Ca n'a pas grand'chose à voir, mais j'ai écouté l'émission de Raphaël Enthoven sur le bac philo ; il a demandé au professeur qui "faisait" la dissertation en direct s'il évoquerait le plan dans l'introduction. Le professeur a répondu que ce n'était pas nécessaire, si la problématique l'évoquait. Or la problématique doit recouvrir le problème, il est questionnement, et le plan, c'est en quelque sorte la réponse.
Qu'en pensez-vous? Dans une copie IEP, peut-on se contenter d'évoquer le plan?
Commentaire n°1 posté par Raphael le 14/06/2010 à 12h23
En fait, j'aurais dit la même chose, je le répète ans cesse. Une problématique indique un plan implicitement, en posant deux ou trois questions ariculées entre elles qui suggérent deux ou trois pistes de réflexion Voyez mes corrigés, voyez aussi les bonnes copies en ligne sur ce blog.
Oui, moi aussi je suis souvent tenté de faire ça (du fait de la manière dont je rédige); mais notre prof de philo nous a dit de ne jamais finir une intro sur un point d'interrogation. Cette injonction se discute, n'est-ce pas?
Commentaire n°2 posté par Raphael le 14/06/2010 à 19h09
De faire comment ? D'indiquer le plan? Ou de terminer pas une question?
Votre prof de philo veut vous faire comprndre qu'une problématique, ce n'est pas une question, mais une série d'interrogations ariculées entre elles qui indiquent implicitement un plan..
« Ne terminez jamais par un point d'interrogation, ça fait mauvais effet ». Je pense qu'il a voulu dire ne finissez jamais par la problématique, en effet...
Commentaire n°3 posté par Raphael le 15/06/2010 à 12h31
ah non, c'est la contraire exactement que je viens de vous dire!
Mais quand il dit ne terminez jamais pas un point d'interrogration, il fallait l'entendre au sens propre (ça j'en suis sur), c'est-à-dire ne pas terminer par le signe de ponctuation. Et je suis d'accord quand vous ditez qu'une problématique n'est pas une question, je l'ai bien compris! Ce qu'il a voulu nous inculquer c'est une question de style, ici une intro qui ne se finit pas par un point d'interrogation. Et donc ce que j'ai voulu dire juste avant c'est que le prof de philo nous a dit de ne jamais finir par une problématique brute, qui n'annonce pas implicitement de plan. Et quand je dis que je suis tenté de faire comme le professeur de l'émission de la radio de M. Enthoven, je voulais dire que je suis tenté d'indiquer le plan par une "problématique-faisceau", c'est-à-dire à mon sens une problématique qui annonce des pistes de réflexion qui seront suivies dans mon développement.
Commentaire n°4 posté par Raphael le 15/06/2010 à 13h00
:
Professeur de philosophie, à Paris. Directrice de collection chez Belin et chez Hatier et animatrice de www.cinechronique.com
Co-auteur de : Philosophie,anthologie (Belin) et Philosophie de A à Z (Hatier).
Auteur de : "Cours particulier de philosophie" et "La philo en dix leçons" (le webpédagogique)
Ca n'a pas grand'chose à voir, mais j'ai écouté l'émission de Raphaël Enthoven sur le bac philo ; il a demandé au professeur qui "faisait" la dissertation en direct s'il évoquerait le plan dans l'introduction. Le professeur a répondu que ce n'était pas nécessaire, si la problématique l'évoquait. Or la problématique doit recouvrir le problème, il est questionnement, et le plan, c'est en quelque sorte la réponse.
Qu'en pensez-vous? Dans une copie IEP, peut-on se contenter d'évoquer le plan?
En fait, j'aurais dit la même chose, je le répète ans cesse. Une problématique indique un plan implicitement, en posant deux ou trois questions ariculées entre elles qui suggérent deux ou trois pistes de réflexion Voyez mes corrigés, voyez aussi les bonnes copies en ligne sur ce blog.
Oui, moi aussi je suis souvent tenté de faire ça (du fait de la manière dont je rédige); mais notre prof de philo nous a dit de ne jamais finir une intro sur un point d'interrogation. Cette injonction se discute, n'est-ce pas?
De faire comment ? D'indiquer le plan? Ou de terminer pas une question?
Votre prof de philo veut vous faire comprndre qu'une problématique, ce n'est pas une question, mais une série d'interrogations ariculées entre elles qui indiquent implicitement un plan..
« Ne terminez jamais par un point d'interrogation, ça fait mauvais effet ». Je pense qu'il a voulu dire ne finissez jamais par la problématique, en effet...
ah non, c'est la contraire exactement que je viens de vous dire!
Une problématique CE N'EST PAS UNE QUESTION.
Mais quand il dit ne terminez jamais pas un point d'interrogration, il fallait l'entendre au sens propre (ça j'en suis sur), c'est-à-dire ne pas terminer par le signe de ponctuation.
Et je suis d'accord quand vous ditez qu'une problématique n'est pas une question, je l'ai bien compris! Ce qu'il a voulu nous inculquer c'est une question de style, ici une intro qui ne se finit pas par un point d'interrogation.
Et donc ce que j'ai voulu dire juste avant c'est que le prof de philo nous a dit de ne jamais finir par une problématique brute, qui n'annonce pas implicitement de plan. Et quand je dis que je suis tenté de faire comme le professeur de l'émission de la radio de M. Enthoven, je voulais dire que je suis tenté d'indiquer le plan par une "problématique-faisceau", c'est-à-dire à mon sens une problématique qui annonce des pistes de réflexion qui seront suivies dans mon développement.