolutiste et non despotique.Si j'ai le temps, pensez-vous que ça peut être bien de lire le discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité de Rousseau?

laurence hansen-love 11/05/2009 21:54


Oui, mais un peu difficile tout de même. Vous ne pouvez pas tout faire, Lisez pltôt la fiche de lecture sur le site de Haiier


merwan 10/05/2009 20:00

C'est à croire que mon cours est mauvais...

laurence hansen-love 10/05/2009 21:32


mais non, jamais je ne dirais cela.
 il y a parfois des raccourcis, des simplifications ( comme despotisme = absolutisme) . Ou bien peut-être votre prof simplifie pour que vous compreniez?


merwan 10/05/2009 11:57

Peut-on dire que Machiavel affirme que l'on peut utiliser des moyens immoraux seulement dans le cas où la fin est morale? Si on traduit par l'expression populaire "la fin (morale) justifie les moyens (immoraux)". (C'est de cette façon que c'est écrit dans mon cours) Sinon je pense plutôt avoir compris le livre que je trouve par ailleurs très "pédagogique", je trouve que Machiavel expose de façon très claire sa pensée, après, c'est très subjectif (par exemple j'ai du mal avec le style d'écriture de Hannah Arendt)

laurence hansen-love 10/05/2009 19:32


NOn ... je suis désolée de contredire votre cours;
 le but du Prince n'est pas moral.
Il est politique.
 Machiavel sépare la morale de la politique. la politique est a-morale.
 Donc on ne peut pas dire "la fin est morale".
 D'autant que la formule "des moyens immoraux sont justifiés par une fin morale" est radicalement immorale.
Car en morale on ne sépare pas les moyen et la fin. On ne va pas brutaliser quelqu'un par exemple pour lui faire adopter un comportement moral.
 Donc non, Machiavel ne préconise pas des moyens immoraux pour une fin morale. Mais il dit que en politique, on doit dans certains cas laisser la morale de côté...
 Dans Manent, vous lirez ça dans le premier chapitre (les séparations)