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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 17:26

Quelles réflexions ce dicton vous insire-t-il?

 Corrigé dans une semaine

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Published by laurence hansen-love - dans Philosophie
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commentaires

Mathis 06/05/2011 15:50



Re-bonjour,


 


Voici le devoir dont je vous ai parlé:


 


« L'ARGENT NE FAIT PAS LE BONHEUR »

Introduction:  Cette formule populaire porte un regard moralisateur sur le comportement des individus face à l'argent. Ce dernier n'apportant pas le bonheur,il convient donc de s'en
méfier,de s'en éloigné,de le rejeter. Ce regard vis-à-vis de l'argent n'est pas neuf:la Bible avertissait déjà les riches qu'il leur sera aussi difficile de rentrer au paradis « qu'à un
chameau de rentrer dans la chat d'un aiguille » .Aujourd'hui,la condamnation de la richesse est toujours forte. La  littérature et les séries télévisées plus récemment 
montrent  ainsi des familles riches malheureuses et des familles « pauvres » ayant une vie finalement agréable.
L'argent,réalité métallique,peut-il réellement avoir des effets mentaux et psychologiques?
Le paradoxe est réel: alors que nous vivons dans une société qui prône le profit et vante la richesse, le regard porté sur l'argent semble rempli de méfiance. Ce paradoxe semble pouvoir être
surmonté par une meilleure compréhension de l'essence même de l'argent.



I)Cette réflexion étonne car l'argent est valorisé par notre société.


.1)L'argent semble indispensable au bien-être

A première vue,il semble difficile de comprendre pourquoi l'argent ne fait pas le bonheur: le fait est que pour bien vivre,mieux vaut être riche que pauvre. A la fin de la Seconde Guerre
Mondiale, dans les sociétés européennes dévastées par la guerre, la mise en place d'un État-Providence (Welfare State)fût une priorité. L'objectif est d'améliorer le niveau de vie générale des
populations à travers une hausse générale des revenus. L'avènement d'une société de consommation fût perçue à l'époque comme un progrès,ce qui semble difficile de contredire: l'espérance de vie
s'est considérablement allongée,la hausse des revenus permit une diversification des dépenses. Aujourd'hui,une part bien moins importante des revenus est consacrée aux dépenses vitales,comme
l'alimentation,au détriment d'autres dépenses comme les loisirs. Ainsi, consommations est aujourd'hui synonyme de bien-être:on mange plus et mieux,on s'habille mieux. De nombreuses perspectives
sont offertes et les voyages à travers le monde ne sont plus un luxe réservée à une certaine élite. Or,l'argent est la source de ce progrès:on consomme plus car les revenus sont en hausse. La
consommation occupe également un rôle social,démontré en creux par les phénomènes d'exclusion bancaire. La bancarisation est un phénomène important dans les sociétés occidentales. La consommation
suppose donc un usage de la monnaie "scripturale",également appelée monnaie dématérialisée. Or,cet usage est difficile pour les pauvres,considérés comme des mauvais clients par les banques. Dès
lors, les pauvres se trouvent en marge de la consommation,et donc du reste de la société. Certains adoptent en effet des stratégies de retrait de la société,pour ne pas avoir  vivre des
expériences douloureuses comme le refus de leur carte bleue à la caisse du supermarché



2)L'argent a un rôle libérateur

L"argent est un moyen de communication universel,et entraine de nouvelles libertés:avec de l'argent, un acheteur peut s'acheter de qui il veut ce qu'il veut,quand il veut et où il veut. Il existe
un pouvoir désaliénant des relations monétaires. Ce thème est développé par Georges Simmel dans la Philosophie de l'Argent. L'argent, étranger à l'individu, libère ce dernier. Il substitue à une
dépendance personnelle une dépendance chosale. Dans un système reposant sur le don et le contre-don,la dépendance mutuelle ne prend jamais fin,car il est impossible de considérer une dette
comment définitivement payé. Dans un système monétaire,en revanche,un échange est considéré comme terminé lorsque le vendeur a fourni le service demandé et que l'acheteur a payé. L'argent a donc
un véritable rôle libérateur sur les individus. L'argent permet donc de garder un contrôle sur la vie,ce qui n'était pas le cas,par exemple, avec les corporations,qui prenait le contrôle de la
totalité de l'être des individus.



