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Bientôt nous vivrons 30 ans de plus.. Ca veut dire 60 ans de retraite (si comme vous le souhaitez tous cet âge légal reste fixé en France..) .. quel bonheur, 60 ans de farniente: le rêve (pour un français..). On pourra aussi s'occuper pleinement de nos arrières-arrières-arrières petits-enfants!
Lire Robert Solé :Le cinquième âge
Après le 4ème âge, le 5ème âge! Mais qui payera nos retraites? Aurons-nous une retraite assurée jusqu'à notre cinquième âge? Si l'on ne cotise pas plus longtemps, l'équation mathématique semble difficile à résoudre!! Comme disait Marx, le travail est accomplissement de soi, alors pourquoi les français sont-ils si récalcitrants au recul de l'âge du départ à la retraite? En tout cas, ce texte a de quoi relancer le débat sur les retraites!!
Le travail accomplissement de soi? Peut être, mais quel travail? Le travail est aussi sensé être un moyen de subsistence, que faire si il ne l'est plus, on devient dépndant d'aides (RSA), on se rend compte que l'interim et les boulots précaires ne sont pas temporaires, on se sent inutile, où est l'accomplissement? Et si on ne l'a pas choisi, si il n'est qu'un moyen comment refuser aux gens de profiter de l'argent amassé pendant la majeur partie de leur vie? Il y a 30/40 ans on pouvait peut être s'accomplir dans le travail même/voire surtout manuel mais aujourd'hui la solidaritée ouvrière a disparu nous sommes entré dans une ère de conccurence sauvage. Je ne nie pas qu'il y a problème je veux juste que les gens comprennent les réticences des baby-boomers. Oui l'équation est difficile à résoudre mais plutôt que de juste augmenter l'age de départ à la retraite (à cet âge les gens n'ont plus de boulot et si c'était le cas ils encombrerait le "marché" du travail) il faut remettre le systeme à plat et le modifier.
Le travail se présente pour Marx sous au moins deux formes:
- Une forme d'aliénation, quand le travail est imposé de l'extérieur (esclavage, servage, puis salariat -je serai tenté d'ajouter désormais "précaire"): " L’ancien possesseur d’argent marche devant, dans le rôle du capitaliste, le possesseur de force de travail le suit, dans celui de son ouvrier ; l’un a aux lèvres le sourire des gens importants et brûle d’ardeur affairiste, l’autre est craintif, rétif comme quelqu’un qui a porté sa propre peau au marché, et qui, maintenant, n’a plus rien à attendre … que le tannage"
- Le travail peut être aussi une libération quand il est auto-production de soi : " Que le travail soit travail attractif, auto-effectuation de l’individu, (...) ne signifie aucunement qu’il soit pur plaisir, pur amusement comme le pense Fourier avec ses conceptions naïves et ses visions de grisette. Des travaux effectivement libres, la composition d’une œuvre musicale par exemple, requièrent à la fois un sacré sérieux et l’effort le plus intense".
La composition d'une oeuvre musicale donc, comme exemple. Ce n'est pas le salariat précaire, désolé. Ce n'est pas le farniente: car encore faut-il avoir une oeuvre à porter dans sa vie.
Je ne parlais pas des métiers, des professions, tantôt aliénantes (pour beaucoup) , tantôt épanouissantes (pour une minorité).
Je parlais du travail.
Le travail est selon Marx ce qui produit la richesse. Comme pour J.S. Smith et Ricardo
http://www.sceren.fr/magphilo/philo06/smith.htm
oui mais de la richesse pour qui? je préfére laisser la réponse ouverte .....merci de vos différents avis