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UN NATIONALISME SPORTIF ?
Article intéressant sur : http://membres.multimania.fr/duruti/dec98/sport.html.
" La philosophie qui veut que sport et politique ne se mélangent pas est spécieuse et hypocrite. Les exploits sportifs sont aujourd’hui utilisés comme étalon de la grandeur d’un pays. " - H. Adefope, ministre des Affaires étrangères du Nigéria
Quasimodo, n°1, 1996
32 pages, illustr., 35 F EPUISE
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Philippe Liotard,
Questions pour des champions
(Projet d'étude des symboliques sportives)
Frédéric Baillette,
Les arrières-pensées réactionnaires du sport
Slavko Mihajcek,
Le football comme vecteur de violence,
comme support de symbolique xénophobe
Gunter Gebauer,
Le nouveau nationalisme sportif
Ignacio Ramonet,
Passions nationales
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Frédéric Baillette et Philippe Liotard
avec la collaboration de
Marie-Victoire Louis et
Richard Montaignac
Sport et Virilisme,
Éditions Quasimodo&fils,1999
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L'Oeil électrique,154 pages, 70 F
Compte rendu, octobre 1999
« Il y a quelque chose de salubre à lire Sport et virilisme.
Les auteurs y pointent les codes et rites du tant célébré "esprit sportif", qui obéit en réalité à la morale la plus primaire, la plus fruste : le primat absolu du Masculin.
Le mâle donc, par ses exploits, exalte le culte de la force guerrière et y gagne implicitement en puissance sexuelle, tandis que la femme, objet de plaisir ou bobonne résignée, acclame le héros
auquel elle est soumise.
Caricatural ? Vous rirez jaune devant
le comportement détaillé du rôle joué par les femmes pendant la Coupe du Monde...
On voudrait croire à une exagération de la part des auteurs tant il est vrai que leur démarche est ouvertement féministe.
Hélas ! Il suffit, pour être convaincu, de découvrir les témoignages édifiants de femmes ayant appartenu à l'univers sportif. Les simples faits et paroles rapportés pèsent leur poids de sexisme
ordinaire et brutal.
Pressions psychologiques, droits de cuissage à peine déguisés : le tableau ne rend pas hommage aux héros...
Certains m'objecteront que ces pratiques ne sont pas exclusives ; bien sûr, nul ne conteste ce que le sport peut, aussi, générer de noble. Mais devant un tel phénomène de société, il est
urgent que des voix s'élèvent pour demander lucidité et vigilance. Or elles se font rares, celles qui osent déparer au consensus organisé pour les grandes manifestations sportives...
La réaction des auteurs à un tel silence critique rend leurs réflexions jubilatoires et indispensables. »
Delphine Descaves