Partager l'article ! A propos du succès d' "Intouchables": "Intouchables est ainsi une sorte de propagande voilée des politiques sociales de Nicolas Sarkozy".. ...
"Intouchables est ainsi une sorte de propagande voilée des politiques sociales de Nicolas Sarkozy"..
La suite ne va pas plaire à tous mes amis- visiteurs:
"Le succès du film montre à quel point la société française lui reste fidèle sur le fond et pourrait annoncer, mieux que d'autres enquêtes d'opinion, celui de l'actuel Président aux urnes de 2012" Marcela Jacub, Libé , ce matin, page XVIII
(évidemment j'abonde dans ce sens. Le précédent papier de M. Jacub , sur Polisse, dans le même ordre d'idées, était aussi éclairant!)
Oui, c'est intéressant bien qu'un peu confus sur la fin je trouve. Que veut-elle dire précisément par "Une morale qui rappelle la théorie de la panne des institutions éducatives pour apprendre aux pauvres la soumission à un monde devenu de plus en plus inégalitaire." Parle-t-elle de la volonté de détruire le système éducatif, de son impuissance ou bien de sa rigidité ? Si vous l'avez bien comprise, pouvez-vous expliciter un peu sa conclusion, s'il vous plait, car je ne la saisis pas totalement. Merci d'avance.
J'imagine qu'elle s'en prend aux défenseurs des institutions républicaines (type Finkielkraut) qui stigmatisent toujours l'esprit de rebellion d'une certaine jeunesse, et accusent donc l'école de ne pas leur apprendre asseez à aimer nos institutions, et à s'y soumettre de bon coeur , donc...
Je suppose que c'est ce qu'elle veut dire.. et que je n'avalise pas du tout pour ma part... Car je pense que A. Finkielkraut a raison de soutenir que le salut des jeunes défavorisés passe par l'école républicaine, malgré ses défauts, et non par son rejet..
Ne pensez vous pas qu'il y a un problème si ils n'acceptent pas l'école républicaine cependant? On ne s'oblige pas à être soumis c'est un non-sens! Les enfants des campagnes qui allaient à l'école de la fin du XIXème étaient tout aussi contraints, ce à quoi l'on peut ajouter qu'ils se privaient d'une journée de travail qui permettait de rendre la misère plus supportable, et qu'enfin ils n'avaient pas beaucoup plus d'espoir d'élevation que les jeunes des banlieues d'aujourd'hui (au mieux l'un prenait la place de l'instituteur et l'autre du prêtre local). Et pourtant l'école Républicaine , sans faire dans l'image d'Epinal, a été bien accueilli (les républicains qui faisaient jeu égal avec les monarchistes se sont installés dans le temps...), ce qui n'est pas le cas de l'école dans les banlieues dans une bonne parties des cas (sans géneraliser).
N'y a t'il pas un rêve Républicain à régenerer pour que les jeunes se "soumettent" à l'école républicaine? Un "rêve francais" pour reprendre l'expression de Hollande? Un rêve d'ascension sociale, au delà des inegalités ou du rascisme...
Les positions néo-conservatrices de Finkelkraut sont intéressantes mais insuffisantes à mon sens...
Le rêve français? je suis un peu sceptique ...