En améliorant les niveaux de vie, en intégrant l'individu dans la société et en le libérant,l'argent contribue indiscutablement au bonheur des individus. Toutefois, l'argent peut également être
source d'oppression et de malheur pour les individus.


II)Le « côté obscur » de l'argent


1)Les pathologies monétaires

L'argent peut être à l'origine de comportement dévient, ce qui représente dès lors un e menace pour les individus victimes de ces déviances. Dans son ouvrage, Simmel distingue 4 pathologies
monétaires:l'avare,le prodigue,le cynique et le blasé. L'avare et le prodigue accordent une place centrale à  l'argent dans leur vies =,ils ne vivent que pour lui:l'avare le conserve tandis
que le prodigue le dépense. Le cynique et le blasé sont eux plus caractéristiques de notre modernité,car ils utilisent l'argent pour remettre en cause les systèmes de valeurs. Le cynique prend
^plaisir à les détruire alors que le blasé,lui est étranger à toute notion de valeur. Pour ces malades « monétaires »,aucun bonheur possible:l'argent vampirise leur vie. Puisqu'avec
l'argent tout se vaut,alors plus rien ne vaut. Dès lors,rien ne se différencie Quel différence alors entre le malheur et le bonheur?

2)L'argent oppresseur

L'argent peut parfois exercer une véritable oppression sur la vie des individus. La figure de l'avare permet d'illustrer cela. Karl Marx a ainsi renouvelé la condamnation religieuse du
mammonisme. Comment expliquer l'avarice?Selon Marx,cela s'explique par l'insatiabilité du désir d'argent. L'argent possède la qualité de tout acheter et de s'approprier tous les objets. En effet,
le goût de posséder existe sans l'argent et semble naturel. Mais la soif de s'enrichir est autre chose que la soif de richesses particulières (bijoux,vêtements,voitures).La soif de s'enrichir a
donc un objet dont il est impossible de posséder la totalité. C'est une soif insatiable. Les sociétés capitalistes divinise l'argent de manière particulièrement importante. L'argent étant
simultanément supérieur et extérieur à l'homme,il permet l'aliénation des individus,c'est-à-dire « la domination de la chose étrangère sur l'homme ».La vie de l'homme dans une société
capitaliste est rythmée par l'argent:l'ouvrier vend sa force de travail pour obtenir un salaire lui permettant de survivre,alors que le capitaliste investit son argent dans du capital dans
l'objectif de réaliser un profit encore plus important. Le schéma « traditionnel »M-A-M'(vendre de la marchandise contre de l'argent pour obtenir plus de marchandise) se transforme
A-M-A'(investir de l'argent dans de la marchandise pour obtenir plus d'argent).Dans la société capitaliste,l'argent devient donc la base de la vie humaine.

Ces malheurs ne semblent pas venir de l'argent en lui-même, mais d'une mauvaise perception qu'en ont les individus.

III)L'argent, un outil condamné

1)L'argent est avant tout un instrument d'échange

D'où vient l'argent?Ce dernier n'a en effet pas toujours existé,et de nombreuses sociétés vivent sans argent,comme les sociétés traditionnelles ou préhistoriques .Adam Smith,dans son ouvrage A la
recherche de la source de la richesse parmi les nations reprend la tradition aristotélicienne par son explication de l'apparition de l'argent. Les sociétés sans argent sont basées sur le troc ou
l'échange. Or,dans ce cas,que faire si un boulanger souhaite échanger son  pain avec un brasseur ou un boucher sans avoir besoin de bière ou de pain?La solution trouvée fut la création d'une
marchandise tierce qui convienne à tout le monde. Ce rôle de tiers dans l'échange fut d'abord joué par certaine denrées puis par des métaux. L'argent a donc été inventé selon la nécessité de
l'échange. Les économistes libéraux,au premier rang desquels Jean-Baptiste Say, on alors développés la théorie de la monnaie-voile:l'argent n'est qu'un v



laurence hansen-love 06/05/2011 21:54



"De s'en éloigner"; attention à l'orthographe...


"Comportement déviant..."


 Il faudrait distinguer la cupidité (vouloir acquerir toujours plus) et l'avarice ne pas vouloir dépenser)


 Il manque la fin de votre devoir , mais je l'ai lue dans votre courrier.
 C'est bien dans l'ensemble (clair, pertinent) , à ceci près: votre 3 ième partie constitue   un rappel de thèses  qui sont présentées comme étant indépendantes de votre
propre raisonnement: elles sont un peu plaquées.


