Jeudi 4 juin 2009
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14:36
J'ai aussi entendu hier soir Paul Virilio ("Ce soir ou jamais) nous parler du "progrès"..
Extraits:
"La terre est trop petite pour le progrès"
"Le progrès est un sacrifice consenti. Le progrès, c'est consentir à l'accélération de tout, y compris des catastrophes"
"Chaque jour apporte une nouvelle catastrophe" (crash, crise écologique, financière, épidémie)
Nous sommes passés de la démocratie de l'opinion à la démocratie de l'émotion.: "Le communisme des affects, devenu international, c' est encore une autre catastrophe, porteuse d'une menace de
fascisme d'une ampleur inédite"
"Le "tout tout de suite" n'est pas compatible avec la démocratie"
Je vais de ce pas acheter son dernier livre,
Le futurisme de l'instant.
En attendant je vous propose deux posts: le texte de Cournot sur le progrès et une fiche (rédigée par moi) sur Jonas.,
Les thèses de Virilio sont à rapprocher de celles de Heidegger, Jonas, Michel Henry (
La barbarie) , Jean-Pierre Dupuy (Pour un catastrophisme éclairé) et bien sûr Günther
Anders , cité ici dernièrement.
(Inutile de vous dire que ces problématiques intéressent les examinateurs de Sc. Po. Cf le sujet " Qu'est-ce qui s'éccélère dans l'histoire"?)