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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 21:51

Après avoir entendu Robert Badinter, E. Guigou, J. Lang ("il n'y a pas mort d'homme") etc.. je suis perplexe,et  j'essaye de comprendre, en toute bonne foi:

 Si DSK est innocent et "Ophelia" donc,  est coupable (elle est l' agent de ses ennemis).
Admettons.

 

 Reconstituons les faits:

 Il est dans sa suite; une femme se présente.

 Il est nu (?) . Elle le "séduit",  lui propose des relations sexuelles.

 (ou bien,  comme le suggère un de mes visiteurs, elle tente de le voler, et il l'en empêche, d'où les traces de bagarre).

 Ils ont une relation sexuelle ... fellation,  sodomie (selon les résultats de l'enquête, semble-t-il)

 

 Questions :  à quel moment DSK comprend-il qu'il s'agit d'un piège?

Pourquoi la jeune femme  a-t-elle refusé une  relation sexuelle complète, plus concluante dans l'hypothèse d'une machination pour l'accuser ensuite de  viol?

 

 Quoiqu'il en soit, DSK est l'agressé et elle est l'agresseur (thèse envisagée par R. Badinter, E. Guigou et tous ceux qui disent qu'il y a "deux vérités" (Badinter ce soir), que l'on ne sait pas qui  des deux est la victime).

 

 Dès lors , quand DSK comprend qu'il y a eu piège et qu'elle  s'apprête à l'accuser de viol et  va  le dénoncer.. que fait-il?
 Logiquement il va porter plainte et expliquer ce qui s'est passé ( "j'ai été agressé, piégé, je suis victime d'une machination").

 

 Au lieu de cela, il rentre en  France.
 Quelqu'un peut-il répondre pour moi à cette question.

Si DSK a été "piégé", "séduit", contre son gré, comme il s'y attendait si l'on  en croit ses prores dires, pourquoi n'a-t-il fait une déposition aussitôt auprès de la police new-yorkaise? S'il avait fait cela, il serait hors de cause aujourd'hui.

 

 Dernier point: s'il est innocent, pourquoi a-t-il dit  à ses avocats dans un premier temps qu'il n'était pas à l'hôtel au moment des faits (premier "alibi", ligne de défense abandonnée), si ce que j'ai lu est exact.

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Published by laurence hansen-love - dans Actualité
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commentaires

max 23/05/2011 00:04



Oui, tant que le procès n'est pas finit le terme victime présumé est le plus approprié. Outre les efforts de langage, le mot présumé change toute la conception que nous avons de la situation.



Serge Provost 22/05/2011 18:26







Terrible vérité ?


 Qu’entends-je par terrible vérité, me demande Laurence dans son commentaire ci-haut.
Réponse : la vérité d’un tribunal au criminel  n’a rien à voir avec le concept de vérité en philosophie (notamment au sens «d’adéquation entre le
discours et la réalité» — bon je vais trop vite…) 


Exemple ?  Le procès O. J. Simpson, dit «un des procès du siècle» (O.J. , vedette
de football accusé d’avoir tué sa femme et un de ses amis avec un couteau). Procès médiatique qui rappelle, par sa magnitude, l’affaire DSK.


On avait des preuves d’ADN et tutti quanti, puis, coup de théâtre, en pleine cour : O. J. Simpson tente d’enfiler les gants qui
auraient servi lors de l’attaque assassine et ils sont trop petits !


Son avocat sort alors la phase célèbre qui deviendra le clou du procès : « If it doesn't fit, you must
acquit. » (S’ils ne lui vont pas, vous devez acquitter.» Le même avocat, Johnnie L. Cochran, qui avait sorti du
trou juridique un certain Michael Jackson, en 1993, pour actes de pédophilie.


Terrible vérité… du procès. Lors d’un procès au criminel, on peut ne pas être innocent et être déclaré non coupable.


Est-ce qui arrivera à  DSK ? Mystère et boule gomme. 


 



laurence hansen-love 22/05/2011 22:33



Oui, je vois bien.
 Terrible...


 il y a ces fameux précédents..



Jacques Heurtault 21/05/2011 23:42



Le plus difficile dans cette affaire, c'est de se transposer dans le système "accusatoire" américain.


1. L'attorney de district (celui qui accuse, c'est à diren, chez nous, le procureur) est élu comme , chez nous on élit un député ... C'est déjà une phénoménale différence.


2. Cet "élu" a des comptes à rendre à ses électeurs ...pas à sa "hiérarchie" ...


3. Son boulot, c'est d'accuser, un point c'est tout ... Pas d'action à décharge. Donc, il charge, chargen charge encore.


4. Il doit retenir des "chefs d'inculpation", codifiés ... et "tarifés" (10 ans, 5 ans, encore 10 ans, etc ...)


5. Imaginons que l'accusé ait pénétré la personne, ait éjaculé en elle, lui ait fait des violences physiques telle une déchirure du vagin, etc ... et qu'une seule personne supplémentaire puisse
témoigner de cela  car ayant vu la scène ... C'est, ç coup sûr, "perpete" pour l'accusé. Nous n'y sommes pas du tout.


