Jeudi 19 avril 2007
4
19
/04
/Avr
/2007
15:40
Révisions concours IEP 9-10 mai 2007
De l'éducation dans le gouvernement républicain
La vertu est le "principe"
de la république
(comme l'honneur est celui des monarchies, la crainte celui du despotisme). Or ce sont les pères qui transmettent la vertu à leurs enfants:
"C'est dans le gouvernement républicain que l'on a besoin de toute la puissance de l'éducation. La crainte des gouvernements despotiques naît d'elle-même parmi les menaces et les châtiments;
l'honneur des monarchies est favorisé par les passions, et les favorise a son tour: mais la vertu politique est un renoncement à soi-meme, qui est toujours une chose tres pénible.
On peut définir cette vertu, l'amour des lois et de la patrie. Cet amour, demandant une préférence continuelle de l'intéret public au sien propre, donne toutes les vertus particulières; elles ne
sont que cette préférence.
Cet amour est singulierement affecté aux démocraties. Dans elles seules, le gouvernement est confié a chaque citoyen. Or, le gouvernement est comme toutes les choses du monde: pour le
conserver, il faut l'aimer.
On n'a jamais ouï dire que les rois n'aimassent pas la monarchie, et que les despotes haïssent le despotisme. Tout dépend donc d'établir dans la république cet amour; et c'est à l'inspirer
que l'éducation doit etre attentive. Mais, pour que les enfants puissent l'avoir, il y a un moyen sur: c'est que les pères l'aient eux-memes.On est ordinairement le maître de donner à ses enfants
ses connaissances; on l'est encore plus de leur donner ses passions. Si cela n'arrive pas, c'est que ce qui a été fait dans la maison paternelle est détruit par les impressions du
dehors.
Ce n'est point le peuple naissent qui dégénere; il ne se perd que lorsque les hommes faits sont déja corrompus".
L'esprit des lois , Tome 1, Livre 4, cahpitre
5
Charles de Secondat, baron de La Breme et de Montesquieu,
"les pères" qui transmettent l'amour de la vertu peuvent ils ici faire référence aussi aux enseignants de l'ecole républicaine?
Mais ensuite on peut imaginer cela aussi... Sauf que une femme (une instit) ce n'est pas pareil qu'un homme...
est-ce un texte issu de l'oeuvre De l'esprit des Lois ? et comment s'apelle ce passage ?