Nul ne le sait!
Mais je remarque qu'il n'est pas banal d'avoir un débat philosophique qui "s'invite" -comme on dit- dans une campagne électorale.
Car il s'agit bien de cela: la part de nature et la part de culture chez l'homme.
Dans la personnalité d'un homme, qu'est-ce qui vient des gènes (nature), qu'est-ce qui vient de l'environnement (culture)?
Problèmes insolubles car mal posés. Il est impossible de dissocier le naturel et le culturel puisque la nature (les gènes) ne vont se développer, s'exprimer en quelque sorte, que dans un contexte déterminé. Il est absurde d'isoler un noyau naturel car l'interaction est telle, (entre le naturel et le culturel), que la question n'a tout simplement pas de sens.

Mais il y a une autre question, celle de savoir jusqu'à quel point la maladie ou la perversité, peut- être soignée. Là on est bien obligé de postuler que toute personne est , sinon "libre", du moins amendable, ou en tout cas que son avenir est ouvert. Ajoutez à cela que l'on peut très bien affirmer à la fois que l'homme est déterminé (à la fois par sa nature et par son milieu) ET qu'il est libre (de faire ce qu'il désire, ou ce qu'il peut de ce donné). Il est ridicule d'opposer déterminisme et liberté!
Dernier pb: y a-t-il un rapport entre perversité et maladie mentale? Je ne sais pas. Vous pouvez lire à ce sujet le papier de
LIbé ce matin.La perversité de P. Vignoles
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