Il faut toujours essayer de fournir un plan correpondant à une approche inventée par vous  en quelque sorte.


 Vous verrez  toutefois que mon corrigé est proche de votre plan. Je commence comme vous par monter que l'argent contribue au bonheur, puis  je montre pouquoi et  en quoi
 il est toxique, théoriquement puis pratiquement.


 



Jean Vaysse 04/05/2011 14:00



Intéressant... Pour la "recherche d'idées" je serais peut-être parti sur l'argent, un moyen, le bonheur, une fin. Puis éventail des moyens, diversité des fins. Puis questions sur les cas limites
: le bonheur sans CE moyen ; l'argent comme fin (avarice)... Pour le plan, je ne sais pas.



laurence hansen-love 04/05/2011 21:46



Cela semble se tenir...



Cordroch J F 04/05/2011 11:29



L'homme croit qu'en possédant de l'argent ,il n'aura plus de soucis à se faire quant à son avenir .Autrement dit ,l'argent est devenu pour l'homme le substitut à son incapacité à vivre pleinement
l'instant présent ,à se laisser aller aux émotions et sensations et autres stimulations que procurent naturellement la satisfaction spontanée des besoins vitaux ,qui seules permettent ,en
accaparant totalement le corps et l'esprit de l'individu de lui faire "oublier " de penser et de préconcevoir le futur.


Le véritable bonheur serait donc dans la capacité d'insouciance , de trouver dans l'instant suffisamment de stimulations existentielles .La question est : Qu'est-ce qui empêche l'homme de
vivre pleinement l'instant présent ,et qui l'oblige donc à se soucier du futur, sachant que c'est le manque de présent qui engendre le futur ? La réponse est toujours la même : Le
manque de liens fondamentaux avec la nature .Ce qui entraine une autre question :Est-ce la capacité du cerveau humain à imaginer et préconcevoir qui est à l'origine de la séparation homme-nature
(pertes des liens fondamentaux) ou : Est-ce le fait d'avoir perdu ces liens qui a amené l'homme à faire appel à son imagination et sa capacité de préconception afin de se protéger d'une réalité
présente de laquelle il s 'est retrouvé séparé ?


Autre question que ,suite aux deux précédentes ,on est amené à se poser : Dans quelles circontances et quand ,l'homme aurait-il perdu ces liens fondamentaux ayant entrainé la nécéssité de prendre
la voie de ce qui allait amené l'homme à la civilisation actuelle? Et y avait -il une autre possibilité , une autre voie moins suicidaire à emprunter ?


Comme quoi la question : L'argent fait -il le bonheur peut nous faire remonter le temps ,jusqu'à l'aube de l'humanité .



Cordroch J F 04/05/2011 09:43



L'argent peut faire le bonheur de certaines personnes en manquant cruellement ,ne serait-ce que pour élever correctement leurs enfants .Par contre il fait le malheur de l'humanité lorsqu'il
devient son ultime sens existentiel .


Le véritable bonheur que peut apporter l'argent est dans son partage , et non dans son accumulation .Mais on touche là toute la problèmatique humaine , car ne peut partager ,offrir gratuitement
,que la personne possédant la chose la plus précieuse au monde ,qui est le pouvoir de renouvellement permanent de l'énergie vitale ,exigeant pour se faire , l'existence de liens fondamentaux
avec son enfance , son origine ,par lesquels se transmet à l'homme le processus naturel de vie .Or ,la civilisation résultant de l'application d'idéologies ,consiste à empêcher ces liens de
se constituer , afin d'y substituer une éducation rationnelle dans le but de rendre l'homme plus autonome ,plus libre ,en ne dépendant plus de la nature pour la satisfaction de ses besoins vitaux
.Je rabache , mais je le fais intentionnellement , car c'est là que se trouve la clé du problème .



max 03/05/2011 16:10



Un peu plat comme réponse, et difficilement problématisable... Oui mais non. L'argent fait le bonheur, qu'est-ce qu'une vie sans argent ? Mais l'argent, ne fait pas TOUT le bonheur...



laurence hansen-love 03/05/2011 21:21



c'est ce que je dis dans mon corrigé