6. Aucune autre personne n'a assisté à la scène. On recherche des traces d'ADN, voire de sperme ... Il faudra que ces traces soient sur la personne. Sur la moquette, ça ne va compter (on a le
"droit" de se masturber dans sa chambre d'hôtel. Ce n'est pas très convenable"but it is not a crime, il is not a fellony" ...


Etc ...


Normalement, l'accusation va devoir geler ses chefs d'inculpation. Elle ne pourra pas en rajouter ultérieurement.


Puis la défense va chercher à les détruire un par un ... pour que n'en soit retenu aucun. Ce sera l'acquittement.


Si il en reste un, l'accusation va devoir obtenir un vote à l'unanimité des jurés. Si un seul fait défaut sous forme d'abstention, ce sera l'acquittement.


La procédure accusatoire à ses "avantages". elle a aussi ses inconvénients.


Il est hautement probable que pendant toute la période de mise en garde à vue, le prévenu (c'est le terme que l'on emploierait chez nous) s'est tu car on lui a dit "A compter de cet instant tout
ce que vous direz pourra être retenu contre vous."


Il faut accepter l'idée que l'intime convction du juge ne compte pas. Seule l'intime conviction de l'unanimité des jurés aura du poids. c'est toute la différence qu'il y a avec la procédure
"inquisitoire" ... où la Justice est supposée être sereine, pleine de bon sens, etc. On a vu ce que cela donnait avec une certaine Eva Joly qui avait décidé de devenir une militante de l'idée
qu'elle se faisait de ce que devrait être le droit ... Il y a donc du "pour" et du "contre" ...


On comprends pourquoi la police et la justice cherche à obtenir des aveux sur procès verbal.



laurence hansen-love 22/05/2011 22:16



Oui il y a du pour en du contre. Beaucoup aussi de contre: quand on sait que les accusés riches peuvent être acquittés envers et contre tout..


 En ce qui concerne les viols, il est rare qu'il ya ait des témoins. Doonc on est bien obligés d'apporter un certaitn crédit au témoignage de la victime supposée;



Tom 21/05/2011 16:39



Je suis tout aussi effaré par le rôle de l'argent dans ce système. Certes l fait de pouvoir inculper DSK est une bonne chose mais vu tout les autres aspets j'ai un peu du mal à encenser la
justice américaine...


@ Valdé: je n'avais pas envisagé votre version qui n'est pas absurde. Je reste incrédule, nier l'idée que cette femme puisse dire la verité me parait aberrant, mais beaucoup de zones d'ombres
deumeurent (et demureront?). Et pour la diatribe de Laurence ce n'était pas comme ça que je voyais les choses si il y a u complot: et si tout simplement cette jeune femme n'avait jamais rencontré
DSK, ou si oui sans qu'il y ait eu rapport sexuel, consenti ou non?



laurence hansen-love 21/05/2011 22:27



mais enfin je ne comprends pas Tom. Vous vivez sur une autre planète? Vous n'avez pas vu les chefs d'inculpation? Vous ne savez pas qu'ils ont le sperme, le sang , les griffures etc?



Serge Provost 21/05/2011 06:04






De l’importance du grand avocat


À propos des grands avocats embauchés par DSK, dont parle Laurence (vu l'enjeu, quelque peu impératif,
n'est-ce pas ?), il est une expression américaine du monde du droit «haut de gamme», un peu rude, certes, mais terrible de vérité, que je vous traduis : «Ces grands maîtres de Thémis
peuvent donner des ailes aux cochons.»...


 


Évidemment, ces mots, avez-vous compris, ne concernent en rien, en
rien, en rien (!!!) ni l'accusé, ni ses défenseurs ?


 


En droit criminel, tous les La Palice du milieu sont formels : «Un
seul doute raisonnable, rien qu’un, suffit.» Irons-nous jusque-là ? La femme de chambre, et ses proches se le demandent. On verra.


 


C'est dans ces moments décisifs que le grand plaideur, et sa dizaine de cracks juridiques entrent en jeu, grassement rémunéré, savant de la chose et des procédures, docteur des détails (le diable s’y
trouve), expérimenté en court live  et devant le
jury définitif, qui fait, tel un magicien, apparaître un aileron à l'animal de basse-cour. 


Puis, après tous les abracadabras, malaxés aux contradictions des témoignages et des faits troubles, quand
cela convainc, quand ça marche, quand on gagne : tout revient à la normale, pour l’accusé humilié.


Jamais comme avant. Évidemment. Mais jamais en pire. 


Et puis, tout le monde pense et passe à autre chose. 



laurence hansen-love 21/05/2011 19:56



Expliquez-moi "terrible de vérité". Je ne comprends pas bien.


 Un seul doute et l'inculpé est blanchi. C'est bien mais quel rapport avec la vérité?