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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 17:57

 

 

  " n'entendront jamais rien à aucune des deux"

 

Je reviens encore une fois avec ma citation de Rousseau.

En France, la morale importe peu. Seule compte la lutte des classes. Un homme d'Etat peut mentir tant qu'il veut (cf la double vie de Mitterrand) ou faire ce qu'il veut de sa "vie privée" pourvu qu'il assure .. le pouvoir d'achat, les 35H et la retraite à 60 ans.
 Nous avons les hommes politiques que nous méritons.
 Quant aux journalistes (à certains jounalistes), ils sont un peu  complaisants.
 Un peu de "common decency"  (à l'anglo-saxonne) serait bien venue. C'est le propos de Chritophe Deloire ce soir dans le Monde. A lire absolument.

 Il y a quelques jours Max me reprochait sur ce blog d'être "moraliste" (parce que je vantais l'intégrité  des écolos, je crois). Mais n'est-ce pas un peu normal pour une philosophe, qui plus est rousseauiste?  Tout se tient!

 

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/05/16/l-etrange-omerta-des-medias-sur-le-cas-dsk_1522552_3232.html

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Published by laurence hansen-love - dans Actualité
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commentaires

Mathilde 21/05/2011 01:17



(Réponse à votre réponse à mon premier commentaire)


En fait, je voulais écrire "grotesque", j'ai dû inconsciemment me censurer


Vous trouvez vraiment que le concept de "lutte des classes" resté "ancré" en France ?!? A la gauche du PS, et encore... Quel poids électoral ? 15% grand maximum.


Le PS ne parle plus de "lutte des classes". Encore moins les strauss-kahniens. Qui sont contre les 35h, les 60 ans et autres vieilleries que vous n'êtes pas tout à fait la seule à pourfendre.
Voilà pourquoi je trouvais votre billet "à côté de la plaque [censure]".


Le débat est clos sur cette page, donc je ne vais pas encore en rajouter mais sans dire qu'une politique doive se faire en faveur d'UNE classe, il me semble clair qu'il y a des antagonismes entre
groupes sociaux. C'est quelque chose que les écolos ont beaucoup de mal à admettre (je ne parle pas de vous mais des politiques). Et en période de crise, faire des compromis devient plus
difficile... (qui va payer ?)


Bonne continuation.



laurence hansen-love 21/05/2011 19:52



Selon Marx il y a des contradictions antagonistes et des contradictions non antagonistes.


A mon sens ; les  hommes poltiques doivent plutôt  postuler que les contradictions sont non antagonistes (ce qui signifie que l'on peut rechercher un bien commun)



Tom 18/05/2011 21:31



Je ne pense pas. Le capitalisme dénoncé par Marx est celui d'un patronat extrémement minoritaire tellement que leur intéret n'a qu'une importance minimesi l'on considère la société dans son
entier. Et comme pour Marx les autres classes sont amenés à péricliter par rapport au prolétariat...


Machiavel ce n'est pas exactement la morale la plus pure! Je suis plus d'accord avec vous que je ne le croyais...



laurence hansen-love 18/05/2011 22:15



Marx c'est n'importe quoi.


Vous connaissez la défintion du prolétaire?
 Moi je suis prolétaire


 C'est comme quant Arlette Laguillier parle des travailleurs. Je suis un travailleur. je ne fais que cela, travailler.


 je me suis levé ce matin à 6h et je suis toujours en train de travailler.


 encore que...


Entretenir ces débats, est-ce travailler?


 Vous avez vu Plantu ce soir?.. dur , dur..



Jeff 18/05/2011 07:37



Ah OK, si vous le dites. Il me semblait bien, pourtant, que dans l'idée de Marx, le prolétariat ne défendait pas son propre intérêt, mais l'intérêt géénral, en visant à l'abolition des classes
(donc bourgeoisie ET prolétariat, entre autres).


Par exemple, aujourd'hui, pour sortir du nucléaire (intérêt général), il va bien falloir combattre la classe "nucléocrate", non ?


 


 



laurence hansen-love 18/05/2011 11:40



OUi , il le faudra!


 Je ne dis pas que l'intérêt général coincide avec l'intérêt de tous. Je dis que idéalement les décisions poltiques doivent viser le bien commun.
 Quant à marx, quand il feignait de confondre l'intérêt du porlétarialt et celui du peuple entier, il se moquait du monde, purement et simplement. Le prolétariat est une partie, pas le tout.



max 17/05/2011 23:32



Il y a d'un côté la morale, le monde tel qu'il devrait être et de l'autre l'efficacité. La vie est le produit des deux. A la différence du philosophe, le politique agit, et ne peut par définition
pas agir de manière toujours morale. Un bon politicien est qui sait faire ce subtile mélange et faire avancer la société. Exemple : Obama. 
Un mauvais politicien est quelqu'un qui veut le pouvoir pour le pouvoir et ne recherche que l'efficacité électorale. Exemple : Bush II.
Un homme politique qui agirait de manière totalement morale ne pourrait gagner. (De même qu'un homme normal, ne peut survivre !) 



laurence hansen-love 18/05/2011 11:37



je ne lui demande pas d'agir de façon complètement morale (????)
 Mais simplement de suivre les conseils de Machiavel. Conduite irréprochable au moins en apparence ) et de Kant: tout ce qu'il fait doit pouvoir être publié (c'est le " principe de la
publicité") en tout cas si cela a la moindre incidence sur sa politique et sa vie publique . Par exemple un chef d'Etat ne doit pas se saoûler ni jeter l'argent par les fenêtres ni mentir 
pour des motifs qui ne relèvent pas de la raison d'Etat.



max 17/05/2011 23:19



Comment expliquez-vous être passé de marxiste à non-marxiste ?
Explication liée à l'âge ?
"La jeunesse attire les démagogues comme le miel attire les mouches" Malraux
(Être marxiste... ou pas! Sujet qui me passione !) 



laurence hansen-love 17/05/2011 23:37



C'est une très longue histoire. J'ai été très marquée par mai 68 et Daniel Cohn-Bendit. Ensuite à l' époque tout le monde ou presque était marxiste (Sartre, Althusser dont je suivais les
cours à Normal Sup).
Tous mes amis étaient marxistes.. ("tout anti-communiste est un chien" disait Sartre)


Ensuite je suis allée en URSS et j'ai tout de suite rencontré des dissidents et là j'ai ouvert les yeux. J'ai lu les dissidents  et Gide etc..


 Enfin j'ajoute que l'influence de Jankélévitch m'a libérée.... Cela dit j'étais une marxiste très très soft.  A l'époque (avant Prague) nous  défendions le PC italien, un
communisme à visage humain, détaché de l'URSS